( 23 mars, 2013 )

Vivre encore, malgré tout…

 

Samedi 23 mars 2013

Vivre encore, malgré tout !                Puiser sa force dans la Terre,

Fuir les humains au goût amer.

O Nature, arbres, feuilles et fleurs,          Aux multiples et douces couleurs,

Demeurez mon havre de paix,             Loin des maux de la société !

Et vous, animaux mal aimés,         De l’homme les martyrs,      Aidez-moi à trouver

La douceur, la tendresse          Nécessaires à la vie ! ! !

millepertuis.jpg

( 21 mars, 2013 )

Tant d’eau!!!!

 

Jeudi 21 mars 2013

 

Après un hiver pourri d’eau, se terminant par un épisode neigeux et se poursuivant par une suite de jours encore pluvieux.

Morne et triste début d’printemps !                        Encore de l’eau, toujours de l’eau !

Le ciel a-t-il chagrin si grand                      Qu’il veuille emplir tous les ruisseaux !

Mon cœur, à l’image du temps,   Prisonnier derrière les barreaux       De ce paysage désolant

Désespérément attend…      Attend le retour du soleil,

Espère la venue des abeilles        Sur les fleurs des talus et des champs,

Veut encore croire à l’amitié,        Compromis entre guerre et paix,

Puisque l’amour est mort,     M’a-t-il dit sans remords,

Comme on enterrerait       L’être autrefois aimé       Et désormais banni             De sa vie.

garance.jpg

( 10 mars, 2013 )

J’ai épargné une araignée…

 

 Dimanche 10 mars 2013

 

J’ai épargné une araignée.             Doux sentiment de paix.

Elle avait, pour l’hiver,                      Squatté la *datchavane.

Tissant ses toiles bien à l’abri,            Elle vivait sereinement,

S’ancrant sur le *  »Walden  »,                              De  « La vie dans les bois  »

Jusqu’au sommet          De * »L’Esprit du Tibet  ».

Anachorète respirant          L’occasionnel bâton d’encens.

Solitaire supportant                             Ma quotidienne visite.

«  Ne va pas dire à tes copines                       qu’ici tu coules des heures divines !

Reste , ta vie durant, ermite.                   Loin des autres, à l’abri du Mal,

Jusqu’à ta dernière heure fatale.                           Les humains ne valent rien!

Hypocrites et sans cœur,                 Mesquins et vils menteurs !

J’ai épargné une araignée,                        Nous avons fait la paix.

DSCF1900

 

*Datchavane : petite et vieille caravane à côté de l’isba des champs, aménagée en refuge lit et bureau de bricolages

* »Walden ou La vie dans les bois «  : livre écrit par l’écrivain américain H D Thoreau (1817-1862) qui raconte la vie qu’il a passée dans une cabane pendant deux ans, deux mois et deux jours, dans une forêt près de l’étang de Walden.

 * »L’Esprit du Tibet  » : autre bouquin sur l’une des étagères de la datchavane, écrit par Matthieu Ricard, moine Zen, qui raconte la vie et le monde de Dilgo Khyentsé, son maître spirituel.

 

( 7 mars, 2013 )

Ca sent le printemps…

3brebis.jpg

Jeudi 7 mars 20013

Ca sent le printemps.

Il pleut. D’une pluie douce et fine, tendre et parfumée. Paysage vert et gris, à l’herbe encore courte en cette toute fin d’hiver.

Au loin, deux touffes de laine écrue broutent le ras tapis de verdure. Fifi Rebita et Kiwi, orphelins de Maman Rebita depuis deux mois, continuent leur simple vie de brebis et mouton. A quelques pas de l’endroit, l’herbe habille lentement la terre nue fraîchement creusée sous laquelle repose désormais leur tendre maman, enfin libérée des souffrances de ses mauvaises pattes qui ne voulaient plus la porter. C’était une si douce et affectueuse brebis à la belle et forte tête de Cotentine, puissante et large, dont les flancs creusés par l’âge voulaient encore laisser battre le cœur et dont la piqûre du vétérinaire a abrégé la vie de douleurs d’une paralytique depuis deux jours pendant lesquels, puisque immobilisée, je la nourrissais de quartiers de pommes, de morceaux de carottes et de brassées d’herbe prélevée sur les talus du champ.

Un merle un instant posé sur le fil à linge s’approche prudemment de la boule de graisse mise à la disposition des oiseaux du ciel par temps froid.

Quelques perles d’eau suspendues aux rameaux des jeunes pommiers osent à peine se laisser choir. Calme de la contemplation, à l’abri de toute civilisation, loin des humains…

Les mésanges charbonnières se chamaillent autour de l’autre boule, picorent chacune à son tour les graines mélangées au suif. Cherchant peut-être l’énergie pour débuter un nid. Ca sent le printemps…

 

|