( 30 mars, 2015 )

Fragon sauvé des eaux

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Si, pas doué en latin, vous ne comprenez pas Ruscus aculeatus, le dictionnaire traduit arbrisseau aux pointes acérées. En anglais, il porte le vilain nom de butcher’s broom, balai du boucher, parce qu’autrefois ses tiges étaient utilisées  pour balayer le plan de travail de débitage des viandes, non seulement à cause de leur rigidité et de leur solidité, mais également parce qu’on pensait que l’huile essentielle qu’il contient stoppait la prolifération bactérienne et éloignait les petits rongeurs.

 

 

En France, de la famille des liliacées, l’arbrisseau qui se nomme  fragon bénéficie de surnoms : faux houx, fragon petit-houx, fragon piquant, épine de rat, buis piquant, fragonnette, myrte sauvage, gringon ou houx-frelon. En patois normand, maman parlait de frégon. J’aime à l’appeler le houx de Noël car lui aussi est doté de boules rouges en tous points semblables à celles du houx. Attention ! Elles sont toxiques.

bois flottés O

 

Lors d’une balade en bord de mer, la semaine dernière, dans le havre de Lingreville, levant exceptionnellement quelques secondes les yeux de la laisse de mer dans laquelle je cherchais des bois flottés, j’ai vu, en bord de dune, un petit fragon, tête en bas, un seul frêle rameau de son rhizome le maintenant attaché à un pan de terre. Lui-même tout juste effondré par la montée des eaux lors de la récente marée de la fin mars.

Promis à un desséchement rapide entraînant sa disparition, je l’ai recueilli. Après les chiens, pourquoi pas un arbrisseau !

Et planté sur le talus, arrosé après tassement de la terre à son pied, s’il se plaît ici, que vive le petit fragon sauvé des eaux !

Le petit fragon se refait une santé, veillé par la jonquille.

Le petit fragon se refait une santé, veillé par la jonquille.

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Epilogue 

- »As-tu du fragon pour soigner mes poches sous les yeux ?

-Je t’offre un peu de son rhizome.

-Et moi pour mes varices, mes pauvres jambes lourdes ?

-En voilà un autre morceau.

-Moi, j’en voudrais pour ramoner ma cheminée.

-Prends ce bouquet de tiges.

-Une branche pour les Rameaux à la place du laurier à bénir, s’il te plaît.

-Et voici une autre tige. »

Généreux fragon !

( 29 mars, 2015 )

Voyage intérieur à l’isba (19m2 de douceur)…

 

23 février 2015 | Modifier

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Pour accéder au royaume du Bonheur, certes éphémère, inutile de chercher un trekking au Népal ou en Mongolie, un safari photos au Kénya ou une chevauchée aux portes du Sahara, une semaine de farniente aux îles Hawaï ou quelques heures de plongée dans un lagon tahitien. Il me suffit d’emprunter l’escalier qui va au champ et j’y suis.

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Mon royaume de la Paix, de la Beauté et de la Douceur, de l’Humilité et de l’Harmonie est là. Dans et autour de l’Isba.

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Quelques dalles de béton recouvert de petits cailloux roses ou blancs, pour le confort des pieds

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En pleine nature, deux minuscules pièces, tout en bois, genre cabanon de jardin, bricolées par nos mains. Isba la douce, habillée de tissages aux couleurs des plantes. Une petite table de camping recouverte d’une nappe de coton, des étagères taillées dans des planches de coffrage.

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Un lit confortable, quelques tapis au sol, les couettes des amis chiens, le rouet, les métiers à tisser, les livres, des flacons d’huiles essentielles, des bâtons d’encens.

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Mon refuge de paix toutes les nuits depuis mai jusqu’à fin octobre et, chaque jour, dès que je trouve le temps. Mieux vaut un tout petit coin douillet qu’une grande demeure sans âme !

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( 27 mars, 2015 )

Pur arbre blanc

Arbre blanc flotté

 

Cette fragile branchette trouvée près de la laisse de mer, au havre de Bricqueville, m’a ravie par sa finesse, sa silhouette et sa blancheur. Les marées successives ont eu raison de l’arbre auquel elle appartenait, peu à peu déraciné et tombé sur le sable.

 

 

 

Pur arbre blanc flotté au gré des vagues,

Silhouette claire sur nature colorée :

Le bonheur d’assembler les toisons teintes

Aux maintes inimitables nuances.

Le tissage  achevé, le temps comblé

De ce jour qui s’achève, à jamais tu.

Le sentiment toujours renouvelé

De me prouver que j’existe malgré tout.

La sensation de remplir ce grand vide

De la vie qui va, à pas assurés,

Vers l’océan infini de la mort.

