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( 7 mars, 2018 )

Dès que je pense à toi

             DES QUE JE PENSE A TOI

liseron

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès que je pense à toi, mon cœur se réjouit.

Même quand tu es loin, je sais que tu existes.

Chaque matin nouveau, à peine épanoui,

M’est aussitôt bonheur et me rend optimiste.

 

Dans tes cheveux d’argent j’aime glisser mes doigts,

Travailler au journal pendant que, toi, tu rimes,

Echanger nos avis, résoudre les « pourquoi ? »

Evoquer tous propos, même les plus intimes.

 

Si parfois te déçois, affligée pour si peu,

Fragile, j’en conviens, c’est mon itinéraire.

Chacun  a ses travers. Il faut vivre avec eux.

L’on ne peut retourner au ventre de sa mère.

 

J’aime notre amitié, aux marges de l’amour,

A l’abri des folies de nos jeunes années.

J’aime notre amitié, plaisirs sages du jour,

Nos corps la nuit blottis sous couette tempérée.

 

J’aime notre amitié, notre complicité,

Nos petits mots fréquents galopant sur les ondes,

La projection de films, dans l’univers ouaté

De la chambre à coucher, à la croisée des mondes,

 

De Jouvet à Spielberg, antiques ou récents.

J’aime notre amitié quand couteau et fourchette

S’agitent au repas, pour nos palais gourmands.

J’aime notre amitié à multiples facettes

 

Qui donne du piquant, qui provoque frisson

A nos corps fatigués et apporte lumière

A cet hiver qui vient, tel un blanc liseron

Fleurissant au talus, sur le muret de pierre.                             

 

  Nellie, La Mauvillière, le 23 février 2018

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