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( 15 septembre, 2013 )

Le jardin de maman

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Les folles herbes ont envahi       le jardin de maman.

Par la fenêtre entr’ouverte,           elle pourrait percevoir,

Allongée dans son lit,      les feuilles encore vertes

des dernières tomates,

Les petits dahlias    et les gros potirons, les cassis alignés

Et les quelques melons qui n’en finissent pas de mûrir sous la serre.

 

Hélas, pauvre petite mère, dans son lit, seule, se meurt.

Ses yeux n’ont plus la force             de porter son regard

Vers ce coin de bonheur     qu’elle a tant fréquenté,

Tant semé, tant sarclé,    arrosé, récolté.

Eh oui, un jour il faut quitter ce que l’on a aimé

et rejoindre la Paix, la grande Paix offerte

car en elle les soucis, les malheurs sont finis.

15 septembre 2013                       Maman décèdera le 4 octobre de la même année

( 14 septembre, 2013 )

Le peuplier encore feuillu…

Août 2013

 

Le peuplier encore feuillu,    Ce matin du mois d’août,         Dans sa cime touffue

Retient les rayons fous       Du chaleureux soleil          Qui bientôt dardera

De l’herbe la rosée,      De la terre merveilles,          Gouttes si vite évaporées,

Ephémères perles de fiction.

Un nouveau jour renaît,        Un nouveau jour donné          Pour apprendre à revivre,

Pour pouvoir cultiver        La paix et le bonheur             Et enfin oublier

De la vie les malheurs.

 

arbre sou 1

« Entraîner l’esprit au bonheur, remplacer tout conditionnement négatif par un conditionnement positif », conseille le Dalaî Lama.

Pencher mais ne jamais rompre à l’image de cet arbre.

 

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( 13 septembre, 2013 )

Du côté de l’îlot Bosquet

Sous les grands sapins       Je me suis assise.

Au pied d’une souche,            Les ai écoutés :

Le chant du torrent      Descendant tout droit       Du glacier là-haut,

Le son des marteaux      Assemblant les planches       En bas au village,

Le souffle du vent           dans les hautes branches,

Le cri d’un oiseau                Soudain effrayé.

J’ai vu les fourmis    Transporter leurs œufs          Vers d’autres cachettes,

Un grand sapin mort      Dont le tronc au sol         Barrait le chemin,

Des branches éparses        Aux formes étranges

Et de gros rochers         Recouverts de mousse.

Le soleil jetait      Des rais de lumière        A travers les arbres.

Les nuages blancs      Jouaient dans le ciel.

Le temps s’arrêtait.

La nature était      La douce compagne,     L’amie éternelle

Tout près de laquelle,    Dans cette montagne,    j’aimais m’arrêter.

Grimentz, Suisse. Juillet 1999

 

( 13 septembre, 2013 )

Tisser la vie, tisser la solitude, tisser la laine…

 

25 mars 2013

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« Quand je suis seule, je ne me sens jamais seule, et je ne pourrais pas dire que je la trouve grande, cette solitude. Ou bien âpre, ou insupportable. Au contraire, c’est de pire en pire la manière dont je l’aime, et je ne peux plus me passer d’elle. »  Claudie Hunzinger in Les enfants de Grimm p 14

 

Tisser, tisser la laine, tisser les fibres, tisser la vie, tisser ma solitude…

 

Avec la trame des jours, chaque jour différent, riche ou pauvre de sa propre texture, de sa propre couleur.

 

Avec la chaîne du matin jusqu’au soir, de la terre jusqu’au ciel, du cafard noir jusqu’à l’exaltation, du brouillard dense jusqu’à l’aube claire.

 

« Le soir venu, chacun de nous deux se retire chez lui. »     Claudie Hunzinger in Les enfants de Grimm

 

( 13 septembre, 2013 )

Lettre à l’ami du lointain pays

 

28 avril 2013

 

Viens me chercher, viens vite avant qu’il soit trop tard, mon ami du lointain pays !

 

 

Prends-moi la main et partons découvrir le vaste monde, à deux pas d’ici. A l’ombre du grand chêne nous écouterons vivre la nature. Au bord de la rivière nous rêverons du fil de l’eau. Bien à l’abri au bord de la dune, nous attendrons que le soleil se cache dans la mer.

 

Dépêche-toi, ne tarde pas, je t’attends, mon ami !

 

Nous ferons des projets ensemble, nous lirons, chacun son tour, les mêmes livres qui racontent la vraie vie de douceur, de tendresse et de joie. Nous cultiverons le jardin ensemble, nous nous dévouerons tous deux pour la même cause du sauvetage des animaux perdus, des chiens abandonnés, des ânes martyrisés….

 

Accours, mon ange, ne t’arrête pas en chemin, il est déjà si tard !

 

Nous aimerons les fleurs et planterons des petites viola cornuta, aux coloris charmants, des auricules au tendre parfum, des omphalodes d’un bleu si pur….Nous construirons le paradis sur terre, à l’abri des menteurs, des sans coeur, des indifférents et des « qui n’ont jamais le temps » !

 

Je rêve d’un pays où nous serions amis.

 

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