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( 18 novembre, 2014 )

Vue sur jardin secret !

Au commencement, ce fut une cour, la cour principale de la demeure, chaque année empierrée, gratouillée, desherbée,  foulée de pas entrants et sortants, de carrioles roulantes et de chevaux piétinants, puis de voitures automobiles pétaradantes et puantes.

A l’abri des regards nous l’avons souhaitée. Retournée, subterrée, ensemencée, pelousée elle est devenue. Ceinte d’un rideau d’arbres, (Quels arbres ? Des qui poussent très vite, qui gardent toujours leurs feuilles, qui se taillent le moins possible, bref de vulgaires, moches et uniformes lauriers palmes…), elle nous plaisait.

Las de quatrepatter à la poursuite des centaines de feuilles chues lors de chaque tonte, quelque temps plus tard, adieu le long et régulier régiment de palmes au garde à vous, bienvenue, pour notre enceinte sacrée, à un mur de pierres côté privé et à de vulgaires agglos badigeonnés d’un crépi verdâtre côté chemin communal.

Lasse du tapis vert uni,  j’ai peu à peu grignoté l’herbe au profit de plate-bandes de rosiers (trop piquants, trop peu fleuris, avais-je la main verte ?), puis de fleurs annuelles (ras le bol de devoir planter, déplanter, replanter chaque fois qu’une saison décidait de laisser place à sa voisine!), enfin de vivaces dont j’espérais la durée de vie éternelle. Certaines coquines se sont révélées très éphémères, ne résistant même pas l’espace d’un été ! D’autres plus coriaces se sont tant étendues, devenues une plaie sur laquelle renouveler, à grands coups de sarclette,  leur arrachage.

Tentant de canaliser et compartimenter les divers végétaux, j’ai alors débuté le charriage de pierres, les assemblant tantôt en alignements réguliers tantôt en désordonnés emplacements, donnant ainsi naissance à des rocailles à ma façon. Suivait la commande aux pépinières Lepage : une sorte de collection d’une vingtaine de petits godets différents, jamais deux semblables, que j’attendais avec impatience. Menthes, thyms, vivaces tapissantes, asters, sedums, primevères que j’ai choyés et qui ont, pour la plupart, disparu peu à peu.

 

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Les tout premiers mini habitants sont  arrivés au printemps 1983, apportés par maman dans un panier d’osier. Quatre boules de poils tricolores qui ont ravi Lénaël et Romaric. Moi aussi, j’étais heureuse et j’ai alors vite réalisé la mini fermette pelouse close d’un bas grillage. Une petite cabane a vu le jour, demeure royale de notre nouvelle famille de rongeurs Cavia Porcellus. Une visite au zoo de Champrepus et la venue de Champrepus la bien nommée, fille Cobaye à l’abondante tignasse punk châtain.

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Cette charmante créature a vécu longtemps chez nous, heureuse en famille avec les autres amis de son espèce qui s’est agrandie jusqu’à plus de 20 cochons d’Inde, les garçons séparés des filles par un grillage sinon surproduction assurée en peu de mois. Deux lapins les ont rejoints dont Pimpin, un bélier russe blanc. Jocasse la pie a peuplé notre monde une semaine. Blessée ou faible, je l’ai soignée et nourrie puis elle s’est éteinte.

 

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Plusieurs années après, la maladie et la vieillesse ont décimé ce petit peuple de doux êtres.  Les cochons d’Inde décédés, au gré de mes idées et de ma fantaisie, j’ai réalisé d’autres bordures et rocailles.

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En 2006, aux cochons d’Inde ont succédé les chiens. Six chiens recueillis en un an, tous abandonnés et destinés à un sort tragique ou morbide. La pelouse s’est transformée. Petit coin par petit coin, pour ne plus avoir à passer la tondeuse ou poursuivre les taupes envahissantes, j’ai remplacé la verdure par des pierres, des centaines de pierres ramassées ici et là, quelques-unes posées en forme de fleurs. Les amis canins aimant fouir ou grimper sur les quelques bordures restantes, les fleurs se sont faites rares et tant pis. C’est ainsi.


 

 

( 17 novembre, 2014 )

C’est l’automne désormais…

C’est l’automne désormais. le ciel est gris, l’air frais. Les généreux pommiers laissent choir leurs beaux fruits. Pommes, poires et châtaignes roulent dans l’herbe humide et forment peu à peu un tapis coloré. C’est l’automne désormais dans mon cœur désolé. Petite maman n’est plus, partie depuis le 4 octobre vers une grande paix à l’abri des souffrances et a rejoint papa. Il me reste le manque d’elle.

petite maman

16 octobre 2013

 

 

 

 

 

Papa et maman à l’été 1985

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