( 10 décembre, 2018 )

Au mélèze du champ

    Pour vous, mes enfants suisses chéris. Je vous aime bien fort. Mum                                          

 arbre 4 O

Tout là-haut dans le champ, un mélèze a grandi,

Un frêle rejeton, rapporté d’Helvétie.

 Le petit Valaisan, année après année,

A pris de l’assurance et grandement forci,

Etendant ses longs bras débordant d‘énergie

Au-dessus du talus, protégeant des ondées

 

Insectes et bovins, ou bien les ombrageant

Lors des chaudes journées de saison estivale,

Fournissant en automne des poignées de bolets,

Cèpes jaune orangé sur tapis verdoyant.

L’élégant conifère a, sa condition normale !

Laissé choir ses aiguilles, quelques cônes ont chuté.

 

Dès le prochain printemps, il saura s’habiller

De ses fines parures, légèrement flottant

Au coutumier vent d’ouest. Rêvera-t-il de neige

Qui viendrait sa cime de flocons saupoudrer ?

Tels certains de ses frères, aura-t-il tout le temps

De vivre ses six siècles et voir un florilège

 

De passants se disant : « Mais que fait ce mélèze

Sur le talus du champ, en ce pays normand ? »

Depuis longtemps déjà serai devenue cendre

Tandis que le bel arbre aura gardé ses aises.

La déesse nature a sur nous l’ascendant

D’une force infinie, belle leçon à prendre !

 

Chaque matin au champ, je lui donne bonjour,

Lui rappelant aussi son pays de naissance,

Ce merveilleux endroit précieux à mon cœur,

Le blanc versant alpestre abritant mes amours,

Les enfants de ma chair. Le bon temps des vacances

Au pays de Grimentz, autre aspect du bonheur.

bolets 5

Bolets au champ, cet automne, sous le mélèze.

 Nellie, La Mauvillière, le 10 décembre 2018

1 Commentaire à “ Au mélèze du champ ” »

  1. Anonyme dit :

    Oh oui longue vie à ce jolie mélèze. …En plus de grimentz alors !!!!! Merci nelly pour ce joli voyage…

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