( 20 septembre, 2018 )

A chaque arbre son fruit…

« L’arbre est connu par ses fruits, non par ses racines », dit un proverbe. Au propre comme au figuré.

Restons-en au propre un instant.

En ce mois de septembre, cueillons, cueillons pêches, pommes et poires. Récoltons châtaignes, noisettes et noix.

Vous savez que beaucoup d’arbres portent des fruits, comestibles ou non. Mais connaissez-vous leurs noms ? En voici quelques-uns qui jonchent nos chemins et routes en ce moment.

 

Photos wikipédia

Photos wikipédia

Ainsi, que porte le hêtre ? Bingo. Vous avez dit faînes. La faîne, c’est cette minuscule amande enfermée dans sa cupule, qui en sort dès que mûre. A petite dose, elle est comestible aux humains et régale plus souvent écureuils, blaireaux, sangliers et oiseaux.

samares du frêneEt le frêne ? Son fruit est la samare, un akène (fruit sec non déhiscent, qui n’éclate pas), tels le gland ou la faîne. Un fruit lui aussi apprécié des écureuils et oiseaux, comestible pour les humains, les Anglais les consommant comme les câpres ou cornichons.

glandQuant au chêne, inutile de nommer ce gland dont les animaux qui s’en nourrissent exclusivement sont des balanophages (le cochon sauvage, le sanglier et autrefois les Egyptiens et des peuples nomades dont c’était l’aliment de base pendant la saison).

A suivre…

 

 

( 18 septembre, 2018 )

La vie est un grand jeu

 

Photo wikipédia

Photo wikipédia

La vie est un grand jeu, éventail de possibles.

Jeu du hasard de naître en cocon bienveillant,

Avec parents aimants ou famille terrible,

Tel un pauvre gavroche jeté dès que naissant.

 

Un jeu de memory aux règles éphémères,

Car sans arrêt changeantes à qui veut les savoir.

Jeu de colin maillard, les yeux pleins de chimères,

Les bras toujours tendus afin de ne pas choir.

 

Un jeu du quitte ou double avec le partenaire,

Hasard de loterie, la chance de l’été ?

Amère comédie ou manège enchanté ?

 

Un jeu de l’élastique, aujourd’hui comme hier,

Avec rebondissements, un passe-temps de hasards

Et ses multiples choix, avant le grand départ !

 

Nellie, mardi 18 septembre 2018, à midi

( 13 septembre, 2018 )

Bizarreries de vocabulaire. Merci Joo !

lever« Maintenant vous ascendez vos bras au-dessus de votre tête », nous a dit ce matin Joo, notre charmant et très compétent professeur de yoga-Qi-Gong, récemment arrivé d’Angleterre et qui a très vite dû s’immerger dans la langue française.

Un quart de seconde d’étonnement et oui, bien sûr ! Oh, ce verbe que j’oyais pour la première fois et dont j’ai aussitôt saisi le sens, tant il est évident. Vous aussi, n’est-ce pas ? 

Ascendre-descendre

Sitôt revenue à la maison, j’ai saisi le Littré en 5 volumes et rien de rien à ascendre. Bien sûr, ascendant, ascendance, ascenseur, ascension, ascensionnel, ascensionniste (qui fait une ascension en montagne).

Tous ces mots opposés à descendant, descendance, descensionnel et même descenseur. Eh oui, un descenseur, c’est un objet propre à descendre des objets ou des personnes. Peu usité de nos jours il me semble !

Prenons l’ascenseur pour joindre le 7e étage et le descenseur pour gagner le rez-de-chaussée !! Pourquoi pas !

Photo you tube

Photo you tube

Et l’opposé à descente, serait-ce ascente ? Pas de traces de ce mot.

Les Britanniques seraient-ils plus conservateurs que nous grâce au vocabulaire apporté par Guillaume Le Conquérant il y a bientôt deux mille ans, emprunté au latin ascendere, descendere ?

Comme j’aime beaucoup le yoga et le professeur qui l’enseigne, je retournerai bien volontiers jeudi prochain pour ascendre mes bras au-dessus de ma tête !

Merci, Joo pour la résurrection de ce mot quasi perdu et que désormais j’utiliserai chaque fois que j’en aurai l’occasion. Une mort évitée et tant mieux ! 

 

 

( 6 septembre, 2018 )

Mon cloître de verdure (revu et enrichi)

Oui, il s’agit toujours du même cloître de verdure et de la même nonne en robe légère de coton, chaussée de sandales de rosée dans le petit matin, chapeautée d’un bibi anti-soleil aux heures chaudes du jour et revêtue d’une petite laine le soleil couchant venu. 

J’ai juste amélioré le texte paru il y a un ou deux ans sur le blog, venant ce jour de l’envoyer pour parution dans une revue (d’un ami d’une amie) à très faible tirage.

Alors si le cœur vous en dit, revenez faire une balade avec moi dans cet endroit à la limite des mondes mystique et profane. 

