• Accueil
  • > RIMAILLERIES : mes poèmes sans prétention
( 20 février, 2018 )

D’or les touffes d’ajonc

Pour Mo qui sait bien qu’elle ne prend pas un an de plus aujourd’hui 21 février et qui pourrait affirmer, comme Courteline, qu’ »au-dessus de quarante ans on est tous du même âge. » 

A toi, Mo, ces quelques fleurs ensoleillées en attendant que brille chaque jour l’astre de vie. Nellie

      

D’OR LES TOUFFES D’AJONC

 

 ajoncs 2

 D’or les touffes d’ajonc, en fleurs sur le talus

Tiennent lieu de soleil puisque l’astre de vie

Ne peut se faufiler, dedans le ciel reclus,

Pour briser l’épaisseur du nuageux tapis.

 

Leur parfum vanillé réjouit ma narine,

Les pétales dorés sont émerveillement.

Mais gare à celui qui ose une main câline

Sur l’épineux ajonc au branchage piquant.

 

J’aime ce rendez-vous, chaque matin noté

Sur le bel agenda de mon livre des heures,

Dans l’aube ou la fraîcheur, au souriant lever

 

Du soleil bienvenu, sous la bruine qui pleure.

D’or les touffes d’ajonc annoncent le printemps.

Et mon cœur s’en réjouit, impatiemment l’attend.

ajoncs 1

 

Nellie Duval, La Mauvillière, le 20 février 2018

( 7 février, 2018 )

Satanée pilule

 sans-titre         

 

 

 

 

 

 

« Tu l’as vu, mon comprimé ?

 Idiot ! Je l’ai fait tomber ! »

Nous voilà à quatre pattes,

Examinant chaque latte

Au parquet du logement.

Espérant assurément

Dare dare la capture

Du fuyard en aventure.

 

« Mais où donc est-il caché,  

Ce satané condensé ? »

Scrutant du froid plancher l’aire,

Quatre globes oculaires

S’activent de bas en bas,

Stoppant tout net leur repas,

Du mutin toute saisie

Rimant avec utopie.

 

Piétinant et ruminant,

Nous perdons, zut ! notre temps.

Et abandonnons l’idée

De retrouver la dragée.

Le café qui refroidit,

La tasse de thé aussi !

Les tartines qui attendent

Du breton beurre l’offrande !

 

 

 

Mais soudain dans ma chaussure,

Je sens une bosselure,

Comme un tout petit caillou

Ou bien un grain de cachou.

Faut-il donc croire au miracle ?

Quel insolite habitacle

Pour un vil, coquin cachet,

Baladeur et si rusé !

 

 

Aventure strasbourgeoise survenue le 1er janvier 2018.

 

 

Nellie Duval     La Mauvillière, le 7 février 2018

( 4 février, 2018 )

Dans la nuit bleue

 

Merci à Paul Klee (1879-1940) qui aimait les chats et les a peints.

Merci à Paul Klee (1879-1940) qui aimait les chats et les a peints.

 

Bien lovée au milieu d’une botte de foin,

Dans le vaste grenier la minette avec soin

S’étire, souple encor. La nuit est toute bleue.

L’astre lunaire brille à des milliers de lieues,

Et lance ses reflets dorés au noisetier,

Tout à son périgée*, cette nuit de janvier.

 

Avant de s’assoupir, la vieille chatte sonde

Tous les bruits alentour. La chouette vagabonde

Va, cherchant une proie. Au désespoir d’un chien

A la chaîne étranglé succède un cri lointain,

Un miaulement connu. C’est l’ardente prière

De son cher compagnon, le doux chat de gouttière.

 

Minette est fatiguée. Il n’est plus temps d’aimer.

Et puis, tous ces petits, il faut les élever.

Son pauvre corps usé a tant donné naissance,

Tant fourni de lait chaud, tant pleuré les absences…

Non, elle n’ira pas au galant rendez-vous

Et restera fort sage en son lit, sans époux.

 

Nellie, La Mauvillère, samedi 3 février 2018

*Périgée : période pendant laquelle la lune est au plus près de la terre (359 000 kms), survenu avant-hier, le 31 janvier.

