( 1 mars, 2018 )

Froide matinée d’hiver

Sur le talus, la violettviolettee a froid dans le petit matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les jonquilles qui hier dressaient fièrement leurs longs cous, font de leurs tiges une lugubre révérence à la terre. Le sol est gelé à pierre fendre. Dans les jeunes sapins siffle le vent glacial tout droit venu de Sibérie. Quelques flocons doucement dansent avant la chute et aussitôt fondent sur l’herbe rase du champ. Les chiens gambadent autour de moi, insensibles aux frimas hivernaux.

Le nez caché sous l’écharpe de laine, je presse le pas, boules de graisse en main que je déposerai aux branches des pommiers. Délice des mésanges, rouges-gorges et moineaux qui trouveront, en attente du redoux, nourriture d’appoint.

Dans leurs chaudes pelisses laineuses, les quatre brebis broutent la maigre verdure à l’abri de la haie. J’entends au loin un chien qui hurle. Je pense alors à ce bonheur tout simple de vivre cette journée, parce que tu existes, même si tu es absent.  

 Chaque journée est une petite vie, chaque réveil et chaque lever une petite naissance, a dit Arthur Schopenhauer in Les aphorismes sur la sagesse dans la vie (1886)

  

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