              

                                   

         Mon cloître de verdure

 

détail du mandala (1)J’aime arpenter mon cloître de verdure, chaque jour sans faillir, telle une pieuse nonne fidèle à déesse Nature. Mes pas y sont tracés ainsi que ceux des chiens. Nous suivons d’ordinaire le sentier imprimé par nos allées et venues, au fil des jours, comme par habitude ou bien facilité car, excepté l’hiver, l’herbe y est drue et haute, la rosée généreuse, la quiétude assurée.

 

Du vaste champ il est l’imposante bordure, quadrilatère convexe aux contours réguliers, longeant d’autres prairies, bordé, à l’occident, d’une petite route. Non pas une autoroute, juste une vicinale où le trafic est rare, à part quelques tracteurs aux remorques bondées de fumier, foin ou paille.

 

En guise de colonnes, j’y ai planté des arbres et plante encore, chaque hiver, deux ou trois rejetons qui traînaient au jardin. Avec le temps, chênes, frênes et merisiers, charmilles et noisetiers, châtaigniers, marronniers,  touffes dissuasives d’ajoncs et de ronciers lui font un paravent tout bourdonnant d’insectes et d’oiseaux. Un mélèze helvète y pousse allègrement, souvenir d’escapade au pays des enfants expatriés.   Renard et blaireau en franchissent nuitamment la clôture, laissant traces d’odeurs inspectées par les chiens.mandala-2-o-300x234

 

J’aime arpenter mon cloître de verdure et, pourquoi pas, de temps en temps, quand les nuits de l’été deviennent suffocantes, y pratiquer aux matines mon action de grâces parmi les ombres de la nuit, veillée par dame Lune et la chouette effraie au travail à cette heure.

 

Mon cloître de verdure, c’est mon monde tranquille, bien à l’abri du mal, de la guerre et des sots. J’y trouve incessamment la paix, la joie et la quiétude. Mes amis chiens aussi. Brebis et poules y vaquent à leurs occupations. Dix génisses viendront y passer un été, broutant paisiblement le riche pâturage.

Sur le talus oriental, une douzaine de sapins croissent élégamment, symboles des Noëls de naguère. Car les enfants ont depuis fort longtemps déserté le cocon. Mais les confères sont là, évoquant le mystère de la Crèche et ces matins des étrennes aux paquets avidement ouverts.

 Mandala 1

Je n’oublie pas non plus qu’en cet endroit de doux délices y dorment à jamais mes petits êtres aimés, tous mes chiens disparus, vieilles brebis et chèvres, poules et oie ainsi que le grand jars mutilé d’une patte. Y dort également, sous le grand chêne du mitan, celui planté par l’oncle Jules qui mourut à la guerre, Tempo, l’adoré Labrador de ma copine Mo. Pour tous ces êtres chers, tel un Ave Maria, Requiem, Te deum ou In Paradisum, j’ai dessiné ce mandala sous un chêne abrité. Qu’ils reposent en paix, ces doux êtres chéris !

 Le mandala (cercle de 2m  de diamètre environ) du haut du champ confectionné avec des pierres de Montmartin sur mer, bien arrondies , aux formes sculptées par la mer (pourtant à trois kms du champ dans lequel je les ai trouvées). Preuve probable que la mer baignait ce champ autrefois.)

Le mandala (cercle de 2 mètres de diamètre environ) du haut du champ confectionné avec des pierres de Montmartin sur mer, bien arrondies, aux formes sculptées par la mer (pourtant à trois kilomètres du champ dans lequel je les ai trouvées). Preuve probable que la mer baignait ce champ autrefois.)

 

Mon rêve le plus fou, c’est d’y dormir un jour et pour l’éternité. Mes cendres rejoindront ce grand havre quiet jusqu’à la fin des temps. Non pressée d’y aller cependant car, même si de la paix l’assurance est gagnée, qui dit que je pourrai alors encore humer le frais parfum des fleurs du pommier ou poirier, écouter hululer le chat-huant sur l’arbre ou bien sentir la fraîche pluie sur mon visage réjoui.

Nellie Duval, La Mauvillière. Modifié le 5 septembre 2018

( 4 septembre, 2018 )

Château de sable, hutte de paille

 

Epilobe

Fragile comme les pétales de l’épilobe

 

Le bonheur est un compagnon fragile

Qu’il faut apprivoiser avec dextérité,  

Tel un château de sable modelé,

Bâti jour après jour au bord d’une île.

 

Créée avec la tendresse des doigts,

Sous l’ardente lumière estivale,

L’éphémère forteresse royale,

Née de l’union de deux cœurs en émoi,

 

Va-t-elle pouvoir préserver ses murailles

Contre les éléments perturbateurs

Prêts à tuer la cité du bonheur,

A l’engloutir entière, vaille que vaille ?

