( 29 mars, 2019 )

Epine noire en robe de mariée

épine

Au printemps, les surprises abondent au champ. Hier une primevère rose s’étant hybridée au fil du temps avec sa cousine jaune, un tapis doré de ficaires et ce matin et cette épine noire, nommée aussi prunelier, aux mille fleurs immaculées. Un arbuste aux piquants acérés saupoudré de merveilleux légers flocons.

Une belle à caresser seulement du regard ! Un doux visage avec mains aux longs ongles terriblement pointus ! 

Quel splendide spectacle !

A l’automne, ses fleurs se seront transformées en  petites baies  violacées,terriblement acides à partir desquelles  nos grands-mères concoctaient une liqueur à offrir en fin de repas, histoire, paraît-il, de faciliter la digestion !

( 26 mars, 2019 )

Etonnants courriers new wave

A Christelle, Lénaël, Sébastien, Jean-François, Romaric, Annie, Patrick, Jean-Marc, Michel et Cie

imagesZTPI4ZV8Tel un semi automatique réflexe, chaque matin, en guise de tartine à mon thé brûlant, mes doigts me guident vers ce grand F blanc carrelé de bleu. Curiosité, amical lien ? Les deux certainement, mes actualités du petit matin.

What’s new, Pussy cat ?

sans-titre

Et j’y trouve petits bonheurs à mes yeux, quotidiennement renouvelés, égayant mes heures de travaux écrits, un hublot vers les autres qui ont quelque chose à dire, une chaîne de messages des fidèles mêmes amis. A consommer à toute heure, sans déranger. Moins bruyant qu’un coup de fil, plus bavard qu’un sms… Rassurez-vous ! Pas une accroc ! Juste quelques secondes parmi les milliers accordées chaque jour.

Légitimes protestations à approuver, à signer. Surprenantes, insolites belles photos partagées, tendres séquences animalières, nouvelles fraîches des enfants en de-ci ou au-delà des Alpes. 

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Un charmant lien que nos grand-mères approuveraient, j’en suis certaine, puisqu’elles aussi portées sur, autre époque autres outils, ces cartes postales ou papier à lettres qu’elles couvraient volontiers d’encre violette ou de mine graphite pour transmettre leurs news aux proches.

Faut savoir s’adapter, vivre avec son temps.

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 « On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes. » Andy Warhol

( 20 mars, 2019 )

Mon site à moi…

 imagesAprès presque un demi-siècle de vie commune, puis la séparation, j’eus beau constamment lever les yeux vers les jolis blancs nuages perchés au firmament, aucun prince charmant ne s’en échappa pour continuer un bout de chemin à mes côtés. Je pris donc le taureau par les cornes et m’engageai dans l’arène des milliers de prétendants virtuels sur le meilleur des sites, signale le net !  

Bien m’en prit car je m’y amusai comme une  folle, telle une gamine de 15 ans lookant vers les gars de son lycée.

Permettez-moi de vous dire juste quelques lignes à ce propos.

A l’entrée dans cet univers très particulier, « ouah une nouvelle ! », les candidats affluent. Ruse des tenants du site qui, tel l’hameçon cherchant à atteindre son objectif poisson payant, vous ouvrent les vannes de leur grouillant vivier ? Ou bien curiosité des inscrits ravis d’accueillir une nouvelle proie ? I don’t know.

Un tri s’impose immédiatement parmi les « qui n’affichent pas leur photo », les « qui ont si peu à dire », les « qui vous déplaisent au premier abord », les « qui font des fautes à tous les mots » et les sectaires, exigeants, ronchon, peu délicats, soi-disant richissimes, possédant un doctorat ou bien un Bac + 7 ou 8… Seuls deux ou trois restant au fond de l’épuisette. Si le profil écrit retient aussi mon attention, un petit mot s’impose, bateau ou plus personnel. Une réponse peut surgir dix secondes plus tard, engagement d’une conversation vite interrompue si le répondant relisant mon profil bute sur les terribles chiffres 7 + 0 assemblés !!  Aïe, trop vieille, crois-je l’entendre soupirer ! Dommage, intéressante pourtant ! Allez laisse béton ! 

Ou d’une conversation qui peut durer quelques jours, se terminer par l’échange des E mails et l’abandon du site pour des discussions plus perso. Longues lettres, toujours dans le domaine virtuel, à la découverte de l’inconnu. Pour ma petite personne qui aime écrire, un régal ! Jusqu’à ce que le déclic, clic clac cloc, se passe et que la perle rare, le prince charmant, le garçon rêvé surgisse enfin, à la conquête d’un bonheur commun. Un rêve enfin devenu réalité !!!! Suffit d’y croire pour que le miracle arrive !!! Mais chuttttttttttttt !

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A vos sites, gens solitaires, esseulés et rêveurs ! Mais veillez au grain et sachez trier la bonne céréale de l’ivraie !  

( 12 mars, 2019 )

Perpét….rer ou perpét….uer, perplexe une seconde !

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Eh bien zut alors ! En plein milieu d’article, je dois stopper net car j’ai un trou ! Lequel des deux verbes dois-je utiliser à bon escient dans ma phrase en construction ? Perpétrer et perpétuer.

Ouf ! Je ne suis pas la seule à hésiter, note le site de l’Académie Française. Puis-je vous faire part de ce que j’y ai appris ? Nous nous instruirons ensemble !

Bien sûr, ce ne sont pas des homonymes tels chaos-KO-cahot, ver-verre-vers-vair ou encore sein-saint-seing-ceint, homonymes signifiant mots de prononciation identique.