Mais avant de partir, il reste encore

D’autres jours à tisser, à colorer

De bleu, de jaune et de marron,

Des jours à partager et à aimer.

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Tissage terminé jeudi 26 mars, avec chaîne en coton, tout en bois flottés et laine en toison, teinte avec les plantes ( garance, pelures d’oignon, bois rouge, chlorophylle de luzerne, gaude, fleurs de soucis et d’hibiscus…)

 

 

 

 

 

( 26 mars, 2015 )

La vie brisée d’Hans Tischer

Il s’appelait Hans mais papa l’avait surnommé Jean, prénom qui sonnait plus français en ces années d’après Seconde Guerre Mondiale où chacun avait en mémoire l’horreur de tout ce qui se rapportait à l’Allemagne nazie et à ses envahisseurs germaniques.

Pourquoi ce soldat allemand qui avait combattu plus de cinq longues années était-il resté en Normandie une fois la paix revenue ?

Des millions de soldats allemands engagés dans la Seconde Guerre Mondiale et...Hans X

Des millions de soldats allemands engagés dans la Seconde Guerre Mondiale et…Hans Tischer

1-Pourquoi ce non retour vers l’Allemagne ?

Hans était né le 5 juillet 1915 à Kassel (ou Cassel), dans le land de Hesse, centre ouest de l’Allemagne, à 400kms de Berlin et 200 de Francfurt.

Une belle grande ville (236 000habitants en 1939) dans laquelle il a grandi près d’August Tischer, son père et de sa maman Martha Bernst. En 1939, il a 24 ans et part pour la guerre, comme tous ses compatriotes.

Pourquoi, au sortir des combats n’a-t-il pas rejoint son pays et sa famille?

Parmi quelques hypothèses, l’une semble évidente.

Lui, à la question, répondait toujours : « Je n’ai plus personne là-bas ».

 2-Kassel la martyre, détruite à 95%

Il faut savoir qu’au cours de la Seconde Guerre Mondiale, de très nombreuses attaques aériennes de la Royal Navy et de l’US Army dont 40 entre 1944 et 1945, ont détruit les 95% de la cité.

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Le bombardement le plus sévère a lieu le 22 octobre 1943, quand l’armée de l’air britannique attaque la ville. Plus de 10 000 personnes sont tuées et plus de 80 % des maisons sont détruites pendant cette nuit : la vieille ville de Cassel étant construite en bois (maisons à colombages), un incendie énorme se déclenche.

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Sur son acte de décès, il est noté qu’Hans était veuf. Veuf de sa jeune épouse, ses enfants morts eux aussi, orphelin de ses parents et amis, tous tués dans les bombardements de la ville ? Alors pourquoi retourner dans ce pays de ruines et de malheur ?

Hans n’avait donc pas regagné son pays et se louait de ferme en ferme dans la région. Agé d’une trentaine d’années, l’homme était de taille moyenne, les cheveux châtain. Il parlait assez bien notre langue et était, disait papa, certainement instruit car « il pouvait rapidement lire, en français, les nouvelles du quotidien que je feuilletais en face de lui. » C’est-à-dire qu’il voyait lettres et phrases à l’envers et dans un autre langage que le sien.

Hans lisait le journal tenu ainsi. Hans lisait le journal tenu ainsi.

3-Du soldat à l’ouvrier agricole

Hans est resté trois mois chez mes parents à la ferme de la Platoisière, venu de la ferme voisine des Pimor. J’étais trop petite pour me souvenir de cet homme. Puis il est reparti chez les Pimor se louer encore un peu. Enfin revenu à la Platoisière proposer ses services, cette fois en vain. L’ancien soldat errant s’est alors dirigé vers Lingreville et est arrivé chez Armandine et Georges Boudier, maraîchers cultivateurs au village de la Petite Campagne. Il y aidait le patron et la patronne à la traite et aux soins des quelques vaches, aux labours et aux foins ainsi qu’à la culture des carottes et des poireaux.
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Peu loquace, il était cependant brave et honnête homme, s’entendant bien avec tout le monde, aimant et respectant ceux qui l’hébergeaient. Ayant aussi son caractère et sa détermination. Un jour qu’Armandine demandait un service à Hans, elle s’est entendue répondre : « Moi, je n’ai qu’un maître, le père Boudier ! ».
Le soir, lorsqu’il s’ennuyait, il se rendait volontiers chez les voisins pour y passer un bout de temps. Jusqu’au jour où il a terminé sa vie d’une façon brutale, à peine âgé de 44 ans.