 

Avec le poète je dis : « Rêver,

C’est le bonheur, attendre, c’est la vie. »

L’attente a ses plaisirs, flamme d’une bougie,

Vacillante parfois, que je ne veux souffler.

 

Nellie, La Mauvillière, 11h du matin, le 4 septembre 2018

( 1 septembre, 2018 )

Déhiscant, ce marron d’Inde ?

wikip      wikip      wikip

En ce moment roulent sur l’asphalte de gros cailloux (mar en ligure, parler italien du sud, signifie caillou) végétaux quasi ronds, marron qui font pester cyclistes et motocyclistes risquant de chuter de leur engin.

Oui, il s’agit des marrons, fruits du marronnier d’Inde qu’on dit déhiscants puisqu’ils s’ouvrent spontanément à maturité, quittant leur enveloppe bogue. Mon vieux lexique latin français indique que le verbe dehiscere signifie s’entrouvrir.

Chic alors ! Un mot nouveau à notre vocabulaire ! Dur, dur de le placer dans une conversation, il est vrai.

Dialogue entre deux marrons :

« -Hier, ma bogue m’a déhiscé. Et toi, qu’attends-tu ?

   -Seules deux de mes fentes sur trois sont ouvertes. Ça devrait être pour demain ! »

Aesculus_hippocastanum_fruit

Trois valves s’ouvrent pour laisser sortir le fruit.

Venu d’Inde, cet arbre ?

Non, il n’en est rien. Un peu façon Christophe Colomb et ses Indes américaines !

L’arbre robuste qui a dû survivre à la glaciation du côté des Balkans (merci wikipédia) a probablement été introduit à Constantinople en 1557. Un ambassadeur en aurait  glissé un fruit dans la poche d’un autre ambassadeur et, de nonce en légat, le tour était joué jusqu’à Paris, la graine prête à germer plantée à l’hôtel Soubise en 1612.

Sa famille ? Les Hippocastanaceae. Y aurait-il du cheval là-dedans ? Dans le langage populaire, l’arbre est aussi nommé faux châtaignier ou châtaignier de cheval. Parce que ces équidés pouvaient en manger, sans excès cependant car très astringent. Gare aux brûlures entre leur sphincter et pylore !!!

feuille marronnier

Pas possible de confondre une feuille de marronnier avec une autre du châtaignier !

feuille châtaignier

Feuille de châtaignier

 

Mais alors pourquoi la châtaigne est-elle si souvent appelée marron mais jamais l’inverse ?

« Chauds, chauds, les marrons, chauds….. »

Probablement car le marron-châtaigne, plus gros et charnu, plus délicieux aussi, utilisé par les confiseurs, possède une seule amande qui ne s’écrase pas à la cuisson alors que notre châtaigne commune en possède trois, habillées de leur peau amère.

Gare aux confiseurs fraudeurs qui confondraient les deux marrons. Ils ne tireraient plus les marrons de leur feu mais deviendraient les marrons de cette farce !!!

Notons cependant que notre cher marron d’Inde, si indigeste voire vomitif, rend de précieux services à la médecine puisque ses graines sont utilisées pour l’insuffisance veineuse…. Mais ce serait une autre histoire….

A marron mauvais bonne châtaigne !!!!!!

( 27 août, 2018 )

Si chère Benoîte !

Vous êtes légèrement morose ? Le soleil estival vous manque ? L’approche de l’automne et de ses désagréments nous guette ? Que faire pour sourire en cet instant précis ? 

J’ai trouvé le remède, certes éphémère mais si bienfaisant, à tous ces petits maux.  Des larmes de rire ne peuvent que couler à flots sur vos joues, déclenchant ce lâcher des zygomatiques, nerfs, plexus, décoinçant mâchoires et tensions de toutes sortes, peut-être même vous offrant, en lieu de la pilule à dormir ce soir, une merveilleuse tasse-infusion de sommeil.

Photo Femme magazine

Photo Femme magazine

 

Eh bien, j’y arrive ! Non, je n’ai pas le don de vous apporter cette détente sauf par l’entremise de Benoîte Groult (1920-2016), merveilleuse écrivaine dont je fais en ce moment une cure de livres. Et je me délecte. Excellentissimes passages à propos de la vieillesse en particulier, dans laquelle elle est entrée et dont elle se rit élégamment. Car « Le problème, c’est que pour écrire valablement sur la vieillesse, il faut être entré en vieillesse…. »

Photo Nouvel Obs

Photo Nouvel Obs. Benoîte, Mitterand et Paul Guimard, son mari

 

« Que se passerait-il si je faisais encore l’amour avec Adrien ? Il enlèverait ses prothèses dentaires et ne pourrait plus me mordre. J’enlèverais mes prothèses auditives et ne pourrais plus entendre ses mots d’amour (si on les garde, ça siffle quand on vous prend la tête entre les mains. Si on les enlève, il faut vous crier « Je t’aime », comme Yves Montant dictant un télégramme d’amour à la demoiselle des Postes dans un numéro célèbre), nous pousserions de petits gloussements que l’autre prendrait pour des cris d’extase alors qu’ils traduiraient une sciatique, une crampe ou quelque difficulté à faire progresser un outil périmé dans un conduit désaffecté. Je lui crierais « Mais tu m’as mis quelque chose de rouillé, Adrien ! Ôte-moi ça, s’il te plaît ! » Etc etc….

