( 7 juillet, 2017 )

Votre voisin se nomme-t-il Fromond ?

 

FranceNormandieSaintFromondEgliseDe proche ou lointain voisin prénommé Fromond, moi je ne connais pas. Et pourtant des Fromond, il y en a eu puisque, à une cinquantaine de kilomètres d’ici, un évêque de Coutances ainsi baptisé a fondé une communauté vers 650 sur le terrain de laquelle il a été inhumé. Des miracles ayant eu lieu à cet endroit précis devenant centre de pèlerinage, à un monastère bâti mais rapidement détruit par les envahisseurs normands ont succédé un prieuré de Bénédictins puis une église au XIIè siècle, re re et remaniée au fil des siècles, appelée abbatiale.

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Abbatiale dans laquelle, mercredi soir 5 juillet, nous avons passé une fort agréable soirée et donné un concert avec Appel Gospel.

Et voilà qu’autour de l’endroit s’est développé un village nommé Saint Fromond, aujourd’hui d’à peine 800 âmes.

ange fromond

Fromond, un prénom d’origine germanique, lit-on, Frodmund (frod avisé et mund protection).

Le nom de cet ange triste, planté là juste devant l’abbatiale, à l’aile à demi brisée et qui n’a pu rejoindre le cortège de ses copains des cieux ? Tenez, pourquoi pas Fromond ! Indifférent aux passants, privé de sourire, le pauvre ange attend, figé dans la pierre, la venue d’une Angèle, Angelote ou Angélique qui saura lui redonner espoir.

Mi seule ! Tiens, tiens ! Où donc se cachait Mo ce soir-là ?

Mi, seule. Tiens, tiens ! Où donc se cachait Mo ce soir-là ?

Une curieuse église qui domine la plaine de la Vire, presque de forme carrée, dans laquelle les fidèles sont placés devant, derrière et sur les côtés de l’autel.

 

Merci à l’auteur de la photo.

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Non loin d’ici, mais nous n’avons pas eu le temps de nous y rendre, existent les ruines d’un vieux château fort, nommé de la Rivière, squattées, depuis une vingtaine d’années, par des couples de cigognes succédant à…des naturistes non emplumés, eux aussi bipèdes, genre homo poilux, n’ayant pas l’avantage de voler.

 

( 4 juillet, 2017 )

Bien cher Calliandra

Ma copine Mo m’ayant récemment demandé, photo à l’appui, si je connaissais cette beauté mâle, en cherchant bien je crois savoir de qui il s’agit.

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Qui t’a, un jour, capturé, embarqué tel un esclave, en route vers le vieux continent? 

Laissant là-bas ta famille Fabacée sans nouvelles de toi?

Regrettes-tu parfois ton Amérique du sud, ta Guyane, le Surinam voisin, pays de tes copains, copines, cousins, cousines, oncles, tantes, frères et soeurs ?

Car dans votre famille, reconnais que vous êtes nombreux. Chacun bien différent et, pour s’y retrouver, les négriers vous ont affublés de surnoms variés : tergemina, bella, biflora, californica, chilensis, laxa, humilis, parviflora, conferta et j’en passe.

Cher Calliandra, je comprends bien pourquoi tu portes ainsi ce nom aux origines grecques : kallos beauté et andros mâle.

Qui ne pourrait être séduit par ces atours que tu portes plumeux, de la couleur du sang clairet et qui te vont si bien ?

Calliandra

Les gens de peu d’imagination te traitent de « pompon de marin ». OK ! Mais tu mérites mieux !

D’autres parlent de tes houppettes ! Va pour houppettes ! Houpetta la Bella ! Houppetta la Bellissima ! Je ne sais plus pourquoi tu me donnes soudain l’envie de te chanter !

Ton manteau bipenné et alterne, d’un vert bien soutenu, t’habille tel un gant, à longueur des quatre saisons. Tu te plais maintenant dans notre région mais détestes le froid. Plusieurs de tes amis y ont laissé la vie, enterrés à jamais loin de leur doux pays.

Tu séduis chaque jour et séduiras encore, tant que tu brilleras de tes irrésistibles plumets rouges, bel ami !

Sacha Guitry  Quadrille

 Qui ne serait séduit ? Irrésistible, Calliandra, tu l’es et le seras tant que tu vivras ! 

 

 

 

 

 

( 23 juin, 2017 )

Maman, si tu savais…

Maman, si tu savais le chagrin que me cause

La vue de ta demeure autrefois habitée,

Aujourd’hui dénudée, solitaire, oubliée,

Et ton coquet jardin aux bordures de roses,

Garni de beaux légumes pour toute la famille,

Au coin ombré de pieds de menthes et camomilles.