Super lune bleue de sang : alignement rare de trois phénomènes astronomiques qui s’est produit dans la nuit du 30 au 31 janvier 2018 : une «  super lune  », une «  lune bleue  » et une éclipse lunaire, non visible en Europe… combinaison qui ne s’était pas réalisée depuis le 31 mars 1866 et qui reviendra le 31 janvier 2037 !

On  dit que la lune est bleue quand il y a deux pleines lunes dans le même mois, la dernière étant qualifiée de bleue. Ce qui se produit cette année en janvier et mars. En tout 13 pleines lunes dans l’année. Blue moon, disent les Britanniques.   Merci Wikipédia.

( 30 janvier, 2018 )

Grise est ma vie

Si grise est ma vie quand le soleil décline

A percer le manteau de nuages en gésine.

Vaine l’espérance d’un doux jour souriant

Puisque les rayons d’or, du firmament absents,

Ne réchauffent ni sol, ni herbe, ni arbres.

La nature subit, tel un tombeau de marbre,

Le lent ruissellement des éléments chagrins.

Me manquent le pur tordus 2chant des oiseaux, le parfum

De l’œillet, du lilas, la tiédeur du chemin

Vers la sérénité, la paix et la constance.

Si grise est ma vie, si vaine l’espérance.

 

( 23 janvier, 2018 )

Un grand cerf va mourir…

UN GRAND CERF VA MOURIR

cerf wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand cerf va mourir tout à l’heure,

Victime choisie en sa demeure

Par les adeptes d’un vil rituel,

Chasseurs insensibles et cruels,

Trop rompus aux tueries destructives

De pauvres bêtes inoffensives,

Aux lames tranchantes des poignards,

Aux crocs des chasseurs canins Drahthaar*.

 

La forêt aux arbres centenaires

Assiste, impuissante à l’affaire,

Ne bronche point, muette d’effroi,

Ne se demande pas le pourquoi.

La mousse bientôt prendra la teinte

De son sang et gardera l’empreinte

Du beau brocard aux bois de velours.

La grande vènerie est en cours.

 

L’animal aux abois sent ses forces

Faiblir. Déjà il pressent l’amorce

De sa fin. Cruels hommes et chiens !

A la barbarie ne comprend rien.

Il soupire ! Si grande est sa peine :

Quitter sa vaste futaie de chênes,

Des biches la horde abandonner ?

Non, il ne se veut pas condamné.

 

Saisi d’un incroyable courage,

L’animal se dresse. Fou de rage,

Galope avec opiniâtreté

En direction de la liberté,

Et plonge aussitôt dans la rivière

Profonde, ce jour hospitalière,

Laissant hommes et chiens sur leur faim

De sanglant carnage, les crétins !

Nellie Duval, La Mauvillière, le 23 janvier 2018

 

*Drahthaar : race de chiens utilisés dans les chasses à courre

( 16 janvier, 2018 )

J’aime la liberté

ompha2 O

J’aime la liberté. Je l’aime trop

Pour la laisser filer. En *allegro

Ou bien *ad libidum, douce musique,

Tout en affabile*, mode basique,

Même en *moderato. Libre du choix

D’emprunter le chemin que j’aperçois,

Parsemé d’un tapis de fleurs sauvages,

Exempt de ces bourbiers, après l’orage,

Propres à envaser et le corps et l’esprit.

J’aime la liberté, je vous le dis,

La privilégierai en permanence,

De tout temps et tout lieu, à convenance.

Car il faut bien doser, à juste quantité,

Soupeser, évaluer, avec clarté,

Des jours, des mois, des ans les contraintes,

Sans risque de tomber sous l’étreinte

Des croyances et lois, étouffement

Invisible et sournois, encerclement

Hypocrite et trompeur, jusqu’à l’ivresse

Des grandes profondeurs, fausses caresses.

J’aime la liberté, je l’aimerai

Jusqu’à mon dernier jour, le clamerai.

 

Nellie     La Mauvillière, mardi 16 janvier 2018

 

Termes italiens employés en musique

*Allegro : vif, gai.

*Ad libidum : librement

*Affabile : aimable

*Moderato : modéré

( 13 janvier, 2018 )

Suspension

 

                        Suspension

 

Ils naissent à foison mais s’éteignent de même.

A peine présentés, déjà interrompus,

Un chemin caillouteux que l’ornière parsème,

Que guette le danger, au vide suspendu.

 

Les uns sont pétillants, enflammés, souriants,

Leurs frères plus sérieux, adultes et honnêtes.

