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( 27 août, 2017 )

Entre Diable et Bon Dieu, de l’abîme au zéphyr

Il est des périodes, dans la vie, où tout soudain se précipite. Et dans ces durs moments, ils sont deux à s’asseoir à la table, l’un voulant de toi jusqu’aux ongles, l’autre restant modeste, attendant le propice moment de se frayer un sentier en ton âme. Le premier t’enchaînant à la roue grimaçante et le deuxième larron tentant de te hisser vers le bleu de l’azur. escaliersouslaneige.jpg

Diable voudrait emporter la bataille, agitant violemment le cœur de sa victime, la forçant, ricanant, à médire, à maudire, haïr, malfaire, voire, le traitre ! la poussant jusqu’au seuil de ses brûlants enfers. tn2hirondelles.jpg

Que d’efforts pour le Bienveillant qui sagement attend la bonne occasion pour te réconforter, tendre sa conciliante et amicale main, guettant fidèlement le moment opportun de pouvoir te convaincre que tout n’est pas perdu. Inégal combat, pour qui ne veille pas. Et quelle longue veillée, pour ne pas succomber, pour croire encore et toujours à la force de vie qui te sauvera de l’abîme. Croire au ciel bleu, au doux zéphyr… Inégales alternances de désolation laissant place à l’espoir, de timides sourires succédant aux rivières de larmes. « Le Diable, c’est l’ami qui ne reste jamais jusqu’au bout », a dit Georges Bernanos. Ami trompeur, aux paroles mensongères, à l’attitude vile, au regard de travers, à la corne tueuse. A fuir à toute allure puis, une fois le mouchoir asséché, inviter le Bon Dieu, ses p’tits anges et ses saints, s’emplir le cœur d’une douce espérance et continuer de vivre en rayant de sa liste de gens à fréquenter ce maudit bigre, démoniaque malin, foutre faux dieu et stupide importun.pommiers déracinéspng

 

De l’abîme au zéphyr, franchir le gigantesque pas pour enfin vivre encore !

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