4-Une mort brutale

Alors que, dans un chemin de terre étroit, il conduisait un cheval attelé à une charrette, Hans marchant à côté de l’animal et tenant les guides, s’est alors empêtré dans ceux-ci, est tombé lourdement à terre. L’une des roues du lourd véhicule lui a alors brisé le corps. On l’a retrouvé quelque temps après, gisant dans son sang, mort.

cheval

De confession protestante, Hans n’a pas reçu d’obsèques à l’église de Lingreville. Peut-être un autre service religieux avant de rejoindre le cimetière communal.

Violette, 92 ans, la belle-fille des parents Boudier, que j’ai eu la chance de retrouver, se souvient avoir vu longtemps Armandine, la patronne de l’ouvrier défunt, porter un bouquet de fleurs chaque semaine sur sa tombe. Aucune trace, aujourd’hui, de sa sépulture, le jardin du souvenir ayant été dressé à cet endroit précis où il reposait.

5-L’acte de décès d’Hans

Acte décès Hans Tischer

Il s’appelait Hans. Hans Tischer. Une triste vie brisée par la guerre.

 6-Violette et ses souvenirs

Ce matin, je ne connaissais de l’homme que son prénom et quelques souvenirs évoqués par papa.
Ce soir, je peux, avec incertitude certes, retracer un peu mieux sa période de vie dans la Manche après la guerre.
Grâce à trois dames rencontrées dans cette même matinée du 24 février 2015, où j’ai enfin décidé de savoir qui était ce Hans de mon enfance.
Merci à la secrétaire de mairie de Lingreville qui a retrouvé l’acte de décès de Hans.
Merci à la dame inconnue que j’ai rencontrée au cimetière, qui avait connu Hans et qui m’a donné l’adresse de Violette Boudier, la belle-fille des employeurs d’Hans.
Charmante dame, elle m’a aimablement confié ses souvenirs sur la vie et la mort d’Hans Tischer.

( 24 mars, 2015 )

Le caporal et la primevère

Il était une fois un jeune soldat de Leicester (Grande-Bretagne), le fils de William et Bessie Baxter. Comme tous les gars de son âge, il s’engage dans la Seconde Guerre Mondiale.  Incorporé dans  le Norfolk Regiment, on le retrouve parachutiste militaire en 1942, dans le 1st Parachute Battalion, affecté en Afrique du Nord, Sicile et Italie.

En temps de guerre, le conte de fées est vite devenu triste réalité et a viré à la tragédie puisque le jeune homme a péri le lendemain de Noël 1943. Il avait 27 ans et repose désormais à Bari War Cemetery  en Italie.

primula général Baxter O

 

Il était une fois une primevère, elle aussi britannique, issue de longues et patientes sélections. Superbe, à fleurs doubles d’un rouge intense, parfumée. Elle m’a séduite et je n’ai pu résister à la planter au jardin. La jolie fleur réjouit mes yeux, mon cœur et mes narines chaque fois que je passe près d’elle.

 

Elle se nomme « Primula vulgaris (Double primrose) double Corporal Baxter« , ai-je lu sur l’étiquette qui l’accompagnait dans son godet . Qui l’a ainsi nommée et dans quelles conditions ?

Le jeune homme et la fleur se sont rejoints, lui pour l’éternité, elle portant le nom du héros de l’ombre, refleurissant chaque printemps et lui rendant hommage. De la couleur du  sang versé par ce caporal William Baxter et pour notre liberté.

Je dépose, en pensée, cette primevère tout près de la pierre tombale du disparu..

Notez bien que, comme dans tout conte de fées, une part de mystère existe. Et s’il s’agissait d’un autre caporal Baxter ?

 

 

( 23 mars, 2015 )

Tel un fil à la patte…

Après ces jours grincheux, glaciaux et ventés,
Un doux rai de soleil caresse la fenêtre.
Je n’osais plus y croire, à ce futur été,
Promesse de gaieté et de lumière à naître.

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Ajoncs au délicieux parfum de noix de coco

Quand le soleil arrive,
Je voudrais le garder.
Il est si rare ici,
En notre Normandie.
Sa chaude lumière vive
Qui nous a tant manqué
Réchauffe notre corps,
Ravive la nature,
Répare les blessures
Dues à cet hiver mort.

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La ficaire est souvent faussement appelée bouton d’or.

Si j’étais magicien,
Je poserais à l’astre,
Tel un fil à la patte,
Un très solide lien
Qu’il suffirait de tendre
Pour capter un seul rai
Quand mon âme en désastre
Ne peut se réchauffer.

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Tapis de ficaires fausses renoncules, illuminé de soleil

Aucun besoin d’attendre
Que les nuages bas
S’éloignent à grands pas !
La vie ainsi gérée,
Le soleil à la carte,
Serait la vie rêvée,
Les pommes sur la tarte !!

