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( 31 décembre, 2018 )

Bonne Année 2019

Dans mon petit panier de vœux préparé pour vous, j’ai mis et vous envoie une paire de baisers, une poignée d’amitié, une généreuse dose de bonne santé, trois cents rayons de soleil, soixante ondées de pluie salutaire, cinq nuits de blancs flocons, un kilo de bonheur, un pot de rires, un cruchon de joie et quelques grammes de pur amour à consommer près de qui vous voudrez.

 Vive l’an nouveau !

Bonne Année 2019

Vers la lumière ! Pastel 1995

( 18 décembre, 2018 )

Etincelante … jusqu’au bout des doigts

 

Thanks a lot, Frances !

Thanks a lot, Frances !

Qui a, un jour, croisé, dans la proche région,

La pétillante et généreuse et dynamique

Amoureuse du chant, de nos chœurs l’aiguillon,

Ne peut pas oublier le personnage unique ?

 

Unique dans sa voix, soliste soprano,

Unique à la baguette, habile à nous instruire

Aux mélodies rythmées, chants internationaux,

Aux berceuses si tendres à vous laisser séduire !

 

Tout au long de l’année, nos rendez-vous chantés

Sont heures de partage et joies de la détente, 

Un fort solide lien à privilégier.

 

Tant que chante l’oiseau, tant que suis gazouillante,

Aimerai côtoyer la dame à claire voix,

Brillant de lumignons jusqu’au bout de ses doigts.

 

Mélodies en roses vagues ; Pastels 1995

Mélodies en roses vagues ; Pastels 1995

 Nellie, la Mauvillière, mardi 18 décembre 2018, 11h du matin

( 17 décembre, 2018 )

Demain !

brou5

Cette main  au pommeau de la canne agrippée,

Aux veines apparentes, à la peau de vieillard,

Ces jambes qui trébuchent en errant sur l’allée,

Tentant de supporter ce corps dans le brouillard,

 

Ce visage qui fut autrefois tout sourire,

Rose carnation, pommettes perchées haut,

Dont il ne reste que cette image de cire,

Blafard astre lunaire, à mine de Pierrot,

 

Ces cheveux mal peignés, aux boucles disparues,

Maigres et tout blanchis, tristes comme le glas,

Silhouette fantôme égarée dans la rue,

 

N’attendant rien de bon car son temps est passé,

Sentant déjà la mort, aspirant au trépas,

C’est toi, c’est moi, demain ! Le sort en est jeté !

 

 Nellie, La Mauvillière, le 17 décembre 2018, 8h du matin

( 10 décembre, 2018 )

Au mélèze du champ

    Pour vous, mes enfants suisses chéris. Je vous aime bien fort. Mum                                          

 arbre 4 O

Tout là-haut dans le champ, un mélèze a grandi,

Un frêle rejeton, rapporté d’Helvétie.

 Le petit Valaisan, année après année,

A pris de l’assurance et grandement forci,

Etendant ses longs bras débordant d‘énergie

Au-dessus du talus, protégeant des ondées

 

Insectes et bovins, ou bien les ombrageant

Lors des chaudes journées de saison estivale,

Fournissant en automne des poignées de bolets,

Cèpes jaune orangé sur tapis verdoyant.

L’élégant conifère a, sa condition normale !

Laissé choir ses aiguilles, quelques cônes ont chuté.

 

Dès le prochain printemps, il saura s’habiller

De ses fines parures, légèrement flottant

Au coutumier vent d’ouest. Rêvera-t-il de neige

Qui viendrait sa cime de flocons saupoudrer ?

Tels certains de ses frères, aura-t-il tout le temps

De vivre ses six siècles et voir un florilège

 

De passants se disant : « Mais que fait ce mélèze

Sur le talus du champ, en ce pays normand ? »

Depuis longtemps déjà serai devenue cendre

Tandis que le bel arbre aura gardé ses aises.

La déesse nature a sur nous l’ascendant

D’une force infinie, belle leçon à prendre !

 

Chaque matin au champ, je lui donne bonjour,

Lui rappelant aussi son pays de naissance,

Ce merveilleux endroit précieux à mon cœur,

Le blanc versant alpestre abritant mes amours,

Les enfants de ma chair. Le bon temps des vacances

Au pays de Grimentz, autre aspect du bonheur.

bolets 5

Bolets au champ, cet automne, sous le mélèze.

 Nellie, La Mauvillière, le 10 décembre 2018

( 1 décembre, 2018 )

Poème à maman

 

Revu et amélioré le 1er décembre 2018, cinq ans après que maman est partie.

Du chagrin au manque, du manque à la résignation, de la résignation à la paix, avec éternels regrets cependant…

 maman permis

 

Maman, si tu savais…

Maman, si tu savais le chagrin que me cause

La vue de ta demeure autrefois habitée,

Aujourd’hui dénudée, solitaire, oubliée,

Et ton coquet jardin aux bordures de roses,

Garni de beaux légumes pour toute la famille,

Au coin ombré de menthes et puis de camomilles.

  

Intarissables pleurs d’un temps évanoui !

Perdues à tout jamais, les saisons de l’enfance !

Orpheline, maman, de ta douce présence,

Déesse du refuge, maîtresse du logis.

Me manquent ton sourire et ta proposition :

« Allons donc au jardin voir ce qui a poussé ! »,

Panier d’osier en main, pour quelques légumes frais

Que tu savais offrir, toujours à discrétion.

Nos chambrettes coquettes, large escalier de bois

Aux rampes dévalantes, les armoires aux draps blancs

Pieusement conservés, défraîchis par les ans,

Racontant les grands-mères : « Dis-moi encore une fois…. »

Et maman rappelait que cette broderie

Au fin fil de coton, c’était celle de Marie.

 

Cette salle à manger préservée des repas

Pour ne pas la salir, à cirer chaque année,

Avec sa table ronde et, sur le grand buffet,

Ce chantant pose-plats, cadeau d’un beau-papa.

Ces vieux miroirs piqués vers lesquels nous tendions

Nos frimousses d’enfants pour interrogation.

 

Les vilains souvenirs s’estompent avec le temps.

Ne restent que ces vagues à chagrin et regrets,

Montée d’escalier et cour à traverser,

Un trottoir à franchir et accéder, maman,

A toi, enfin ! « Bonjour, ma Lily, tu vas bien ? »

J’irais mieux si, maman, tu revenais demain.

 

Juste pour un instant, à gratter tes allées, 

A cueillir les tomates, défouir les pommes de terre,

Ecosser les p’tits pois de tes doigts de fermière, 

A mijoter la soupe ou préparer le thé.

Juste quelques minutes pour savoir si, là-bas,

Dans ton beau paradis, tu as rejoint papa.

 Papa et maman plage

Je te porte en mon cœur, ma petite maman,

Mais n’ai pu y loger notre grande demeure

Qui, depuis ton départ, vers le néant se meurt.

Si, malgré tout, je vis encor quelques printemps,

Je n’oublierai jamais nos plus jeunes années

Et pleurerai le temps de notre maisonnée.

 

  

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