 

Merci à Jardinage.lemonde

 

Intarissables larmes d’un temps évanoui,

Perdu à tout jamais, le temps de mon enfance !

De toi, maman, me manque la présence,

Déesse du refuge, maîtresse du logis.

Me manquent ton sourire et ta proposition :

« Allons donc au jardin voir ce qui a poussé ! »,

Panier en main, prête à l’emplir avec bonté.

 

Nos chambrettes coquettes, large escalier de bois

Aux rampes dévalantes, les armoires aux draps blancs

Pieusement conservés, défraîchis par les ans,

Racontant les grands-mères : « Dis-moi encore une fois…. »

Et maman rappelait que cette broderie

Au fin fil de coton, c’était celle de Marie.

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Et cette salle à manger préservée des repas

Pour ne pas la salir, à cirer chaque année

Avec sa table ronde et puis le grand buffet.

Ce magique pose-plats, jouant air délicat.

Ces vieux miroirs piqués vers lesquels nous tendions

Nos frimousses d’enfants pour interrogation.

 

Les vilains souvenirs s’estompent avec le temps.

Ne restent que ces vagues de chagrin et regrets

D’une montée de dix marches, d’une cour à traverser,

D’un trottoir à franchir et d’accéder, maman,

A toi, enfin. « Bonjour, ma Lily, tu vas bien ? »

J’irais mieux si, maman, tu revenais demain.

 

Juste pour un instant à gratter tes allées, 

A cueillir les tomates, défouir les pommes de terre,

Ecosser les p’tits pois de tes doigts de fermière, 

A mijoter la soupe ou préparer le thé.

Juste quelques minutes pour savoir si, là-bas,

Dans ton beau paradis, tu as rejoint papa.

 

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Je te porte en mon cœur, ma chère petite maman,

Mais n’ai pu y loger notre vaste demeure

Qui, depuis ton grand départ vers l’ailleurs, se meurt.

Les années défilant, encore quelques paires d’ans,

Eclatée et perdue, telles ces perles de rosée,

Je pleurerai le temps de la pleine maisonnée.

 

 

( 19 juin, 2017 )

Amour de chêne et chèvrefeuille

Chev5En deux siècles de vie, j’en ai vu des intrus.

Maintes familles de lierres grimpant à toute allure,

De tapotants piverts chatouillant mon écorce et ces forts vents contraires brisant mes faibles branches.

J’ai consolé mésanges aux nids par le coucou volés.

J’ai jadis abrité un fringant écureuil jamais à court de noises.

Il m’a même fallu greloter des hivers et griller en juillet.

De l’amour n’ai connu que dame chêne là-bas, hautaine et capricieuse, qui m’a vite oublié dans les bras d’un tilleul.

Je pensais bien finir mes jours sans palpitations, tendresse ni affection.

« Il faut croire en la vie ! », répétait mon voisin le vieux frêne aujourd’hui décédé.

Il avait bien raison, le feuillu maladif ! J’ai trouvé le bonheur.

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A dix mètres à la ronde, j’embaume le jasmin. Que dis-je ? Le chèvrefeuille.

Ses longues lianes folles entourent mon tronc rugueux et ses cent mains fleuries, gorgées de suc miellé, me font tourner la tête. chev2

 

Je crois être tombé en amour de la belle végétale. Nous restons enlacés à frémir dans le vent.

Je lui chuchote ma joie d’avoir trouvé compagne.

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A mon âge, pensez !

Je suis le plus heureux des chênes.

Un chêne, un chèvrefeuille heureux ensemble ? Et pourquoi pas ?

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Ensemble et pour la vie !

Revenez dans deux siècles, si le cœur vous en dit et si Dieu vous permet, et vous constaterez, j’en suis persuadé, notre amour éternel ! 

 

Plusieurs fois par jour, mes balades me conduisent vers ce grand chêne dans le haut du champ, au pied duquel j’ai dessiné un mandala de fleurs de pierre montmartinaises. J’aime à me reposer dans le transat, profitant de son généreux ombrage. Bonheur du subtil parfum de ce généreux chèvrefeuille semblant si heureux à entourer le vieux chêne de ses lianes, fleuries en ce moment.

( 14 juin, 2017 )

Une oreille d’abbé bonne à croquer

ombilic 2 OEn cadeau d’attente pour de nouveaux rendez-vous d’écriture-lecture, cette jolie fleur d’ombilic veillant sur les tombeaux des morts au cimetière de Montpinchon.