( 22 mars, 2015 )

Marée haute au hameau Labour

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Moi, Riri, ai assisté pour la première fois de ma jeune vie, au montant de « la marée du siècle », dit-on. Un siècle bien court de 18 ans puisque le même tapage médiatique se reproduira le 3 mars 2033 !

Papa, maman, ma grande sœur Doudoune et moi avions choisi, entre 19h30 et 20h30, ce samedi 21 mars 2015, le site très (peu) fréquenté (d’habitude) du hameau Labour sur la commune de Lingreville. Une quinzaine de personnes et quatre canins inconnus de nous allaient et venaient sans but, emmitouflés dans leurs vestes.

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Alors que d’habitude nous gambadons librement sur la dune et le sable, nous avons dû supporter le harnais et la laisse toute la soirée. Soirée donc à moitié gâchée ! Avez-vous essayé de rester encordé, une heure ou deux, à un chien qui vous dirigerait ? C’est pas le top ! Avec un vent d’est à déplumer une poule et une clarté à n’y voir « que dalle, en aveugle », dixit les Bretons !

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Que d’eau, que d’eau dans ce coin envahi par la mer seulement aux grandes marées car n’étant que bras de mer prolongeant les Salines de Bricqueville !

 

 

 

D’habitude, je vous le disais, nous gambadons tous les cinq à droite et à gauche pendant que maman fouille dans la laisse de mer pour y extraire ses précieux bois flottés à incorporer dans ses tissages.

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Bizarre, bizarre ! Les bois flottés flottaient, hier soir, allant et venant au gré des vagues. Comme ni Doudoune ni moi n’étions assez courageux pour nous jeter dans cette écume glacée et rapporter les boibois, nous les avons admirés danser au fil de l’eau. Maman est rentrée bredouille, pour une fois.

Je parie que, cet après-midi, le gros des spectateurs étant partis pêcher les coques, nous allons retourner à notre hameau Labour préféré, sans harnachement, et profiter de la récolte sacrée des bois flottés pour, nous, nous éclater entre dune et sable.

( 21 mars, 2015 )

Chez Grappy et Granny, un p’tit tour sous la serre…

Après le goûter avec rite des pépites, vient le temps de la balade au champ, de la visite aux brebis, du seau de quelques grains de blé tendu vers les quatre museaux goulus. Sans oublier la poignée de ces graines aux deux poules picoreuses.

« Si on allait faire un tour dans la serre ! »propose ensuite Laly.  Un hochement de tête de haut en bas confirme que Baptiste, le petit frère, est d’accord. Leçon de botanique est alors faite sur la connaissance des jeunes salades et tomates.

« On pourrait arroser  les plantes« , suggère l’aînée. « La prochaine fois car je l’ai fait ce matin« , dis-je.

Les petits arrosoirs reprendront du service à la visite suivante. A plus tard !

Baptiste serre O

sans-titre

 Laly serre O

( 20 mars, 2015 )

Tristes nouvelles de deux des deux + deux laineux du champ

Ils étaient quatre, vieilles dames et vieux jeune homme, quadripattus et laineux, à brouter l’herbe printanière du champ, en 2015. Deux mi cotentins mi sans race et deux issues de race Jacob car présentant quelques faibles taches.

Ma O       Ma, la plus âgée, douce et calme.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Freckles

 

 

 

 

Freckles, tête plus claire, souvent dans cette position car rhumatisante, très douce aussi.

 

 

 

 

 

Il n’était pas prévu, pour ces deux dernières ladies, un séjour prolongé chez nous.

Appartenant à Lynda et Cleeve, un couple d’Anglais installés dans un village à une trentaine de kilomètres d’ici, les brebis étaient venues passer des vacances pendant que leurs maître et maîtresse partaient, pour quelques mois, lui en Afrique, elle en Australie chez sa fille.

brebis

Lynda était venue s’occuper de mes amis canins lors de notre séjour à Grimentz (Suisse) chez les enfants au moment de la communion de Nolan, en juin 2014. Un job-service qu’elle accordait volontiers pour passer le temps pendant que son mari, occupé au service du ministère britannique des Affaires Etrangères (Foreign Office), travaillait à l’étranger. J’ai passé un après-midi merveilleux avec Lynda, dame charmante, cultivée, généreuse et passionnante. Très proche des chiens, à leur écoute, les promenant souvent et passant des après-midi au champ avec eux, elle lisant et les chiens batifolant sur l’herbe. Son mari, rentré de voyage entre temps était venu passer une soirée avec elle à la Mauvillère.

 

imagesQuelque temps après notre retour, demande a été faite par eux de nous confier les ovines âgées pendant leur absence de deux mois à deux mois et demi. Nous avons acquiescé avec plaisir.