Photo Paris-Match

Photo Paris-Match

Extrait du livre « La touche étoile », sublime de drôlerie et d’émotion, de même que ses autres bouquins dont le tout dernier « Journal d’Irlande, carnets de pêche et d’amour« , savoureux recueil de notes issues de ses cahiers, sorties des tiroirs par sa fille. Un bonheur pour nous, l’amour usé de son mari, la fougue de son amant……

Si vous n’avez ni ri ni souri à la lecture de ce passage, inquiétez-vous de votre santé !!!!!

 

 

( 20 août, 2018 )

Attente

   

L'iris, messager des dieux, porteur de bonnes nouvelles.

L’iris, messager des dieux, porteur de bonnes nouvelles.

       

 J’attends mon bel Ami. Viendra-t-il aujourd’hui ?

Je l’attends chaque soir sur le pas de la porte

 Que je n’ose fermer.  Mais dehors, pas un bruit

Sauf le cri de la chouette que le noroît apporte,

Les pleurs du petit veau de sa mère éloigné,

Les répons angoissés de la vache à l’étable,

Lamentations d’un chien à la chaîne entravé,

Qui implore la terre, liberté introuvable.

 

J’attends mon bel Ami. Oui, il viendra demain 

Car il me l’a promis. J’entendrai sur la route

Son crissement de pas, son souffle sibyllin.

Mon cœur s’emballera. Evanouis mes doutes !

Mon sang bouillonnera. Le printemps sera là

Même au cœur de l’hiver. Et je lui dirai : « Entre !

Heureuse de te voir ! Viens sous la véranda ! »

Lui offrirai mes seins, mes lèvres, et de mon antre

 

Lui donnerai à boire un nectar raffiné.

Toute la nuit, nos corps ne feront que s’aimer

Et frémiront, heureux, sous nos folles caresses.

Il partira ensuite, car il faut se quitter,

Oui, pour se retrouver. De l’attente ivresse.

 

Nellie, La Mauvillière, lundi 20 août, 21h.

( 16 août, 2018 )

To my lovely Love

11143cb4

Dessin Centerblog.net

 J’ai empli mon panier de maints superlatifs

Cueillis tôt ce matin à l’arbre de la vie,

Tout gorgés de rosée, au pouvoir nutritif

Vitaminé, intense, pour faim inassouvie.

 

Tes mains sont les plus douces aux miennes enserrées

Ou à mon corps offert quand elles frôlent le tour.

Ta bouche la plus tendre sur mes lèvres posée,

Sur mon front et mon cou, s’attardant en détour.

 

De tes mots les plus fous je me nourris sans fin.

De tes promesses aussi, même quand elles sont folles.

La plus belle aventure, je la découvre enfin

 

Près de toi, mon Amour. Mes plus soyeux instants,

Mes rêves les plus fous, ma plus gaie barcarolle,

Je les vis maintenant chaque jour, hors du temps.

 6h du matin, le 16 août 2018

( 5 août, 2018 )

Notre symphonie

 

 

Photo significationfleurs.fr

Photo significationfleurs.fr

 

Tes deux mains sur mon corps jouent une symphonie,

Ta bouche sur mes lèvres entame un menuet.

Et nos corps enlacés dansent en harmonie

Une si folle valse au parfum du muguet.

 

Ange de mes doux rêves, dieu de ma tendre Olympe,

Je n’ose imaginer que je te retiendrai

Avec mes talons hauts et ma soyeuse guimpe.

Car, vois-tu, je n’ai plus du jeune âge l’attrait

 

Et le regrette tant. Cependant nulle offense

Ne ferons à Vénus. Et puisqu’elle a voulu

Que nos chemins se croisent, profitons de la chance !

 

 Aimons-nous, charmons-nous, c’est notre symphonie.

 Telle celle de Schubert, retardons le moment

Où nous saurons tous deux qu’elle s’est achevée !

 

La Mauvillière,  9h30, le 5 août 2018

( 22 juillet, 2018 )

Et mon cœur dans ton cœur

 

Mes yeux dans tes doux yeux,

Et ma main dans la tienne,

Nous marchons, bienheureux,

A l’ombre des grands chênes,

Tout nimbés d’un halo

D’irréelle lumière !

Arbre E

 

Et le chant du ruisseau

Au milieu des fougères,

Au fond de la vallée,

Le babil des oiseaux

Volant en canopée

Accompagnent nos pas

Vers la route secrète

Guidée par un compas

Menant à l’aveuglette.