Que peut raconter un  nombril de Vénus à ces centaines d’endormis à jamais, sous cette fine pluie diurne ou bien la nuit, au clair de lune ?

La petite succulente, vivace et saxicole, vit ici en solitaire et semble bien s’y plaire puisqu’offrant à la vue des quelques visiteurs en recueillement sa longue hampe de petites inflorescences vert pâle en forme de clochettes. La voient-ils seulement, tout absorbés par leur chagrin ? 

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Moi, je l’ai remerciée pour sa présence divertissante en attente de sortie de messe de profession de foi pour laquelle je devais faire un reportage ce dimanche midi 11 juin. De ce tour de cimetière pour passer le temps, je n’ai retenu aucun nom gravé dans la pierre, aucun ornement tombal particulier. Juste cette modeste fleur perchée au sommet d’un des deux pieux de pierre servant à je ne sais plus quoi.

Connaissez-vous les surnoms de la demoiselle en habits végétaux ?

On l’appelle ombilic, nombril de Vénus mais aussi carinet, cotylédon, coucoumelle, cymbalion, escudet, gobelet, oreille d’abbé.

Tiens, tiens ! Oreille d’abbé ! Nombril de Vénus ! Du sacré au dénudé, n’y aurait-il qu’un centimètre ?

Des confidences enregistrées par une soutane + un mur avec oreilles + la cicatrice fibreuse provoquée par la chute du cordon ombilical de la déesse de la Beauté et de l’Amour = nous sommes en pleine anatomico-ecclésiastico-végéto-nécropolo fiction !

J’observerai de plus près désormais les pavillons auditifs des prélats de la région, ne m’aventurant pas cependant à oser croquer dedans.

Préférant me contenter de quelques tendres feuilles de cette plante, comestibles lorsqu’à l’état de jeunes pousses. A dégustateur de plantes insolites salut !

( 7 juin, 2017 )

L’homme aux six prénoms

1-Connaissez-vous le si bien prénommé René Karl Wilhelm Johann Joseph Maria ?

Non, ne trichez pas en vous vite rapprochant de vos wikipedia ! Essayez un peu. 

2-Né à Prague, Hongrie en 1875, décédé en Suisse à Montreux en 1926. Il a vécu ses cinq dernières années dans le Valais suisse.

3-Marié à Clara Westhoff (1878-1954) de 1901 à 1926, sculptrice allemande.

4-Poète autrichien.

5- Sa photo d’identitéRainer Maria Rilke

5-Nom de famille : Rilke.

Aurez-vous deviné celui plus connu sous le nom de Rainer Maria Rilke, dont je découvre en ce moment la vie et l’œuvre. Un enchantement.

En cadeau, ce poème de lui, qu’il écrivit en 1924, en français, et qui embaume la rose, extrait d’un recueil de vingt-quatre poèmes consacrés à ces fleurs.

    

Merci à Jardinage.lemonde

Merci à Jardinage.lemonde

     Été : être pour quelques jours

 

 

 

 

 

Été : être pour quelques jours
le contemporain des roses ;
respirer ce qui flotte autour 
de leurs âmes écloses.

Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d’autres roses absente.

 

( 5 juin, 2017 )

Douce soirée abbatiale

Deux filles sur les marches de l’église Sainte-Croix

Attendent à Saint-Lô la troisième mousquetaire

Pour une autre aventure vers une orée de bois,

A l’abbaye de Cerisy, un grand concert.

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En prélude, un tout jeune et gracieux poulain

Trottant tout près de sa maman vers l’écurie.

Puis cette famille colvert et son petit bambin

En traversée du charmant lac aux moines, sereins.

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Sculptures d’un autre monde sillonnent le sentier,

Qui nous rappellent qu’entre artiste et commun mortel

La compréhension peut s’avérer d’acier.

Ce que rossignol chante n’est qu’au merle rimmel.

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Enfin ces violons charmeurs et envoûtants,

Et cette verte sirène, de son papa fierté.

Sibelius honoré, un superbe moment.

Une soirée amie, comme je les aime tant !

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( 31 mai, 2017 )

Panique sous cape

brou5Les conditions idéales pour que cette panique prenne naissance puis s’incruste au profond de mon être ?

La foule, légère ou condensée. Le bruit, au-delà des décibels supportables. La non action, en attente de rien ou de si peu.

