( 27 juin, 2016 )

Agonie

J’ai deux poules dont l’une est à l’agonie. 

Je dis bien « agonie », du grec agonia qui signifie combat, lutte, dernière lutte de la vie contre la mort.

Non, vous ne saviez pas que ce terme n’est pas exclusivement réservé au genre humain ? 

Depuis des mois, elle se traînait, semblant nonchalante, posant doucement et lentement une  patte après l’autre, hésitant à tourner la tête sur mon passage, ne se jetant plus avec avidité pour picorer le blé sur l’herbe, ne courant plus après insectes et vers de terre, comme continuait de le faire son unique compagne de basse-cour.poulette 1

La mine grise, la crête peu colorée, l’œil terne, le plumage moins éclatant, la gallinacée avait quelque chose de travers.

poulette 2

J’ai longtemps pensé qu’elle se remettrait, avec les beaux jours, de cette dépression physique et ne suis pas allée consulter un médecin pour poules.

Hélas, son état a empiré au fil des jours, aggravant ma tristesse à chaque rencontre tri ou quadri quotidienne.

Elle venait de chez maman, cette cocotte.  Car maman, éleveuse d’une quarantaine de poules pour sa consommation personnelle et celle de ses enfants (sauf moi puisque végétarienne), tenait à m’en offrir une ou deux, les plus jolies ou les plus gentilles.  

cocotte 3

Les plus habiles à sauter la clôture pour chaparder les légumes dans son jardin, elles m’étaient destinées. Les cocottes commençaient alors une longue vie de balades et de farniente, à l’abri de couteau tranchant, ayant juste pour tâche de nous assurer un œuf de temps en temps, quand elles le souhaitaient.

Maman nous a quittés en 2013. Or elle ne s’occupait plus de volailles depuis un an au moins. Si je compte bien, les toutes dernières poules qu’elle m’a offertes seraient âgées de 4 ans. Elle me les donnait, sachant que j’aurais toujours, au moins, de beaux œufs frais à gober puisqu’à son grand désespoir je ne me sustentais plus de chair d’animaux de la ferme et d’ailleurs. 

Petite maman est morte, la poule va mourir. Nous allons bientôt suivre ce sinistre cortège de morts qui disparaissent dans le néant de la terre ou du feu et dont, peut-être il faudrait bien le croire, l’étoile brille quelque part au firmament de l’Eternité.

 cocotte 4

Je sais qu’elle souffre, ne mangeant plus, ne se perchant même plus sur la branche à cet usage dans le poulailler, près de sa sœur poule qui, elle, semble très affectée en restant à ses côtés pour la veiller, ne caquetant même plus.

 

Et je me dis que la souffrance, animale ou humaine est la même.

Que pense-t-elle dans sa petite cervelle d’oiseau ?

Que penserons-nous tous lorsque l’heure de l’agonie aura sonné ?

Le dégoût d’avoir vécu pour en arriver là !

Le non-sens de la vie qui conduit  à la déchéance avant le dernier soupir !

La privation prochaine des êtres aimés et de Dame nature !

Le drame de la souffrance en attendant le dernier souffle !

étoile

Puisse cette petite poule ne plus souffrir bien vite pour rejoindre cette immense Paix dans laquelle nous aimerions tous entrer, le plus tard possible, dans la douceur et sans douleur ! 

Ce matin du 28 juin, la pauvre poulette n’a pas eu la force de sortir du poulailler et, ce midi, son corps gisait, sans vie, à l’entrée de sa demeure.

Je suis soulagée qu’elle soit enfin morte. soulagée qu’elle n’ait plus à souffrir davantage…pour mourir.

« Vivre, se nourrir, … accomplir la tâche pour laquelle on est né et mourir : ça n’a aucun sens, c’est vrai, mais c’est comme ça que les choses sont. »
L’élégance du hérisson    Muriel Barbery

 

 

( 23 juin, 2016 )

De la cuisse à la fesse…

Non, je ne suis nullement tentée par la pornographie, les écrits à tendance libertine ou bien les photos carré X.

Seulement, ce matin,  la nature m’a fait une farce.