D’hier à aujourd’hui,

Telle une ritournelle,

Tel un bonheur enfoui,

Ainsi la vie est-elle !chèv1

 

 

( 17 juillet, 2018 )

Tout là-haut, sur l’étagère, les pots de confiture…

Me tapant sur l’épaule, elle m’a dit, suite à mon texte relatif à cette pièce débarras-cagibi nommé médon : « Et, dans le médon, les pots de confiture, tu les as oubliés ? »

Oui, ma chère sœur, j’avais oublié cette longue étagère très haut perchée dans le médon, ce cagibi dont vous connaissez maintenant presque tous les trésors.

Merci aux sites sur lesquels j'ai chipé quelques pots de confitures.

Merci aux sites sur lesquels j’ai chipé quelques pots de confitures.

 

Le tabouret de service, parfois l’escabeau, étaient les bienvenus pour atteindre les bocaux de verre remplis de ces friandises très sucrées.

Inévitable et unique dessert sept jours de la semaine, matin, midi et soir, ce copain de la tartine, en osmose avec l’inséparable ami beurre.

L’alternance était appréciée.

Après dix pots de gelée de pommes, denrée courante puisque pommiers à gogo aux vergers, quel délice, celui d’enfin ouvrir un trésor de confitures de prunes ou de cerises avec morceaux laissés à fondre dans la bouche pour que dure le plaisir. images

Je me souviens de ces longs ennuyeux après-midi entiers à cueillir grades, cassis et groseilles à maquereau (plus rarement celles-ci car moins productives), temps d’entraide familiale car à la ferme il n’était pas concevable de ne pas aider les parents dans presque toutes les tâches habituelles, y compris celles de la récolte des fruits à confitures.

L’automne approchant, nous courions vers talus et taillis à la recherche de mûres, en n’omettant surtout pas de prélever une bonne quantité de fruits encore rouges pour que la confiture prenne. Une fois de retour, il nous restait à ôter les piquants de nos doigts et à supporter quelques jours la brûlure des griffures de ces arbrisseaux épineux aux aiguilles acérées.

Merisier

Merisier

 

Au champ nommé la Verrerie, il y avait un merisier dont la généreuse fructification nous permettait quelques pots de délicieuses confitures de ces minuscules merises dont la cueillette nous colorait doigts et lèvres d’un gourmand rouge cramoisi.

Et ces tiges de rhubarbe, plusieurs fois l’an coupées car de rapide levée de tiges, qui permettaient de varier les plaisirs gustatifs. images 3

Le cagibi a été détruit ainsi que toutes les pièces de la maison de notre enfance.

Papa et maman s’en sont allés vers d’autres cieux d’éternité.

Fini le temps des confitures et gelées.

Je n’en consomme plus du tout. Trop sucré. Aliment vide, qui n’apporte rien de bon car fait avec du sucre blanc. Je préfère les fruits entiers à cette mixture archi sucrée. Sauf pour la consommation des tiges de rhubarbe sur lesquelles je ne voudrais me casser les dents !

Et vous, la confiture, ça vous parle ? 

 

( 12 juillet, 2018 )

Quelle vie d’éphémère !!!!

De l’apparition du premier hominidé à ce plus ancien insecte ailé toujours présent près de nos ruisseaux, il y a une éternité.

Si Lucy, l’une de nos ancêtres australopithèques, est apparue il y a un peu plus de 3 millions d’années, la venue de l’éphémère daterait d’il y a environ 300 millions d’années.

Hier encore, ignare que je suis, je ne savais rien de cet insecte et de sa curieuse vie.

En bref résumé très succinct !, à partir de l’œuf pondu par l’insecte adulte sort la larve baptisée du joli nom de naïade puis de nymphe.

Merci à wikipédia

Merci à wikipédia

Trois années s’offrent alors à elle en eau douce. Le farniente pour ce bébé qui se délecte de la couverture d’algues recouvrant les pierres du lit de la rivière, en la broyant et la mâchonnant avidement de ses grandes mandibules.  Miam !  A moins qu’un poisson affamé, passant par là, croque lui-même cette chose appétissante bien dodue !

Et maman, pendant ce temps, où donc est-elle ? Paix à son âme car après avoir engendré la petite et ses 500 à 3000 soeurs-oeufs, ne possédant plus de mâchoire l’infortunée accouchée trépasse dans la journée ou survit, sous une bonne étoile, quelques jours sans pouvoir s’alimenter. Obligatoire grève de la faim, erreur du créateur !!

Photo Insecte.org

Photo Insecte.org

 

Papa serait-il plus veinard ? Pas vraiment car, pour lui, une fois les galipettes accomplies avec sa dulcinée lors du bal nuptial, il passe de vie à trépas car, pour lui aussi, pas question de croquer un steak d’algues sans appareil buccal !

Pas enviable cette vie d’éphémère !