D’abord timide et tolérable, la méchante grossit à vue de minutes et s’amplifie au son des bouchons de champagne qui éclatent, au bruit des coupes qui se cognent, les yeux des trinqueurs ailleurs que dans les miens, au passage des gargantuesques platées de petits fours étouffoirs et autres amusements de bouche à base de ces saumons morts pour la bouffe ou cochonnets réduits en tranches bicolores. Ce brouhaha  hahanant, se riant d’une douce quiétude, ces gens démons fantomatiques qui passent et repassent allègrement sans vous voir, juste pour les convenances. if 6 0

Je pense et me mets alors à rêver aux opposés. Vous savez : ces petits africains au ventre proéminant qui attendant seulement une miette de tous vos gaspillages, une goutte de ce nectar d’orange qui comblerait leur gorge tarie.

Je songe aussi très fort aux amis arbres jamais à court d’ouverture de leurs ombrages et branches déployées, à mes doux chiens câlins toujours satisfaits de si peu et qui attendent mon retour.

J’en ai marre de perdre mon temps dans ces ridicules garden room parties superficielles et guette désespérément l’endroit d’où je suis arrivée, attends le bon moment pour empoigner la poudre d’escampette mais zut ! il faut encore attendre, ne serait-ce que cinq minutes …. J’avertis ma copine de droite puis celle de gauche de mon imminente fuite. Elles me retiennent un peu mais pas trop car elles ont compris !

Le malaise a maintenant atteint son maximum ! Non, de l’extérieur cela ne se voit pas. Ni rougeur ni pâleur ! Aucune crispation ! Pas de gestes désordonnés ! Tout est là-haut dans mon cerveau anéanti par ces conditions atmosphysiques insoutenables ! J’enrage, je bous, je flippe, j’éclate et pars enfin…..

Me voici libérée de ce carcan prison.

Je retourne chez moi, écœurée de cette horrible soirée, vaccinée pour combien de temps ? 

J’enfile bottes et cape puis cours là-haut au champ, suivie de mes copains canins. Et marche, marche en confiant bien vite larmes et peine à ma douce Nature qui sait me consoler. 

Puis reviens apaisée.

Après la nuit réparatrice, un nouveau jour sourit et moi aussi…. pom2O

( 23 mai, 2017 )

Homme de bois

Près de l’homme asexué je me repose.

Une drôle d’histoire, cette mutilation, que je vais vous conter ! Un être de type masculin dont le membre viril a été sectionné. Dame Nature ayant œuvré à l’aide de ses coups de baguette temporelle, par personne interposée.

Si je ne sais la cause réelle de cette anomalie, je l’imagine provoquée par un individu minus genre mus musculus ou microtus agrestis, un débauché venteux, même un nommé Indra, voire un Jupiter jaloux.

Près de lui, la quiétude enfin trouvée d’une éternité sans dégraffage de chemisier, retroussage de jupon ou froissage de draps. La sérénité de jours et nuits, frileux matins et longues soirées, énivrés de tendresse, de joie, de rires et de partage, de regards partagés sans arrière-pensée, de pureté virginale et de parfums subtils.

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A l’abri des regards, je le contemple, toute en silence, lui de même. Seuls mésanges et merles, grives et moineaux nous offrent leur sérénade, perchés sur les multiples branches du vieux chêne. Le soleil voudrait bien, le coquin ! assister à la scène, savoir ce qu’il en est entre ces êtres-là et envoie prestement ses rayons à l’assaut de l’endroit. Mais les branches touffues ne laissent rien entrer de ses rais curieux.

Il n’est pas très bavard, mon compagnon de bois. Même trop réservé, certains jours, à mon goût ! Je sais bien qu’il m’écoute mais les réponses tardent et me manquent un peu. Je me console et dis que le silence est d’or. Je lis dans les pensées de ses cellules privées d’écorce et cela me suffit. Il faut bien se faire une raison. Peut-être est-ce le lot des  hommes asexués ! Tristes et peu loquaces puisque se sentant diminués.

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Je le rassure constamment, l’invite à partager son cœur. Cela nous suffirait bien largement ! D’ailleurs de tête il est aussi privé  ! Voyez donc son portrait ! 

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Ami de bois, mon compagnon agreste, je t’ai, il y a bien des mois, du feu ou de la tronçonneuse sauvé. Repose en paix et attends ma visite quasi quotidienne ! J’arrive de ce pas, à l’autre extrémité du champ, là où tu te caches et m’attends depuis bientôt cinq ans !

 

( 17 mai, 2017 )

Visiteuses ailées

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Sagement assise près du talus dans le champ,

Je lisais. Autour de moi, les chiens en liberté

Gambadaient et flânaient, chaque museau au vent.

Tous six heureux de ce midi ensoleillé,

Au beau milieu de la généreuse nature,

Du jour l’humble voyage et la simple aventure.