J’étais courbée, fourche en action, à pester contre la dure tâche d’arrachage des pommes de terre.

Les vilaines ayant chopé, plus vite que prévu, le mildiou, il fallait agir dans l’immédiat.

Sol boueux suite à la journée pluie d’avant hier et au violent orage de cette nuit, patates collantes de terre, gants de jardin alourdis par une épaisse couche de gadoue, bêche au manche glissant, elle aussi épaissie de cet humus noirâtre.

Bref, je pestais quand soudain j’ai vu, à l’extrémité de la fourchée, apparaître deux jolies fesses.

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Et pas n’importe quelles fesses ! Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir à qui elles appartenaient.

Eh oui, c’était bien celles de la Belle de Fontenay.

Vous l’avez déjà rencontrée, cette belle à croquer ? 

Vous avez oublié le lieu ?

Voyons, était-ce au supermarché ou bien dans vote assiette ?

Envolés fatigue et mal de dos ! 

J’ai souri à cette farce de la nature qui arrivait à point pour clore le pénible arrachage de pommes de terre !

J’en suis restée sur les fesses, à la vue de ces fesses en goutte d’huile qui ne m’auront pas coûté la peau des fesses et que je croquerai bientôt.

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Conclusion :

Si nous sourions plus souvent et rions plus fort, paraît-il que nous vivrons plus longtemps !

Une journée de plus gagnée ce matin !

 

 

( 17 juin, 2016 )

Cuisse de nymphe émue

Ah ! La cuisse, mot peu poétique pour désigner cette partie des membres inférieurs qui va de la hanche au genou, généralement cachée sous le pantalon ou la jupe, légèrement tabou parce que proche voisine du sexe.

Un mot cependant inspirant puisque inséré dans bon nombre d’expressions familières dont vous connaissez ou devinerez la signification.

*Se taper sur les cuisses
*Se croire sorti de la cuisse de Jupiter
*Faire une belle cuisse à X
*Montrer ses cuisses
*Arriver par les cuisses
*Avoir la cuisse accueillante
*Tirer cuisse de quelqu’un
C’est bien sûr aussi une partie mangeable de l’animal pour les non végétariens, cela va de soi : cuisse d’antilope, de canard, de chapon, de cheval, de lapin, d’oie, de pigeon, de perdreau.
Pour certains fruits, l’on a eu recours au mot :   ainsi la Cuisse-madame, cuisse-dame : variété de poire précoce, longue et renflée, de couleur fauve.
Rozier_-_Cours_d’agriculture,_tome_8,_pl__2,_cuisse-madame
Saviez-vous qu’un quartier de noix débarrassé de son enveloppe s’appelle une cuisse ? Les écureuils en sont friands, de cette cuisse végétale !
C’est aussi la couleur de référence du champagne rosé.
Quant aux fleurs, et j’y arrive enfin, j’ai la chance de contempler chaque jour ma Cuisse de Nymphe Emue, dans le jardin du haut, bien à l’abri du pêcher. Je m’y penche pour humer son si délicat parfum onctueux, puissant et subtil, sublime. Et savourer des yeux son coloris rose très pâle ainsi que ses innombrables pétales serrés de rose ancienne.cuisse
La belle apparue en France au XVIe siècle vient de Crimée. D’abord nommée rosier blanc royal, elle devint ensuite cette cuisse de nymphe. Nos amis anglais la nomment « great maiden’s blush », grand rougissement virginal. Toujours couleur cuisse, avant prémices du plaisir charnel ! A une différence près ! C’est que la belle dame a conservé sa défense épineuse ! Et gare à qui s’en empare sans avoir montré patte douce !
 
Certaines palettes de couleurs conservent cette désignation apparue vers 1775, d’un certain rose incarnat pâle et délicat, un peu la couleur des maillots roses des petits rats de l’opéra, sur certains tableaux de maîtres.