Si, cet été, vous passez près d’un paisible cours d’eau, ayez une pensée émue pour ces élégants insectes aux fines ailes transparentes dont la durée de vie ne dépasse pas la semaine et soyez contents d’avoir la possibilité de devenir centenaires !

Je laisse le mot de la fin, bienvenu, à Fleurette Lévesque (1915-1998), écrivaine française.

Le bonheur est éphémère, il passe sans s’arrêter, il s’attarde parfois, l’espace d’une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l’effrayer, le voir fuir à jamais.

 

 

( 9 juillet, 2018 )

Soleil couchant

Coucher de soleil à Hauteville, le 7 juillet 2018
Coucher de soleil à Hauteville, le 7 juillet 2018

Ce doux soir de juillet, nous avons regardé le soleil se coucher sur les vagues rougies. Voguant vers d’autres cieux, reviendrait-il le lendemain, aussi radieux et espiègle, jouer sa sérénade à la terre éblouie ?

( 2 juillet, 2018 )

Solitude panthéonienne ?

« -Antoine, ne trouves-tu pas que cet endroit manque de clarté, de gaieté ?

Dieu merci, tu es à mes côtés et c’est le principal ! Après 67 ans de vie commune, ils n’allaient quand même pas nous séparer !!!

Image Ouest France

Antoine et Simone Veil  Image Ouest France

-Oui, Simone, nous étions pourtant bien dans ce cimetière de Montparnasse. Les amis ne manquaient certes pas. Tu te souviens des soirées où nous parlions littérature et poésie avec Jean-Paul Sartre et sa Simone, le grand Charles Baudelaire, Guy de Maupassant, Marguerite Duras, Joseph Kessel.

Image wikipédia

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre  Image wikipédia

Et ces après-midi à écouter Camille Saint-Saëns imitant les animaux de son Carnaval ! J’aimais aussi les matinées théâtre et cinéma avec Jean Poiret, Gérard Oury, Philippe Noiret et la petite dernière arrivée, la jolie Mireille Darc.  

-Ici, c’est le grand silence. Même pas de chats à venir chatouiller la pierre, aucun clair de lune dans la nuit brune, nulle aube rose, pas de chauve-souris frôlant le tombeau, la nuit venue. Et ces amoureux des cimetières qui hantaient les allées, même après minuit !

-Ououhhhh ! Y a quelqu’un d’autre là-dedans ?

-Simone, tu verras. Si nous ne vivons pas à ciel ouvert, tu t’habitueras à l’atmosphère qui nous convient finalement, n’ayant plus le souci de nourrir nos cellules. Nous sommes une bonne bande de copains qui faisons de chouettes réunions. Tu rencontreras Voltaire et Rousseau, Zola et Jaurès. Même Victor Hugo, Louis Braille et Sadi Carnot.

-Qui es-tu, toi qui me parles ?

-Devine. Moi aussi j’ai connu les affres de cette satanée Seconde Guerre Mondiale et si toi, dans ce camp de concentration, tu as failli perdre la vie, moi, elle m’a été ôtée après tant de tortures, dans un train en partance vers un autre camp en Allemagne, le 8 juillet 1943. Certains disent que ces cendres ne m’appartiennent pas ! Qu’ils causent toujours ! Mon esprit est bien là ! Ils ont mis 21 ans pour m’accorder ces honneurs. Toi, Simone, un an après, tu es là ! C’est de l’express !! Dis donc ! 

-Jean Moulin, tu es Jean Moulin ! Un honneur pour nous de te côtoyer maintenant pour un certain temps.

-Vous verrez aussi Pierre et Marie Curie.

Pierre et Marie Curie   Image Musée Curie

Pierre et Marie Curie Image Musée Curie

Tout se passera bien. Les visites ne manquent pas. Et si nous avons des revendications à faire, il sera toujours temps d’interpeler le prochain chef d’Etat qui nous rendra visite. Nous pourrions monter un SRP !

-SRP ? Je ne vois pas !!!

-Un syndicat des Râleurs du Panthéon !wiki

Finalement vous au moins, vous êtes en couple ! Trois heureux binômes en tout dans ce château des QFGFH (Qui Furent de Grandes Figures de l’Histoire) ! Veinards !

 

( 29 juin, 2018 )

Victor, Léopoldine et …Alphonse Karr

Pas possible d’oublier au moins l’un des poèmes de Victor Hugo (Elle avait pris ce pli…, Demain dès l’aube, Oh, je fus comme fou… et tant d’autres ), écrits à propos de la disparition de Léopoldine, sa fille aînée.

Victor, Léopoldine et ...Alphonse Karr dans CROQUENOTES leopoldine-et-francois-victor-dessines-par-madame-hugo

Léopoldine et François Victor, son cadet de 4 ans, dessinés par Madame Hugo.