Merci à Insecte.org

Merci à Insecte.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la page douze est arrivée une demoiselle,

Longues et fines pattes légères, abdomen vert.

Petite mouche s’est mise à galoper, rebelle

A mon conseil d’un autre itinéraire

Lui offrant la vie sauve, et moi la page suivante,

Evitant le massacre de l’espionne confiante.

Merci à wikipedia

Merci à wikipedia

 

 

 

 

 

N’osant interrompre la marche du moucheron,

J’ai stoppé tout net ma lecture pour contempler

Le diptère volant en pleine ascension

D’un Ev’rest de mots de Franz Olivier.

Vous aurez reconnu Giesbert, l’écrivain,

Mon auteur favori, et de l’insecte nain.

Merci à Gerbeaud.com

Merci à Gerbeaud.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre a succédé, tout de rouge vêtu,

Chassant le précédent envolé vers  les cieux.

« Pourrai-je bientôt quitter la page déjà lue

Ou suis-je condamnée par ces petits curieux

A la relire encore une centaine de fois,

A l’apprendre par cœur, eh ! pourquoi pas, ma foi ! »

Merci à insectes.net

Merci à insectes.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentir en ces insectes toute la beauté du monde

Et respecter la vie même dans sa petitesse,

Goûter du temps qui passe chaque seconde.

Apprécier l’harmonieuse délicatesse

D’une sauterelle dansant sur une page écrite

Et vouloir protéger l’innocent sans limite. 

 

 

 

 

 

( 15 mai, 2017 )

Philomela , la musicienne

Grive musicienne, song trush (en anglais), Sing Drossel (en allemand)

Musicienne elle l’est certes, la grive qui chaque jour m’offre son riche répertoire de tant de chants d’oiseaux. Je reste à l’écouter, toujours émerveillée par ces airs frais et gais lancés de ce petit cerveau vers l’infini des cieux.

La chanteuse ne se laisse pas facilement approcher !

La chanteuse ne se laisse pas facilement approcher !

Merveilleuse copieuse, turdus philomelos, tel est son nom latin, au sommet du grand chêne, sur une branche du frêne ou dans le merisier, s’égosille à tue-tête, comblant l’air auroral de sons multicolores.

Est-ce dans le berceau-nid qu’elle apprend de son père toutes ces mélodies variées et puissantes, qu’elle reproduira sans jamais se lasser ?

Qu’a donc Philomela à faire avec la grive, me direz-vous ?

Cette jeune fille de la mythologie grecque à laquelle, après l’avoir violée, le méchant Térée, roi de Thrace, époux de sa sœur Progné, coupa la langue ! Et qui, transformée en rossignol, continue à pousser indéfiniment ses lamentations. 

Puisant dans cette mythologie, le pasteur allemand Christian Ludwig Brehm (1787-1864), féru d’ornithologie, l’a ainsi nommée en 1831.

grive musicienne

Source d’inspiration pour d’autres savants puisqu’il existe le rossignol Philomèle, superbe chanteur et l’hirondelle parfois surnommée Philomèle, bien au contraire privée de voix.

Notre ami fabuliste Jean de la Fontaine a, lui aussi, succombé à ce mythe et nous a offert cette fable, toujours étonnamment d’actualité.

           
« Autrefois Progné l’hirondelle
            De sa demeure s’écarta,
            Et loin des villes s’emporta (alla)
Dans un bois où chantait la pauvre Philomèle.
«Ma soeur, lui dit Progné, comment vous portez-vous?
Voici tantôt mille ans que l’on ne vous a vue:
Je ne me souviens point que vous soyez venue,
Depuis le temps de Thrace, habiter parmi nous.
            Dites-moi, que pensez-vous faire?
Ne quitterez-vous point ce séjour solitaire?
-Ah! reprit Philomèle, en est-il de plus doux?»
Progné lui repartit: «Eh quoi? cette musique,
            Pour ne chanter qu’aux animaux,
            Tout au plus à quelque rustique? (paysan)
Le désert est-il fait pour des talents si beaux?
Venez faire aux cités éclater leurs merveilles.
            Aussi bien, en voyant les bois,
Sans cesse il vous souvient que Térée autrefois,
            Parmi des demeures pareilles,
Exerça sa fureur sur vos divins appas. 
– Et c’est le souvenir d’un si cruel outrage
Qui fait, reprit sa sœur, que je ne vous suis pas:
            En voyant les hommes, hélas!
            Il m’en souvient bien davantage.»