Danseuse. Renoir

Danseuse. Renoir

Connaissez-vous toutes ces nuances du coloris rose ? 
Bisque, chair, cherry, coquille d’œuf, dragée, bonbon, pelure d’oignon, framboise, fuchsia, incarnat, Hollywood, Nacarat, Mountbatten, persan, vif, saumon et notre cuisse de nymphe.
Pourquoi le terme « nymphe » en place de demoiselle ou dame ? Nymphe, dans les mythologies grecques et romaines, c’était une divinité féminine, entre la jeune fille en âge d’être mariée, la fiancée ou la vierge.
Une divinité de la nature, une ondine chez les Germaniques, toujours jeune et belle, escortant une déesse ou un dieu, presqu’immortelle. En raccourci coquin, une fille à la cuisse dévoilée. Et, qui plus est, émue !!!
Diane et ses nymphes de Rubens

Diane et ses nymphes de Rubens

Bénie soit cette cuisse de nymphe émue, au jardin !cuisse 3

Un seul regret : à l’automne, la belle ne daignant pas remonter sa jupe pour laisser apparaître sa cuisse, je devrai attendre trois autres saisons et demi pour me délecter de ses parfum et charmes  ! En langage pépiniériste : rosier non remontant !

cuisse 2

J’ai omis de vous dire que ce charmant rosier m’a été donné, il y a quatre ou cinq ans, par une dame nonagénaire très cultivée, mélomane devenue presque aveugle et avec laquelle, pour rompre un peu sa solitude, j’allais, chaque vendredi après-midi, passer deux heures. Elle parlant beaucoup de musique, audition de morceaux qu’elle aimait à l’appui, et moi écoutant surtout et apprenant d’elle sur la vie et les œuvres des musiciens et chanteuses d’opéra.

Elle aimait beaucoup les roses, témoin cette Cuisse de nymphe émue qu’elle décrivait comme son rosier préféré et dont elle m’a donné un rejeton. 

rosier-cuisse-de-nymphe-emue 

 

 

 

 

 

 

( 11 juin, 2016 )

Bibiche

On l’appelait Bibiche, chacun laissant apparaître un léger sourire moqueur à la commissure des lèvres en prononçant ce surnom.

C’est si facile de se moquer d’une personne différente de soi, surtout lorsque le vice, le mal-être ou la dépendance dont elle souffre s’affiche sur son corps physique.alcool

Une légère moquerie mêlée de pitié pour celle qui avait été fort jolie, certes vêtue de tenues bien au-dessus du genou, de jeans ultra moulés. Un minois fin, de grands anneaux pendant aux lobes de ses oreilles, elle attirait l’œil. Causant volontiers avec les gens. Une fille presque normale !

D’ailleurs qui est normal ? Nous avons tous quelque part un défaut caché, plus ou moins visible de temps en temps, un vice, une peur, une angoisse secrète et qui nous ronge la vie !

Bibiche avait besoin de plaire à tout prix ! Sentant peut-être déjà sa vie raccourcie plus tôt que de coutume ?

C’était sa façon à elle de se prouver qu’elle existait !

Bibiche, je m’en souviens quand elle était une très jeune maman accompagnant son fils à l’école maternelle dans laquelle j’enseignais.

Avec sa petite famille, elle est ensuite venue habiter dans la commune.

Bibiche avait-elle eu une enfance heureuse ? J’en doute fort.

Probablement déstabilisée dès son plus jeune âge, la maman aux trois hommes couvreurs (le mari et les deux fils) sur les toits des chaumières environnantes a commencé à boire plus que de coutume. Et quand on aime boire, une bière est la bienvenue puis une autre et encore une autre….

alcool 2

Une fois l’engrenage enclenché, c’est fichu pour arrêter le terrible mécanisme.

Bibiche a plongé en plein dans la cuve d’alcool ! Jusqu’à l’ivresse chaque soir….

Depuis quelques années, même le matin, elle offrait le triste spectacle d’une très maigre silhouette titubant en allant chercher son pain et la boisson à laquelle elle était accroc.

Son corps prématurément usé, squelettique a été incinéré avant-hier. Elle avait tout juste 53 ans.

bal 1

Bibiche s’est envolée vers le royaume dans lequel elle pourra enfin se reposer  en toute quiétude, loin des peurs et des addictions de toutes sortes, loin des regards moqueurs et des commentaires cinglants, loin des maux de la terre !

