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( 30 octobre, 2017 )

Rêve de demain

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avenir, cet ailleurs qui vous comble d’espoirs

Sots, insensés, fous ! Difficiles ajutoirs

Entre hier et demain et de la vie la suite !

Maint portail à ouvrir, une seule clef fortuite.

Labyrinthique choix de chemins inconnus,

De dédales chinois et de sommets ardus,

De lendemains rieurs, d’après-demain tristesse.

Il faut s’attendre à tout sur la terre diablesse !

Je rêve de bonheur, le malheur est partout !

Des cœurs je sens le froid, la pierre et le dégoût. 

L’olympe sur ce sol ? Mais vous n’y comptez guère !

Niche-t-il dans l’ombre ou tout près de Cythère ?

Hermétique havre, inaccessible port,

Infranchissable pont, intouchable trésor

D’un navire gisant au fond de l’onde sombre,

Enfoui à tout jamais dans la pâle pénombre.

Avenir incertain, improbable ailleurs !

Rêver plutôt la vie pour un peu de bonheur !

Et non, tel Icare, les ailes trop brûlées, 

Chuter depuis le ciel vers les géhennes damnées.

 

 

 

 

 

La chute d’Icare. Marc Chagall. Centre-Pompidou

 

( 30 octobre, 2017 )

Lettre ouverte aux enfants expatriés

 

Vue de la fenêtre de ma chambre, en face

Vue de la fenêtre de ma chambre, en face

Quatre jours de bonheur en Suisse suivis d’une semaine de vacances des enfants suisses ici ne pouvaient que m’inciter à partager avec vous mes impressions sur ce blog abandonné à la page vide depuis plus de trois semaines au moins.  

Essai humoristique sur le départ des Petits Suisses

Dimanche 29 octobre. 3h30 du matin. La maison râle de se sentir abandonnée, et moi aussi. Les charmants enfants viennent de déserter leur terre natale pour rejoindre ce minuscule ridicule pays, 12 fois moins grand que notre chère France, dont ils sont tombés en amour. Une infidélité de plus de vingt ans déjà ! Pourquoi s’expatrier dans cette nation exempte de ces infinies superbes côtes océaniques, de cette mer « qu’on voit danser le long des golfes clairs », privée de ce climat modérément pluvieux, dépourvue de mouettes rieuses et de goélands argentés kreeayant gaiement en frôlant la vague houleuse ! Envolés vers ce bout de terre aux bosses acérées, aux pics vertigineux risquant de trouer les nuages et de déclencher mainte avalanche de cette trop pâle fleur de farine glacée, vers cette étrange contrée ayant recours à pas moins de sept présidents pour venir à bout des lois, contrats et traités à régir !

 Zut alors ! J’attends déjà ce retour au bercail (pas avant un an, dîtes-vous ?) Mais c’est la Bérézina, Waterloo et Trafalgar tous réunis !!!!

Vue de la fenêtre de ma chambre, à gauche

Vue de la fenêtre de ma chambre, à gauche

 

 Me reste l’espoir d’ouïr très bientôt, et souvent, les sonnailles et clarines des mammifères au lointain, le cri de la marmotte apeurée sur l’alpage et, et, et …le son de votre voix au téléphone, sur le natel, le Skipe ou le WhatsApp, mes enfants chéris.

Bon voyage à vous !  De tout cœur avec vous ! Mum 

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