Depuis bientôt deux ans, aucune nouvelle du couple britannique.

Quant aux British ewes (brebis), elles se portaient à merveille, grignotant foin  et herbe à volonté entre de longues siestes, faisaient excellent ménage avec Kiwi et Fifi Rebita (voir article intitulé Histoire de la famille Rebita publié en octobre 2009) et ne semblant même pas s’ennuyer de leurs anciennes connaissances britanniques.

Kiwi, le seul garçon, stérilisé, doux comme un agneau !

Kiwi, le seul garçon, stérilisé, doux comme un agneau !

Fifi Rebita, vive et peureuse depuis toujours.

Fifi Rebita, vive et peureuse depuis toujours.

 

Des vacances prolongées jusqu’à quand ?

Peu importe. Elles se plaisaient ici, nous plaisaient et tout est bien comme cela.

Et puis Ma et Freckles m’ont offert leur manteau de laine au printemps dernier, que peu à peu j’utilise dans mes tissages. Dans quelques mois, leurs généreuses toisons auraient été à nouveau coupées et travaillées. Encore du bonheur à venir !

Il en a été décidé autrement pour deux de nos chères brebis.

Il y a six mois j’écrivais que le plus dur serait de leur donner la piqure finale quand leurs pattes ne pourraient plus les supporter. Elles finissent toutes ainsi chez nous, après de longues années de bonheur.

Car personne, ni humain ni ovin, n’est éternel !

 

Si Fifi Rebita, la sœur de Kiwi, a succombé, il y a six mois, à un ulcère à la mamelle, Ma

Bonne nuit ou restez éveillé selon que vous compterez les moutons ou les soustrairez car, comme l’ont dit les Marx Brothers :

Tout le monde sait qu’en cas d’insomnie il suffit d’additionner mouton après mouton pour s’endormir. Mais combien de personnes savent que, pour rester éveillé, il suffit de soustraire les moutons ?

 

 

 

( 17 mars, 2015 )

Entre marche et lecture

 

 

« Entretenir le corps par la marche et vivifier l’âme par la lecture », tel est, ce matin, le titre de la newsletter  de  Chemins d’Etoiles, le site dirigé par Sylvain Tesson, mon écrivain préféré et Gaëlle De La Brosse, un site qui informe du « cheminement de voyageurs, d’écrivains, d’artistes, de photographes, de reporters, de scientifiques…, autant de personnalités liées par un même goût pour l’itinérance. »

Ce sont certes les deux activités les plus ludiques que je connaisse, à condition de trouver un chemin agréable et un livre passionnant.

Loin de moi l’idée de faire un exposé sur ces deux activités. Juste quelques citations amusantes ou inspirantes d’auteurs sur le premier sujet.

marche 1

« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! » Raymond   Devos

marche 2

« Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore ». Jean Giono

 

marche 3

 

 

« Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. » Nietzsche

 

 

 

 

marche 4

 

« Un homme qui ne marche pas ne laisse pas de traces. » Georges Wolinski

 

 

Marche 5

Le Vieux sage a dit :

  « L’homme jeune marche plus vite que l’ancien.

     Mais l’ancien connaît la route ».

 

 

 

Quelques citations empruntées au blog UN PIED DEVANT L’AUTRE, association de randonnées pédestres.

( 16 mars, 2015 )

Mes primevères cultivées

Toute tuyautée, aux tendres coloris dégradés de rose.

Primula Belarina, toute tuyautée, aux tendres coloris dégradés de rose, chaque fleur ressemblant à une rose ancienne de tout petit gabarit..

Parmi les 500 espèces de primevères existant sur terre et les 3000 cultivars issus de celles-ci, je n’en possède qu’une dizaine. Les floraisons, souvent généreuses, s’étalent du début mars en août. Au fur et à mesure de leur apparition, je les ajouterai sur cette page du blog.

 

Ayant récemment acheté, à la pépinière du coin, une vingtaine de noisetiers et charmes à repiquer sur les talus du champ, je n’ai pu résister à l’acquisition de ces primevères cultivées, nouveautés 2013, absolument superbes, à fleurs doubles, à peine écloses.

Sortant à peine du feuillage, d'e belles fleurs aux tons violets, rehaussées d'un filet sur le pourtour de leurs pétales.

Primula Belarina Amethyst Ice, sortant à peine du feuillage, de belles fleurs aux tons violets, rehaussées d’un filet de blanc pur sur le pourtour de leurs pétales.

 

 

 

Pourvu que l’an prochain, ces demoiselles refleurissent ! Souvent capricieuses, ces primevères cultivées ne daignent offrir leurs charmes qu’une seule année !