 

( 1 mai, 2017 )

Edenique aperçu

A peine sortis du ventre de leur maman, les bébés jumeaux, garçon et fille, se sont mis à téter, ce midi 1er mai, le tiède lait du pis tendu par la jolie vache normande.

jumeaux 1O

Tendre spectacle. Mais si un œil pleure de joie du présent, l’autre déjà larmoie de l’avenir.

Saisir ce tableau à l’instant, le graver à jamais.

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Un jour peut-être, ce sera autrement. 

Sont-ils nés dans le mauvais siècle ? Le prochain millénaire sera-t-il indemne de ventres nourris d’animaux ? J’ose l’espérer…

Ephémère image de paradis, illusion d’un monde de douceur, de tendresse, dans lequel les petits veaux pourraient grandir près de leur mère.

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Futur cauchemar provoqué par la proche séparation de ces êtres innocents, dès demain.

Mains cruelles et injustes les empoignant vers la solitude de l’étable. Le chagrin diminuant, les jumeaux orphelins trouveront des amis de semblable condition.

On s’habitue à tout !!

La maman sera, elle aussi, conditionnée pour une ou deux autres naissances l’année prochaine et les suivantes jusqu’à usure puis abattoir. Un ou plusieurs chagrins de plus avant de retourner brouter l’herbe du champ.

On s’habitue à tout ?

Dans le champ d’en face, l’Eden bientôt perdu. Sur l’écran de face, la France en déchirance ! 

Mon cœur sanglote un peu plus chaque jour. Le monde devient fou, cruel, sans cœur, oublieux de l’Histoire, renouvelant les horreurs déjà subies.

Je ne m’habituerai jamais à ça !

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Demain la vache pleurera, ses deux petits aussi. La moitié des Français hurlera sa colère contre ces cinglés du parti ennemi. Pendant que l’autre moitié applaudira à la future Shoa, à la recréation de l’esclavage, au sectarisme, au barbarisme, à la traitrise, au racisme et à la destruction de tout ce que nous avons patiemment acquis pour la paix de l’Europe.

Le monde est fou !

Comment vivre sur terre en paradis ?

( 26 avril, 2017 )

Vivre avec son coeur…

Valse n° 15 opus n° 39 Johannes Brahms, interprétée par Jeno Jando.

 

Pendant que je conte mes histoires sur le blog, dans ma tête me viennent régulièrement ces pensées : « Tu ferais mieux d’astiquer tes meubles ! Et ces vitres de la véranda, va donc les briquer ! La poussière, tu l’as faite cette semaine ? Et cette étagère toute en désordre, quand vas-tu t’y mettre ?  »

Je préfère écrire ! Tant pis !! C’est ainsi !!!

narcisses 2 OVivre avec son cœur, non point la main collée au chiffon à poussière, au balai mécanique ou électrique, à la cire à meubles ou au pschitt à vitres.

Vivre avec son cœur car les actions ainsi accomplies sont bienfaisantes, réjouissantes, enrichissantes, multicolores, parfumées et savoureuses.

Mon cœur palpite au son des touches de ce clavier, rendez-vous quotidien incontournable avec vous, avec moi-même, avec cette vie qui m’entoure, la nature, les animaux, les souvenirs, les espoirs, les enfants, les ami(e)s.glycine 5 o

Confier à la page blanche  ce qui doit être dit.

Choses insignifiantes, petits riens d’un parcours, aperçus fugitifs  : d’un minuscule ru au fond de la prairie jaillit une cascade au flanc de la montagne. Et je m’emporte et je m’étends, avide de tout vous livrer, pour la joie de nous lire, de nous écrire, de passer un petit moment en votre compagnie, autour d’une tasse encore fumante, pleine de signes de notre belle langue française, délicatement remués avec cuiller en plume, patiemment assemblés jusqu’au point terminal. bal 5

Une fois publiée, tel un pigeon voyageur porteur d’un petit message, la page est offrande non timbrée, partage libre et gratuit.

Et peut-être sourire aux lèvres du visage d’en face ! Vivre avec son coeur... dans CROQUENOTES louis-et-denise-mes-parents

( 25 avril, 2017 )

Cet exquis oranger du Mexique…

 

Nun stehen die Rosen in Blüte Johannes  Brahms

Quelle bonne idée a eue, il y aura bientôt deux cents ans,  cet Aimé Goujaud-Bonpland (1773-1858),  chirurgien rochelais et botaniste de renom, de rapporter lors d’une de ses nombreuses expéditions en Amérique du sud, quelques plants de cet oranger… sans oranges. choisya 2Et ainsi de me permettre de poser yeux et nez sur ses merveilleuses fleurs délicieusement parfumées ! Des centaines de petites étoiles immaculées éclatant sur le feuillage vert anis. Tellement généreuses qu’elles réapparaissent à l’automne, plus timides, souvent surprises par les premiers frimas. Qu’à cela ne tienne ! Au printemps suivant, les voici illuminant l’endroit. choisya 3

L’arbuste se nomme Choisya ternata, cousin germain de l’oranger mais ne produisant jamais d’oranges. Les Anglophones l’appellent d’ailleurs faux oranger (mock orange).

