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( 27 septembre, 2016 )

Là-haut, dans la montagne…

Là-haut, perché dans la montagne à 1572 mètres au-dessus du niveau de la mer, il est un village de 489 âmes.

Grimentz il se nomme. Sis dans le Valais, l’un des 26 cantons suisses, dont la capitale est Sion, 32 ooo habitants, la ville trois fois déçue de ne pas accueillir les Jeux Olympiques d’hiver, trois fois dauphine d’Innsbrück (Tyrol autrichien) en 1976, de Salt Lake City (Utah aux USA) en 2002 et de Turin (Torino en Piémont italien) en 2006.

Sandrine, Timo et Nolan

Sandrine, Timo et Nolan

 

Non, je n’ai pas pour but de vous ennuyer avec un cours de géographie. Juste évoquer l’endroit dans lequel habitent Lénaël, notre fils aîné, Sandrine, sa charmante épouse vendéenne, Timo, 14 ans et Nolan, 12 ans, nos petits-enfants.

Un emploi dans la restauration, pourquoi pas jusque là-bas, les a tous deux, alors très jeunes serveurs, attirés. Se côtoyant sans se connaître, nos Français expatriés se sont alors rencontrés au bout d’un an de vie au village. Il y a une vingtaine d’années.

chalet

Et depuis tout ce temps, nous n’attendons plus leur retour sauf passager, lors de leurs vacances, généralement deux fois l’an.

Pour les nouvelles fraîches, allo allo, le satellite nous permettant de franchir les 1054 kilomètres en trois secondes.

Petite gentiane

Petite gentiane

 

Au troisième étage d’un chalet au pied des remontées mécaniques, la famille habite. Un autre enfant très poilu, quadripattu, du type mistigris, partage leur vaste espace aux larges baies vitrées ouvrant sur la montagne.

Pensée des Alpes

Pensée des Alpes

 

L’air pur des cimes, le charme du petit village aux chalets de bois, mélèzes et sapins formant écrin en dégradés de verts, les amis fidèles, le blanc manteau neigeux l’hiver, la fraîcheur ensoleillée estivale, la féérie des vallons à l’automne, tout est réuni pour les retenir là-haut.

 

 

Epilobe

Epilobe

 

Et moi, en bas, dans mon si plat pays, je rêve de voyage là-haut tout près de nos enfants, de leur village, de la Dent Blanche, du lac de Moiry, des herbages tout fleuris de gentianes, pensées, épilobes, edelweiss, pulsatiles, campanules, germandrées, arnicas et asters, des vaches aux cloches tintinabulantes.

Je rêve de cette charmante église où j’aime tant aller chanter un Ave Maria, seule dans la discrète lumière filtrée par les vitraux !

Arnica

Arnica

A l’ombre des sapins et mélèzes, à la contemplation du soleil couchant tout près de la tsigère de Pierre, aux longues balades le long des sentiers escarpés en compagnie de nos chers grands et petits Suisses, à la découverte des bisses du Valais.

 

Septembre 2006 Lénaël, Timo et Nolan près du lac de Moiry

Septembre 2006 Lénaël, Timo et Nolan près du lac de Moiry

 

En attendant les beaux sommets alpins, je saurai me contenter de randonner du côté de Montpinchon, Montchâton, Montabot, Montcuit, Montfarville et Montmartin ou Montrabot, tenez, poussons même jusqu’au Mont saint Michel, histoire de prendre si peu de hauteur et d’apercevoir, qui sait ! dans le lointain, le joli village de Grimentz.

"Et ce glacier vieux de millions d'années", montre Lénaël

« Et ce glacier vieux de millions d’années », montre Lénaël

 

 

( 27 septembre, 2016 )

Au fond du gouffre

Le cafard des jours sans, des heures moroses, des nuits peuplées de cauchemars, vous connaissez, vous aussi ? C’est le commun de tous les mortels, plus ou moins important. Un passage à franchir, tels les gros nuages qui glissent dans le ciel et laissent enfin apparaître le bleu de l’azur.

Et comme écrire m’est devenu besoin vital, je trouve réconfort en disant les choses. Car si l’amitié est une thérapie, l’écriture l’est aussi. 

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Vous arrive-t-il, à vous aussi, de vous trouver

Au fond d’un gouffre effrayant et adverse ?

Un trou noir dans lequel, jusqu’au cou empêtré,

L’on songe à s’évanouir, tant ce vide bouleverse.

 

Une ombre rigolante vous regarde d’en haut,

Maléfique, perverse, cruelle, épouvantable,

Insensible et hautaine. A sa main, une faulx.

Silhouette de mort, forme abominable.

 

Sur un côté, à l’orient, une lueur.

Un minuscule éclat de lumière scintille,

Une étoile lointaine, juste un tout petit cœur.

Approche-toi de moi, douce étoile qui brille,

 

Comme un léger appel vers un futur meilleur,

Une invitation à nous donner la main

Et parcourir ensemble, loin du chemin des pleurs,

La longue et tendre allée pour un autre demain.

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