Primula Belarina Valentine Red : à fleurs doubles, d’un rouge foncé profond

Primula Belarina Valentine Red : à fleurs doubles, d’un rouge foncé profond

( 15 mars, 2015 )

Le rite des pépites

Ni en or ni en platine, encore moins en diamant, elles les ravissent. or

 

 

Une ou deux fois par semaine, en fin d’après-midi, se déroule, à la Mauvillère, sur la table de la cuisine, la distribution des pépites. Dans le bol en bois de tilleul ou sur la soucoupe blanche, les mini morceaux sont descendus avec parcimonie du long récipient mauve. « Fais attention ! N’abuse pas ! N’en prends pas trop ! Ne les renverse pas ! entend-on alors.

Ces particules, objets précieux, sont aussitôt, une à une, dirigées par le plus jeune, bientôt deux ans, vers l’orifice buccal, passant en régiment serré entre les rangs de quenottes d’abord immaculées puis vite maculées… de brun couleur chocolat.

La plus âgée, six ans dans quelques semaines, sagement attend le déclic de l’appareil électrifié pour poser délicatement, sur les carrés tout juste graissés, la délicate marchandise, ensuite doucement insalivée et ingurgitée.

Et le rituel continue jusqu’à épuisement des denrées dans les contenants, le cadet tentant souvent avec succès une récidive de l’opération.

Vous l’aurez compris ! Les pépites sont en chocolat, les tartines beurrées et les deux affamés de ces délices sont Baptiste et Laly, deux de nos petits-enfants chéris.SAMSUNG CAMERA PICTURES

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( 14 mars, 2015 )

De l’aube au crépuscule…

Ouvrir les yeux et s’émerveiller de la douce lumière de ce jour nouveau, de la présence des amis chiens qui s’étirent allègrement avant de poser pattes sur le parquet, de toutes les surprises à venir à partir de cette aube jusqu’à son crépuscule. Elever sa conscience à ce point d’émerveillement, tenir bon le plus longtemps possible pour ne plus tomber dans la tristesse, la morosité, la peur, l’angoisse, le macabre…

« En élevant ta conscience, tu t’immunises contre le trouble dans le monde » et en toi ! ai-je lu quelque part.

Tenir bon, se cramponner, se rappeler à l’ordre pour que cette journée reste belle et facile à vivre.

Et, « Du crépuscule à l’aube », nom donné à mon tissage terminé hier soir, sombrer dans un sommeil paisible et transparent, doux et reposant, peaceful, quiet and refreshing.

Du crépuscule à l'aube ( fait de laine aux teintures végétales et bois flottés).

Du crépuscule à l’aube
(tissage fait de laine aux teintures végétales et bois flottés)

( 13 mars, 2015 )

Sous-bois

sousbois3Dans la même veine que le tissage « Chlorophylle », voici « Sous Bois ».

Alternance de bois flottés, de laine en toison teinte avec la chlorophylle et les fleurs d’hibiscus.

 

 

 

 

A lire, pour le plaisir, ce poème simple et émouvant.

 

  Le bouquet des trois feuilles d’or. 

Henri de Régnier (1864-1936)

Je n’ai rien

Que trois feuilles d’or et qu’un bâton

De hêtre; je n’ai rien

Qu’un peu de terre à mes talons,

Que l’odeur du soir en mes cheveux,

Que le reflet de la mer en mes yeux;

Car j’ai marché par les chemins

De la forêt et de la grève

Et j’ai coupé la branche au hêtre,

Et cueilli en passant à l’automne qui dort

                                                  Le bouquet des trois feuilles d’or.

 

sousbois

sb

( 12 mars, 2015 )

Du primevoire à la primevère

prim cachée

En espagnol, italien et portugais, primavera signifie printemps. En ancien français, nous possédions les mots premevaire ou primevoire pour désigner cette même saison.  Il n’y avait qu’un pas pour que Carl Von Linné (1707-1778),  naturaliste suédois s’inspire de cette étymologie  pour désigner la fleur du primo vere (en latin ver, veris le printemps), du début du printemps, la primevère.

primevère mousseJ’aime particulièrement ces fleurs annonciatrices du renouveau des beaux jours après les grisailles hivernales.

Humbles, discrètes, en peu de semaines, elles sortent leur feuillage de sous la mousse, les courtes herbes ou brindilles mortes, partout sur les talus.

 

Issue du mariage d’une primevère jaune et d’une cousine cultivée, au coloris rouge, la jolie rose, redevenue sauvage, est née. Rose pâle,  Chair, Pêche, Rose bonbon, Rose dragée, Rose vif, ses nuances peuvent se conjuguer sur tous les tons.

rose foncé

 

Près de la maison de notre enfance, certains talus présentaient cette gamme colorée que ma sœur Monique et moi avons toujours admirée.