Choisya, en l’honneur du philosophe et botaniste suisse Jacques Denis Choisy (1799-1859).

Et ternata parce que mot latin désignant « regroupé 3 par 3″, en parlant des feuilles et des fleurs.

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Mouton, poules et chiens se réfugient souvent sous le feuillage dense de l’arbuste. Apprécieraient-il, eux aussi l’enivrant parfum du végétal ?

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( 19 avril, 2017 )

Hymne aux fleurs de mon verger

pom 1 0Pureté virginale de la fleur du poirier,

Pétales veinés d’incarnadin chez le pommier,

Au sauvage cerisier immaculées corolles,

Flocons de Reine Claude déjà dans leur envol !

Féérie des clairs printemps, beautés éternelles !

Ma Religion, ma Bible, la paisible nature

Et ses joyaux que, chaque saison, elle nous procure.

Déité sans pareille, Parfum incomparable

De cette vie trop souvent pitoyable !

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( 11 avril, 2017 )

Symphonie safranée

 

Sehnsucht nach dem Frühlinge  ou Komm lieber Mai  Mozart

Symphonie du printemps, chaque an renouvelée,

Pissenlits Florin d'or

Pissenlits Florin d’or

Talus en fête, prairies fleuries, jolis murets,

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Dominances d’ocre, canari, jaune poulette,

Primevères, jaune citron ou poussin

Primevères, jaune citron ou poussin

Pointillés de violettes, d’asters, de pâquerettes.

Epineux ajoncs jaune paille

Epineux ajoncs jaune paille

 

 

Tant de beautés offertes, harmonie des couleurs,

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d'or !

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d’or !

 

 

Subtile délicatesse, mélodie du bonheur.

Jonquilles, langueur d'amour.

Jonquilles, langueur d’amour.

Mon cœur se réjouit du concert que donnent les fleurs,

Primevères tendresse, affection pure

Primevères tendresse, affection pure

 

 

 Bel hymne du silence, de la fête en couleurs. 

( 9 avril, 2017 )

Mon cher Narcisse

J’ai bien pensé à toi ce matin en contemplant les jolies fleurs auxquelles tu as donné ton nom.

narcisses

Sur le talus du haut du champ, les mignonnes Amaryllidaceae que j’interrogeais sur l’origine de leur patronyme m’ont conté ton drame.

Pauvre Narcisse, pourquoi, dès ta naissance, a-t-on posé une contrainte à ta vie ! Pourquoi ce stupide Tirésias a-t-il décidé que ton existence serait longue à une condition : « Il atteindra un grand âge s’il ne se connaît pas ! »

narcisses 2 O

Il est vrai que tu n’aurais peut-être pas dû repousser la jolie Echo ! Tu sais, elle était vraiment amoureuse de toi !

Pauvre Narcisse, le ciel s’est vengé ! Et quelle vengeance !

Te souviens-tu du jour où, profitant d’un superbe soleil printanier, dans ce bois à quelques verstes de ton domicile, charmé par le chant de la source, tu t’es penché au-dessus de l’onde et as vu ton reflet dans l’eau limpide ? Si j’eusse été la beauté personnifiée, moi aussi je serais tombée amoureuse de mon image. Où est le mal ?

narcisses 3 O

« Il faut s’aimer soi-même avant d’aimer les autres« , hurlent aujourd’hui tous les psychologues. Cette lame effilée à ton ceinturon, pourquoi l’as-tu retournée contre toi ? Un suicide pour rien, mon pauvre beau Narcisse.  

Sache cependant que, là où ton sang a coulé, dès le lendemain la nature a engendré une jolie fleur d’un blanc immaculé, au cœur d’or. En ton souvenir, les hommes l’ont appelée narcisse.

Sais-tu aussi que ce narcisse possède un merveilleux parfum que, contrairement à sa légende, il ne garde pas pour lui, en égoïste mais partage avec moi chaque printemps.

Ainsi tu continues de vivre à travers cette élégante fleur, mon cher Narcisse. Merci, bel ami.

