( 17 juillet, 2018 )

Tout là-haut, sur l’étagère, les pots de confiture…

Me tapant sur l’épaule, elle m’a dit, suite à mon texte relatif à cette pièce débarras-cagibi nommé médon : « Et, dans le médon, les pots de confiture, tu les as oubliés ? »

Oui, ma chère sœur, j’avais oublié cette longue étagère très haut perchée dans le médon, ce cagibi dont vous connaissez maintenant presque tous les trésors.

Merci aux sites sur lesquels j'ai chipé quelques pots de confitures.

Merci aux sites sur lesquels j’ai chipé quelques pots de confitures.

 

Le tabouret de service, parfois l’escabeau, étaient les bienvenus pour atteindre les bocaux de verre remplis de ces friandises très sucrées.

Inévitable et unique dessert sept jours de la semaine, matin, midi et soir, ce copain de la tartine, en osmose avec l’inséparable ami beurre.

L’alternance était appréciée.

Après dix pots de gelée de pommes, denrée courante puisque pommiers à gogo aux vergers, quel délice, celui d’enfin ouvrir un trésor de confitures de prunes ou de cerises avec morceaux laissés à fondre dans la bouche pour que dure le plaisir. images

Je me souviens de ces longs ennuyeux après-midi entiers à cueillir grades, cassis et groseilles à maquereau (plus rarement celles-ci car moins productives), temps d’entraide familiale car à la ferme il n’était pas concevable de ne pas aider les parents dans presque toutes les tâches habituelles, y compris celles de la récolte des fruits à confitures.

L’automne approchant, nous courions vers talus et taillis à la recherche de mûres, en n’omettant surtout pas de prélever une bonne quantité de fruits encore rouges pour que la confiture prenne. Une fois de retour, il nous restait à ôter les piquants de nos doigts et à supporter quelques jours la brûlure des griffures de ces arbrisseaux épineux aux aiguilles acérées.

Merisier

Merisier

 

Au champ nommé la Verrerie, il y avait un merisier dont la généreuse fructification nous permettait quelques pots de délicieuses confitures de ces minuscules merises dont la cueillette nous colorait doigts et lèvres d’un gourmand rouge cramoisi.

Et ces tiges de rhubarbe, plusieurs fois l’an coupées car de rapide levée de tiges, qui permettaient de varier les plaisirs gustatifs. images 3

Le cagibi a été détruit ainsi que toutes les pièces de la maison de notre enfance.

Papa et maman s’en sont allés vers d’autres cieux d’éternité.

Fini le temps des confitures et gelées.

Je n’en consomme plus du tout. Trop sucré. Aliment vide, qui n’apporte rien de bon car fait avec du sucre blanc. Je préfère les fruits entiers à cette mixture archi sucrée. Sauf pour la consommation des tiges de rhubarbe sur lesquelles je ne voudrais me casser les dents !

Et vous, la confiture, ça vous parle ? 

 

1 Commentaire à “ Tout là-haut, sur l’étagère, les pots de confiture… ” »

  1. Anonyme dit :

    Oui la confiture me parle…Mais j’ai essayé d’en faire mais trop sucré alors maintenant je l’acheté toute prête mais n’en mange pas tousi les jours. Les femmes se donnaient beaucoup de mal autrefois…Nous aussi car la cueillette fallait aider…maintenant. On a le choix et aussi de ne rien faire…….

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