 

( 10 juin, 2016 )

Un cousin peu connu

Et le cousin de ce lierre rampant que nous connaissons bien puisque nous le pourchassons à grands coups de sécateurs et faucilles (voir article précédent), vous voyez qui c’est ?

Ce discret cousin nommé lierre terrestre est, lui aussi, partout présent.  Le long des haies et en bord de route, la plante aux feuilles en forme de cœur, d’un vert foncé allant au violacé, est en fleurs du printemps à l’automne. Discrètes, elles aussi. En forme de cœur inversé, elles peuvent être roses à mauves. lierre 3o

Jadis ce végétal était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche.

Contrairement à la magie noire qui offre des aspects négatifs,  la magie blanche, elle, concerne une utilisation de la magie à des fins altruistes, ou préventives  avec des moyens presque toujours positifs, bénéfiques. terrestre 1 oElle guérit, protège, exorcise, renforce, réconcilie… Elle invoque les « esprits bons », Dieu… et pas les mauvais démons. Ouf !

Qui a alors intérêt à utiliser le lierre terrestre ?

Placée sous la couche des jeunes mères, avec d’autres herbes, elle leur redonne des forces après le travail de l’enfantement.

terrestre 2 o terrestre 4 o

Elle plaît bien aux abeilles et autres insectes qui la butinent avec joie.

La cuisinière pourrait l’utiliser pour relever les salades ou les soupes un peu fades.

Les fleurs servent parfois pour décorer les gâteaux.

Elle a longtemps servi à clarifier, aromatiser et préserver la bière, avant l’utilisation du houblon

Et puis, quelle panacée  en médecine parallèle !

Riche en tanin, en huile essentielle et en  vitamine C.

Et, pour les connaisseurs, elle possède aussi du 1,8-cinéole (également appelé eucalyptol), α-pinène, apigénine, β-sitostérol, bornéol, acide caféique, acide férulique, hyperoside, iode, lutéoline, menthol, acide oléanolique (un vasodilatateur démontré), acide rosmarinique, rutine, acide ursolique.

Elle soigne les inflammations de l’œil, les tintements d’oreille, les indigestions, les blessures.

Elle est même aujourd’hui étudiée pour le traitement préventif de la leucémie, de la bronchite, de l’hépatite, du cancer et du Sida. Attention ! A consommer cependant avec modération.

terrestre 5 o

Merci encore à Wikipédia, mon précieux dictionnaire en ligne qui nous permet de nous cultiver !

Peut-être reconnaîtrez vous maintenant, au cours de vos balades campagnardes, le lierre terrestre, cet ami qui nous veut du bien !

A bientôt pour d’autres causeries au coin …….de l’ordinateur !

 

( 8 juin, 2016 )

Inhabituel sapin

A quelques centaines de mètres de chez nous, il y a ce poteau autour duquel s’est enroulée, il y a un ou deux ans, la liane arborescente tant décriée, maudite et enfin sectionnée.

On dirait un sapin de Noël à la mi janvier, lorsque la fête est finie et qu’il n’est plus le héros des festivités. lierre 2 O

Cette liane morte fut un vigoureux lierre dont voici quelques caractéristiques.

Merci aux sites dans lesquels j’ai un peu pioché.

lierre 3

Nommée lierre grimpant, l’espèce de lianes arbustives à feuilles persistantes, de la famille des Araliaceae, au nom latin d’Hedera Helix, est prospère, il est vrai.

J’ai voulu étudier un peu qui elle était et pourquoi son existence. J’y ai découvert que, moi aussi qui fais la chasse à la plante dès qu’elle commence à envahir un muret, un arbre ou un quelconque endroit, je me trompe sur son compte.

Qu’elle me pardonne mon erreur !

Non, ce n’est pas une plante parasite, étouffante.

Car elle ne se nourrit qu’avec son système radiculaire souterrain et n’abîme, en fait, que les murs déjà abîmés et fragilisés par les ans ou une mauvaise construction lézardée.