 

Souvenez-vous : Villequier, commune de Seine Maritime, depuis 2016 faisant partie de la commune nouvelle Rives-en-Seine. Nous sommes en 1843. Léopoldine,tout juste 19 ans et Charles Vaquerie, son mari depuis 6 mois, viennent d’acheter un canot à voiles. Pourquoi ne pas, en cette claire matinée du 4 septembre, rejoindre l’autre rive de la Seine, pour l’essayer et aller visiter le notaire de Caudebec ? Belle balade en perspective ! Les accompagnent Pierre, le père de Charles, 62 ans,ancien capitaine de navire et un frère de Charles, Arthur, 11 ans. Mais Léopoldine n’est pas prête. Elle tarde à s’habiller. Tant pis !

A peine partis, les trois hommes s’aperçoivent que ce canot bien léger a besoin de lest. Ils rentrent chercher quelques pierres et …. la jeune femme qui a enfin terminé de se préparer. Rivière d’huile. Aucun vent. Splendide !

Léopoldine peinte par Auguste de Châtillon

Léopoldine peinte par Auguste de Châtillon

Tout se passe bien chez le notaire qui avertit le petit groupe de visiteurs du handicap de manque de vent pour rentrer à la voile.

- »Je vous reconduis en voiture, par la route. Vous serez arrivés plus vite.

-Non, non. Nous rentrons par le fleuve. Nous avons le temps. »

Un soudain vilain tourbillon de vent dans la voile et voilà notre canot renversé. Pierre et Arthur se noient rapidement. Quant à Charles, il essaie désespérément de décoincer sa jeune épouse agrippée à la coque renversée. Six fois il plongera, en vain, ont raconté des témoins sur l’autre rive. leopoldineDe désespoir il sombrera avec elle. Et  pourtant excellent nageur.

Pendant ce temps, Victor Hugo, le père de Léopoldine, revient de vacances espagnoles avec Juliette Drouet, sa maîtresse tandis que Mme Hugo garde la maison familiale. Le poète n’apprend le drame que quatre jours plus tard, à Rochefort, en lisant son journal. Un article d’Alphonse Karr (1808-1890), son ami romancier et journaliste. Tel était le texte dans le journal Le Siècle :

« le canot était coiffé ayant ses voiles bordées dont les écoutes étaient imprudemment tournées à demeure… En le redressant, on trouva dans l’intérieur le cadavre de Pierre Vacquerie incliné et la tête penchée sur le bord. Les trois autres personnes avaient disparu. On supposa d’abord que Charles Vacquerie, nageur très exercé, avait pu en cherchant à sauver sa femme et ses parents être entraîné plus loin. Mais rien n’apparaissant à la surface de l’eau, au moyen d’une seine on dragua les environs du lieu du sinistre, et le premier coup de filet ramena le corps de l’infortunée jeune femme. Madame Victor Hugo a appris ce matin au Havre, qu’elle habite depuis quelque temps avec ses deux enfants, le terrible coup qui la frappe. Elle est repartie immédiatement pour Paris. Monsieur Victor Hugo est actuellement en voyage. On le croit à La Rochelle… »

Victor Hugo (Wikipédia)

Victor Hugo (Wikipédia)

  »Oh! Je fus comme fou dans le premier moment,

Hélas! et je pleurai trois jours amèrement…

Oh! que de fois j’ai dit : Silence! elle a parlé!

Tenez! voici le bruit de sa main sur la clé!

Attendez! elle vient! Laissez-moi, que j’écoute!

Car elle est quelque part dans la maison sans doute! 

4 sept 1852, 9 ans plus tard, à la date du terrible anniversaire Les Contemplations Livre quatrième IV

 

…Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx blanc et de bruyère en fleur.

3 sept 1847, 4 ans plus tard, Extrait de Demain dès l’aube Livre quatrième  XIV

 

Merci aux sites sur lesquels je suis allée chercher tous les détails de ce tragique événement.

  

 

 

( 22 juin, 2018 )

Mosaïque de pierres

Le bonheur n’est pas un gros diamant, c’est une mosaïque de pierres d’inégale valeur et d’éclat différent, parmi lesquelles se trouvent quelques cailloux et qui souvent n’ont d’éclat que par le rapprochement ou le contraste des couleurs.       
Alphonse Karr    La maison de l’ogre (1890)
Et cette mosaïque de pierres, il faudrait savoir la bâtir tous les jours.
oeillets 11ww
Aléatoire, cet enfilage de petits brins de bonheur pour constituer un élégant collier pour lequel, le soir avant de m’endormir, je me dirais : « oh ! qu’il est joli ! »
Certains jours, la collection se révèle intéressante. Merveilleuses pierres de concerts enchanteurs, partages entre amies, visites agréables… D’autres, c’est la dèche ! Rien à mettre sur le fil d’or, désespérément vide ou  bien, à peine l’aiguille enfilée, le voilà qui se rompt.
oeillets 12ww
Alors, les jours de diète, je me dis que
« des malheurs évités, le bonheur se compose ».
Encore une citation d’Alphonse Karr, ami de Victor Hugo dont je vous parlerai bientôt.
Je fais alors le tour de mon jardin, y découvre quelques maigres cailloux qui feront l’affaire, bien assemblés, me rassasie du parfum de l’œillet sur lequel je pose délicatement le nez, du goût d’une framboise ou  d’une fraise des bois.
Je me sustente d’une nouvelle de Sylvain Tesson ou de quelques pages d’un bon bouquin. Et….. je vous écris.
( 19 juin, 2018 )

Image furtive insolite

Sur le parcours de retour au logis, c’était très récemment, je suivais une voiture avec petite remorque. Normal.