( 8 avril, 2017 )

Vertiges de la canopée

Hisser les yeux, là-haut, vers les extrémités.

Arbre A

Arbre A

Grimper dans l’infinitude de la canopée.

Arbre B

Arbre B

 Atteindre, en un instant, de l’arbre l’émergence,

Arbre C

Arbre C

Accéder aussitôt à cette part de jouvence

Du ciel de lit terrestre, du firmament pastel

Arbre D

Arbre D

 

 

Et séjourner, béat, loin du monde actuel.

Agréable et doux vertige de la canopée.

 

Vous avez l’esprit joueur, aujourd’hui ? Alors exercez-vous donc à identifier ces canopées d’arbres du champ, vus d’en bas. Où sont le chêne, le châtaignier, le mélèze, le merisier et le frêne ? Dans quel ordre rangez-vous les lettres : ABCDE ? Ou CBAED ou encore ?

J’attends votre réponse.

Eh bien, allons, c’est donc….

Et si vous ne jouez pas, tant pis ! Vous aurez profité de l’ombrage de ces quelques beaux arbres dont les feuilles s’épanouissent en ce temps printanier.

Arbre E

Arbre E

( 4 avril, 2017 )

Des mondes ……si différents !

 

Vivre des mondes si différents

En une vie.

Embarrassant contenu d’un bilan

De jongleries.

 bal 1

Le tout premier dans le confort du sein

De ma maman,

Bulle tiédeur, attente du chérubin,

Benoîtement.

mariage 3

 

 

Sortie douleur plus cris et traumatismes.

Si j’avais su !

Papa, maman, j’ai tenté l’optimisme.

Pas trop déçus ?

Ma petite personne nue, chez le photographe de Bréhal

 

J’étais l’aînée de sœurette et frérot,

Aimée, choyée.

A leur venue il a fallu, moins beau !

Tout partager.

Nous trois

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps des chemins creux à parcourir

Jusqu’à l’école

Et puis de nuit bien souvent revenir.

Pauvres guibolles.

petite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux méchants problèmes de robinets,

Zéro sur dix !

Succédaient les calculs des intérêts

Maximum six !

Numérisation_20170403 (2Avec grand mère Louise

 

 

 

 

 

 

 

 

Huit années de pension, monde entre filles,

Vive le dimanche !

Temps des dortoirs, bien loin de la famille.

Tenues pervenche !

Sévigné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis l’université, études d’anglais,

Yes, yes, my dear !

De norvégien, danois et islandais,

Ya, det er grei !

Université

 

 

 

 

 

 

Premiers émois, premiers chagrins d’amour,

Voile déchiré !

Vient le prince charmant. C’est pour toujours !

Serment juré !

mariage O

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joie des maternités : deux beaux enfants,

Charmants garçons.

Journées chargées en classe et logement.

Le plein d’action.

enfants

 

 

Serment bafoué, « amour toujours » foutu !

Autre chemin !

Faut oublier le monde disparu !

Vive demain.

 

Portes grand évasées sur l’Amitié

Se sont ouvertes.

Un monde harmonisant et bienveillant.

Douceur offerte.

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Et puis toujours, chanter, chanter encore,

Chanter en chœur,

Chanter la vie, chanter la joie, la mort,

Avec le cœur !

chorale 2016

 

 

 Avant le dernier monde de la Paix,

Inaltérable !

Il me fallait tant de mondes arpenter,

Si dissemblables.

 

 

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( 27 mars, 2017 )

Plaisir d’amitié

Evanouies les distances dans l’espace et le temps,

L’amitié n’a que faire de frontière ou horaire.

Lente est sa gestation, hésitant son élan,

Long chemin d’une timide approche épistolaire.

brou3 

L’amitié, c’est d’abord, le matin, au réveil,

Première noble pensée, un auroral bonjour,

A mes journées pluvieuses le doux rai de soleil,

De cette vie banale le merveilleux ajour.

 

Pensée des Alpes

Pensée des Alpes

 

Echange de discours, silence de l’attente,

Bonheur du grand partage de moments éternels,

Amitié, délicates attentions bienveillantes,

Complicité de nobles échanges fraternels.

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L’amitié, c’est, après la journée de labeur,

S’endormir calmement en murmurant « bonne nuit »

Aux êtres de la terre que je porte en mon cœur,

A elles, à eux, bipèdes et quatre pattes, à lui.

 

Omphalodes à l'oeil étoilé

Omphalodes à l’oeil étoilé

 

« Qu’un ami véritable est une douce chose »,

La Fontaine l’a dit, et le redire j’ose.

 

 

 

 

 

 

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