Ce sont surtout ses petites  ventouses agrippantes que l’on croit destructrices. Il n’en est rien puisqu’elles ne possèdent aucune fonction absorbante et ne pompent donc pas leur hôte à ses dépens.lierre 4

La liane protège les arbres puisqu’elle absorbe l’humidité stagnante et freine la prolifération des bactéries et parasites.

Abri d’une faune fort utile au jardin ou au verger,  la rondelette, rondette, rondote ou lierret, autant de petits noms charmants pour désigner ce végétal, a l’art de fleurir tard, après les autres plantes et la chute de plusieurs de ses feuilles qu’elle perd au bout de leur 6e année.

Et à l’approche de l’hiver, ses fleurs sont les bienvenues pour nos amies les abeilles qui les butinent et y trouvent de quoi nourrir leur nombreuse famille dans la ruche.lierre 5

Le comble, c’est que le lierre est un dépolluant de l’atmosphère et un assainisseur de notre environnement.

Quant à ses propriétés médicinales, elles sont multiples mais attention, la plante peut aussi se révéler toxique ! 

Du symbole de l’immortalité chez les Egyptiens, c’était l’arbre d’Osiris, à celui de la fidélité (explication inutile), il est devenu la brebis galeuse de notre paysage ! 

Alors, les ami(e)s, changez d’avis et que vivent le lierre  et ses longues lianes venues du fin fond de la Préhistoire et dont la durée de vie peut aller de 400 à 1000 ans !

( 7 juin, 2016 )

Expérimentation au jardin

Je ne trouve pas de temps en ce moment pour écrire sur mon blog. Vous savez pourquoi ?

Non, ceci n'est pas la butte, juste un herbier d'ail, de physalis peruviana et laitues dont les plants m'ont été offerts. Le tout sur terre enrichie.

Non, ceci n’est pas la butte, juste un herbier d’ail, de physalis peruviana et laitues dont les plants m’ont été offerts. Le tout sur terre enrichie.

 

Eh bien j’étudie, je risque, j’expérimente, je teste et j’innove au jardin. A défaut de grande quantité de légumes, je m’essaie à la qualité de la terre, au travail fourni par ses habitants et à la production de quelques plantes comestibles sorties d’un humus riche en vie qui pourront orner ma table et régaler nos papilles.

Une autre planche de salad bowl, généreuse laitue à couper.

Une autre planche de salad bowl, généreuse laitue à couper.

Je parle bien d’expérimentation !

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Résultats non garantis et peut-être à longue échéance.

Tentée par la permaculture depuis quelques années, je me suis renseignée via Internet et les You Tube du jardin du Graal ou d’Emilia Hazelip que je me suis passés en boucle. Ca a mijoté la nuit dans ma tête et m’a conduite à la réalisation d’une butte. perma 2

Après avoir creusé un fossé de 30 cm de profondeur sur 1,20 m de large et 10 m de long, en forme de U, je l’ai empli de branches petites et grosses ramassées à Hudimesnil, au bois de la Rabotière, avec la complicité de mon époux pour le  transport de la charretée.perma 3

Bien tassé, l’amas de bois a été recouvert de plusieurs seaux de feuilles mortes et terreau provenant du même bois, de feuilles d’orties cueillies avec mains précautionneusement gantées .

Il ne restait alors qu’à remettre la couche végétale prélevée lors du creusement pour obtenir une butte que j’ai bien arrosée et saupoudrée de paille dont plusieurs balles étaient entassées dans le grenier à foin depuis au moins trente années.

Quelques jours plus tard, soulevant la paille, j’ai planté dans la terre, sur le sommet de la butte, un artichaut, un plant de patate douce, quelques filets de poireaux, un basilic pourpre, une touffe de persil, un poireau perpétuel, etc.

Touffe de persil et salades

Touffe de persil et salades

Sur les côtés, j’y ai glissé pas mal de pommes de terre Ratte.

Promesse de framboises

Promesse de framboises

Les résultats ? Patience et longueur de temps….

Je vous tiendrai au courant. D’ici là, bon vent léger, petite pluie fine alternée de soleil et ça devrait pousser !

 

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