 

 

 


prim rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A demain avec d’autres primevères, celles-là cultivées, que j’ai récemment  trouvées chez le pépiniériste du coin.

 

 

 

 

 

 

 

 

( 11 mars, 2015 )

Juste un sourire…

 

 

Juste un sourire,           Comme un soupir

D’aise.

A accepter             Ou à donner.

Lumière du cœur,      Reflet Bonheur

Etoile des yeux.

Instant précieux.

Rubis aux joues,       Contre la moue

Des jours si gris

Dans notre vie.

Complicité,          Accord secret.

Juste un sourire,      Comme un soupir

D’aise.

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( 9 mars, 2015 )

Nana fait toujours et encore sa loi…. (récit)

 

Pourquoi maman  serine-t-elle souvent à mes longs et élégants cornets auriculaires ces quelques mots : »Nana, arrête de faire ta loi ? »

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Je continue pourtant sans relâche, moi, Nana Long Nez de la Mauvillère, à tenter de me faire respecter de mes congénères. Je ne suis ni méchante ni effrontée. Mais voilà ! Chaque fois qu’un pattu me frôle, même de loin, j’émets un alignement de bourdonnements plus ou moins clairement forts selon l’ouverture de ma bouche. Bouche fermée, le danger n’est pas menaçant. Toutes dents dehors, l’ennemi est à ma portée. Non, non, rassurez-vous, je ne vais pas mordre ! Pensez donc ! Abîmer mes jolies canines immaculées dans une chair souillée et malodorante ! Jamais.

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Ma technique de dissuasion présente parfois ses faiblesses. Je me souviens que Speed, le Labrador, (décédé en 2014) devait avoir une bonne couche de cerumen au fond du tympan car il restait zen et me signifiait que ce tapage l’indifférait !

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Malgré notre petite taille, à mon fiancé Scot et à moi-même, nous pouvions parfois dépasser en hauteur Speed le Labrador !

Quant à BigMa, la grande Beagle, elle aussi partie au royaume des chiens usés) en 2012, elle m’assurait qu’elle en avait vu d’autres dans sa vie antérieure et que mes ridicules borborygmes gutturaux ne l’effrayaient nullement.

Si bien que, même malgré l’intervention de maman, de ses cris et de sa tapette à mouches agitée au-dessus de nos matières grises,  nous prolongeons, un sacré bout de temps, nos prises de becs poilus. Rassurez-vous ! Ces échanges restent verbaux, les vingt centimètres nous séparant n’étant jamais franchis.

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Chacune sur son lit jumeau et le calme règnait !

Une fois l’orage passé, je m’empresse de retourner près de mon amoureux, le Scottish de mes rêves. Le choix des prétendants potentiels étant limité puisqu’il est le seul gars de ma taille !

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Taquin, jovial, placide, discret, pacifiste convaincu, joueur increvable, mon amoureux présente presque toutes les  qualités requises !

Cependant légèrement fragile de la gorge, étant souvent obligés d’interrompre nos parties de courses-poursuites avec ou sans retournements, saltos avant, arrière, prises de catch et judo, surtout lors de prises particulièrement habiles de ma part  connaissant son point faible au niveau des cordes vocales……

Je me tapis alors sournoisement dans les hautes herbes ou à l’abri d’une taupinière pendant que monsieur défroisse ses cordes et reprend son souffle. Pour aussitôt recourir, rebondir,  rerouler et …. retousser encore ! Zut alors !

J’ai omis de vous confier que si nos atomes se révèlent si semblablement crochus, c’est que nous venons tous deux du même bord, de la rue, bref nous sortons de la même geôle.

Cette terrible prison cage d’une déchetterie des environs tout proches dans laquelle, à six mois d’intervalle, on nous a jetés car, soi-disant nous traînions sur la voie publique !

Arrête-t-on tous les humains qui font une sortie en campagne, une fugue ou bien une escapade nocturne, histoire de voir plus loin que le bout de sa truffe !

A quand la parité chien-homme ?

Maman a fort heureusement eu la sublime idée, en entendant parler de ce lugubre endroit, de nous apercevoir derrière les barreaux et de venir à notre secours, nous sauvant de la piqûre du véto chargé d’euthanasier tout animal encagé et non réclamé (ou adopté) au bout d’un certain temps.

Je l’ai échappé belle car le matin où maman est venue me chercher, mes deux copines d’infortune venaient d’être piquées. L’une, parce qu’elle était vieille et l’autre parce que borgne et enceinte !