D’accord avec moi ? U et R ne sont pas frères jumeaux.

Ces deux mots sont donc des paronymes, mots presque identiques, à 1 ou 2 lettres près.

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Et justement les plus souvent confondus sont mes sujets de doute, les compères perpétrer et perpétuer.

Perpétrer, qui signifie « commettre (un forfait) ». Et perpétuer, « faire durer infiniment ou très longtemps ».

Oh oh ! En effet, il n’y a pas intérêt à confondre ces mots sous peine de …perpétrer une grave erreur de français, crime verbal sans sang ! 

J’eus donc aimé que vous ne perpétrassiez jamais, vous non plus, cette faute de lèse-majesté afin que vous perpétuassiez la qualité de notre belle langue française.

Voilà ! C’est dit !

 

 

   
( 6 mars, 2019 )

Déjà mercredi !

6h du mat ! Sommeil envolé ! Quel jour  ? Mercredi ? MER  CRE  DI , dis-je ? Au fait, qui a choisi ce mot ? Et pourquoi ?

Allez hop ! Doudoune, Riri, debout ! « Déjà ? » semblent penser mes deux chiens qui lentement s’étirent avant de quitter leur panier.

Au lieu d’égoïstement faire la petite recherche, je vous la livre aussi, toute fraîche et fumante. Hélas sans croissant tiède car le boulanger du village s’est barré depuis longtemps. Quant à la caisse distributrice installée sur la grand place de l’église, un peu cloche elle ne sait livrer que baguettes et encore, si ventre alimenté !!

 

Mercure, la 1ère planète, la plus proche du soleil.  Futura-sciences.com

Mercure, la 1ère planète, la plus proche du soleil.
Futura-sciences.com

Mercredi ! Ah ! Encore ce latin, langue morte et pourtant continuellement ressuscitée dans les mots de notre quotidien ! 

Commençons par la fin : di = dies, le jour, présent dans les sept jours. Facile !

Mercre : Mercure. Ah oui ! Et comme les Romains, parlant latin, adoraient les dieux planètes, le tour était joué.

Lundi, la lune.

Mardi, Mars.

Mercredi, Mercure.

Notons que chez nos voisins les Allemands, il y a eu dérogation à la règle puisque, question de logique et pied de nez au peuple de César, Mercredi s’appelle Mittwoch et signifie milieu de la semaine.

Jeudi,  Jupiter.

Vendredi, Vénus.

Et  Samedi, Saturne.

Quant à Dimanche, c’est l’exception à découvrir ultérieurement.

Quel est ce soudain soupir de mécontentement que j’entends au loin ?

 Oh oui, je les reconnais ! Ce sont Neptune et Vénus qui regrettent qu’une semaine ne possède pas 9 jours ! Un peu jalouses que la lune qui n’est pas une planète mais le satellite de la terre, ait usurpé le nom de l’une d’elles !

Vous saviez déjà tout cela ? Tant pis pour vous !

Vous avez appris quelque détail ? Tant mieux ! 

Et bonne journée du MER CRE DI !

 

 

( 3 mars, 2019 )

J’ai trouvé escarpins à mes pieds

sans-titreOserai-je vous avouer n’avoir pas encore vraiment rencontré *richelieu ou *brogue à mon cœur, après avoir quitté, en fin août 2017, le mocassin pour lequel j’avais contracté, 44 ans auparavant, devant Dieu et l’assistance, assurance à vie ? 

Suis-je naïve, sotte et stupide ????

Voilà le sort des ballerines qui ne pensent qu’à danser, sur pointes peu assurées, le Sacre du Printemps ou La Belle au Bois Dormant et qui se retrouvent à piétiner, chagrines, sur le bord du Lac des Cygnes !!

Si quelques modèles à boucles, de coloris variés, traversent parfois mon chemin, après les avoir testés quelque temps, je les trouve inconfortables, trop étriqués, trop lâches et les remise au grenier des indésirables. En attendant le basket de luxe qui réjouira mon cœur, je vous confierai que j’ai  cependant trouvé escarpins à mes pieds. Et de bien vrais !!!

Pendant près d’un demi-siècle, exempte de talons hauts pour ne jamais dépasser le plafond de ma moitié, chacun 165 cm de l’orteil à la pointe du cheveu, j’ai dû bouder les talons hauts. Aujourd’hui me voici calcéophile en escarpins, essayant de rattraper ce temps de privation.

Je me plais aussi à penser, avec Gabrielle Chanel, qu’ »Une femme avec de jolies chaussures n’est jamais laide ».

Si l’appréhension est un frein au port des talons hauts, vive le défi qui fait passer outre l’inconfort momentané, la peur de la chute et le « qu’en diront-ils et t-elles » !

Quelques essais de cinq puis sept centimètres au-dessus du niveau de mon habituel piédestal s’étant avérés concluants, je me suis enhardie jusqu’à mon Everest de 9,5 cm.

Dans mes escarpins, je me sens femme ! Une heure, deux heures, guère plus car ensuite mes orteils me rappellent vite à l’ordre :

« T’as vu notre tente de camping ? A cinq dans cette piaule de prison ? Arrête de *surbooker ! Tu nous fatigues ! »  

Et puisqu’il est dit que “La vie est courte, les talons ne doivent pas l’être” (Brian Atwood), vive les escarpins !

shopping

*richelieu : chaussures hommes très raffinées, avec laçage fermé en V, pour pieds fins.

*brogue : chaussures dont le dessus en cuir  possède des trous perforés, pour jolis motifs.

*Surbooker : louer un endroit pour trop de personnes à la fois

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