Une remorque dont la porte arrière à double battant ne faisait que de s’ouvrir et se fermer à demi. Moins normal !hdr

Le pied sur l’accélérateur, j’ai suivi d’un peu plus près l’engin sur roues à portière baladeuse. Ma crainte ? Qu’un animal de type mouton ou veau soit tombé de cette remorque, peut-être, ou bien encore, attaché à un anneau, risque de s’apeurer ou de rompre sa corde et chuter lourdement du véhicule en marche.

Je découvre, ébahie, que sur ce panneau arrière de la remorque étaient dessinés deux aigles ou volatiles de la même famille  !!!

Que transporte habituellement cette remorque ???? hdr

Si ce sont ces grands oiseaux rapaces, alors les portes de la liberté leur étaient ouvertes ce matin-là ! Et tant mieux !!!hdr

( 14 juin, 2018 )

Etrange mariage !

ch3

Il est parfois d’étranges mariages.

Unions d’humains, voire de végétaux

Tel ce replet champignon en alliage

Avec une ronce des haies. Il faut,

Dans cet extrême cas, penser

Que la courte commune vie

Avec fille aux doigts acérés

Peut engendrer trace bleuie

Sur la jupe toute en frou-frou

De notre infortuné pleurote.

Une bizarre union, c’est fou !

D’un chêne souchard anecdote !

Vu au champ

Vu au champ

 

( 6 juin, 2018 )

Que je cire, que tu cires….Que je cirasse, que j’eusse ciré….

« Le parfum de l’âme, c’est le souvenir », écrivait George Sand (1804-1876) dans Lettres d’un voyageur (1837). Souvenir d’un être cher ou, pourquoi pas, d’une chose évocatrice d’épisodes de l’enfance qui soudain remontent à la surface. Ah ! L’enfance, cette partie de vie qui semble aujourd’hui si bénie, si heureuse alors que, pas sûr du tout, je la vivais parce qu’il le fallait bien, avec ses contraintes, son temps d’obéissance sans rechignage et ses séances de… cirage ! Avec le temps, tout se transforme !

Photo pinterest

Photo pinterest

J’aime l’odeur de la cire. Comme Proust appréciait le goût de la madeleine.

Non parce qu’il est produit naturel bio fabriqué par ces ingénieuses et infatigables ouvrières mais parce qu’il fait partie de mon enfance.

Dans une boîte ronde en fer se cachait cette source de travail auquel maman nous invitait souvent à participer : enduire de ce produit visqueux meubles, parquet de la salle à manger dans laquelle nous ne mangions jamais pour ne pas la salir, marches de l’escalier qui menait aux chambres, modérément, sans trop de cire sinon descente-polissage ultra rapide assurée sur les deux fesses !!. Ce produit volé par grand-père aux abeilles que, chaque été, il délogeait sans pitié, faisait donc partie des produits naturels bruts allant du producteur au consommateur. 

Au début du mariage, j’ai encore appliqué cette coutume de régulière corvée d’annuel passage à l’encaustique du coffre de l’horloge, de l’armoire normande et autres meubles de bois.

Aujourd’hui, c’est  ter    mi    né !!!!

Rebellion ? 

Plutôt préservation de l’huile de bras pour autres activités plus jouissives. Après tout, les meubles eux aussi apprécient-ils que je leur fiche enfin la paix !  

Or ma jeune et consciencieuse dame de ménage a parfois l’idée de sortir ce produit, hélas un peu trafiqué, amélioré, à base de cire pour lustrer l’un d’eux.

Quel bonheur, cette odeur qui s’agrippe à la demeure toute la journée ! Emotion, images d’antan à exprimer sur le blog pour ne pas les laisser filer en vain. 

Grand-père, grand-mère, maman, vous souvenez-vous de ce temps ciré, sentant bon la douceur, l’amour filial, la vie partagée et ces corvées qu’il fallait accomplir parce que c’était ainsi …. 

cire

Cire brute ou encaustique (mélange de cire et d’essence de térébenthine), j’ai touché aux deux, la première moins maniable et étalable que la seconde. Ce parfum me chatouille encore les narines pour un court voyage à travers le temps, retour à l’enfance perdue à jamais !

A bon ou mauvais cireur, salut !

 

 

 

 

12345...17
Page Suivante »
|