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Deux autres infortunés encagés  à la déchetterie (je crois y reconnaître un de mes nombreux demi-frères, adopté peu de temps après par un si gentil couple d’amis de maman et prénommé Boubou (le poilu noir),  ainsi sauvé d’une fin tragique.

Imaginez  une telle sélection chez les deux pattes avec gros cerveau !

Je suis désormais à l’abri, chez mes parents chéris et, même s’il m’arrive de tenter de faire, de temps en temps, ma loi, j’accepte et resigne immédiatement les conditions de vie  en tribu conseillées par le réglement intérieur de notre maison familiale.

La suite de ma vie

Comme, depuis ces disparitions de Speed le Labrador et de Big Ma , la grande Beagle, maman a re sauvé deux autres amis, j’ai toujours autant de boulot, car eux aussi, ils sont beaux mais de loin !

doudoune et Riri O

Quand la grande brune, Doudoune, me frôle, j’enfile mes talons les plus escarpés en lui chantant mon refrain préféré.  Ce qui l’éloigne doucement de quelques centimètres de ma très noble personne.

 

 

 

Quant au petit Riri, c’est un mec charmant avec lequel je flirte car je constate que mon vieux fiancé Scottish, aux jeux dans le champ s’essouffle vite. Non, je ne vais devenir ni polygame ni cougar mais, entre nous, mieux vaut avoir deux bons amis que pas du tout.

Riri O

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous embrasse tous et toutes et au plaisir de vous enquiquiner !

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( 8 mars, 2015 )

Un air de chlorophylle

Chlorophylle

 

 

 

J’ai ainsi baptisé le petit dernier né de la laine de mes douces brebis et de la teinture issue de la luzerne et des fleurs d’hibiscus. Sans aucune prétention je l’ai nommé sauf celle du merci de quelques heures de bonheur à l’ouvrage.


 

 

 

 

Une fois le tissage fini, les fils de chaîne noués, j’éprouve la joie d’exister, de me prouver à moi-même que je suis et que je peux continuer à être ainsi, à créer, sans réfléchir dans quel but. On verra bien, le temps voulu.

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Laine, bois flottés, la main se délecte de les unir pour le plaisir des yeux, du temps qui passe bien dans ces moments-là.

 

 

 

 

 

 

J’aime particulièrement cette phrase de Marc Chagall
 » Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons, durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir. « 

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( 6 mars, 2015 )

Petite épître à Sylvie, wonderful dame

Photo empruntée à Féminin bio.

Photo empruntée à Féminin bio.

Epître : du latin epistola = lettre

J’ai cherché un terme à la fois modeste et fort pour te qualifier et ai dû faire une incartade dans la langue de Shakespeare pour y puiser ce « wonderful », mot qui, dit à haute voix, explose de tant de la force que tu as, du courage à vivre les tempêtes, du cri de bonheur à apprécier cette vie, malgré tout.

« Merveilleuse » résonne mielleux, trop féérique.

« Superbe » trop hautain, inattingible.

« Magnifique » pas assez fort et trop usité.

Je garde « wonderful » et j’y ajoute « dame » pour  rendre hommage à ta dignité, ton honnêteté, ton mode de vie dans ta « cabane en carton dans le silence des arbres », ton éloge permanent à la Nature et à ses habitants ailés et pattus, pour te remercier de tous les plaidoyers que tu nous donnes à lire et qui sont comme les épîtres, autrefois dans la religion.

 


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Amis qui cherchez une raison de trouver votre voie près de la nature, un idéal de vie simple et pure, une artiste en mandalas, couture et confection de yourtes, une sœur toujours proche de vous par ses écrits pour réfléchir sur la société, le respect de ce qui en vaut la peine, courez, courez vers Yurtao, le blog de Sylvie  ou vers la librairie la plus proche pour y acheter son livre « Vivre en yourte, un choix de liberté », un « hymne à la sobriété heureuse ».

Merci, Sylvie, merci, merci et encore merci !

Photo empruntée au blog de Sylvie

Photo empruntée au blog de Sylvie. Des milliers d’autres,
plus belles les unes que les autres,
attendent les lecteurs du blog :
un enchantement pour les yeux et le cœur.

( 5 mars, 2015 )

Silence

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Banalités, futilités.
Les gens causent.
Jamais d’pause.
Des rumeurs, des malheurs.
Tout y passe et repasse.

Chu u u u u u u u u u u u u t !

Un rouge-gorge s’est posé
Sur une branche du pommier.
Le vent frais murmure,
Là, dans la ramure.
Le soleil s’éveille.
Les bourgeons sommeillent.
Et je suis ici, sans bruit.
Calme…..
Silence….
Paix…..
et….
joie.
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