Ils peuvent se montrer coquins ou chenapans,

Ridicules, gredins, voire sans queue ni tête.

 

Je voudrais te clamer ces mots qui n’osent pas

De ma bouche sortir, langage d’amoureuse,

Qui, comme tuile au vent, tombent à grand fracas

 

Dans un pli de mon cœur, me rendent malheureuse,

Coincés à tout jamais, car tu ne sembles point

Sensible à leur attrait. Tu n’en as pas besoin ?

 

mots 4

 

Nellie, le 5 janvier 2017 , La Mauvillière

( 9 janvier, 2018 )

De bouche et d’ouïe……. Finlandia

 

 

Joli souvenir, naïvement écrit, d’un petit déjeuner pris en charmante compagnie, un matin de décembre 2017

 

Sur la table, deux chauds croissants,

Thé et café aux bols fumants.

Repose au panier la chienne,

Attendant que du maître vienne

La permission de son lever.

Sibelius* est programmé.

Au doux délice des oreilles

Récemment sorties de leur veille,

Finlandia*, Tapiola,

Rakastava, Kuolema.

Partage du plaisir de bouche

Et d’une musique qui touche

La corde sensible du cœur.

Echos d’un matinal bonheur.

Sibelius. Merci au site Musicologie.org

Sibelius. Merci au site Musicologie.org

 

La Meilleraye de Bretagne, le 19 décembre 2017

*Jean Sibelius (1865-1957), compositeur finlandais de musique classique,  dont le célèbre poème symphonique Finlandia. Il a participé à forger l’identité nationale finlandaise.

( 30 octobre, 2017 )

Rêve de demain

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avenir, cet ailleurs qui vous comble d’espoirs

Sots, insensés, fous ! Difficiles ajutoirs

Entre hier et demain et de la vie la suite !

Maint portail à ouvrir, une seule clef fortuite.

Labyrinthique choix de chemins inconnus,

De dédales chinois et de sommets ardus,

De lendemains rieurs, d’après-demain tristesse.

Il faut s’attendre à tout sur la terre diablesse !

Je rêve de bonheur, le malheur est partout !

Des cœurs je sens le froid, la pierre et le dégoût. 

L’olympe sur ce sol ? Mais vous n’y comptez guère !

Niche-t-il dans l’ombre ou tout près de Cythère ?

Hermétique havre, inaccessible port,

Infranchissable pont, intouchable trésor

D’un navire gisant au fond de l’onde sombre,

Enfoui à tout jamais dans la pâle pénombre.

Avenir incertain, improbable ailleurs !

Rêver plutôt la vie pour un peu de bonheur !

Et non, tel Icare, les ailes trop brûlées, 

Chuter depuis le ciel vers les géhennes damnées.

 

 

 

 

 

La chute d’Icare. Marc Chagall. Centre-Pompidou

 

( 31 août, 2017 )

Un trou dans le glacier

Un trou dans le glacier, un cratère dans le cœur !

Réchauffement, glaciation ? Pauvre nature !

Animal, végétal, minéral : ça va mal.

Aucun n’est épargné, tout s’effrite, se dissout !glacier 1

Ce glacier de Moiry est situé à quelques kilomètres de chez mes enfants suisses. Lénaël, mon fils aîné, travaille, en pleine nature, non loin de là. Un endroit et des enfants magnifiques que j’ai hâte de revoir. Photo Lénaël Duval

Ce pâle fleuve de glace avait bien fière allure,

Il y a cinquante ans mais aujourd’hui se meurt,

A perdu ses rondeurs, s’amaigrit à vue d’œil.

Autre photo sgnée Lénaël Duval

Autre photo signée Lénaël Duval

 

Situé en Valais suisse, enfant de la Gougra,

Petit-fils du grand Rhône, là-haut dans la montagne,

Sorti du Grand Cornier, à 3900 mètres,

Il est en perdition et ses jours sont comptés.

Photo Lénaël Duval

Photo Lénaël Duval

Souhaite aller bientôt, avant qu’il soit fondu,

Le consoler un peu, lui confier mon chagrin.

Je lui ferai cadeau de mes larmes amères,

Il purifiera mon cœur plein de tristesse.

Nous nous consolerons, minéral et humain.

Et pourquoi pas ? Suffit de nous tendre la main.  

( 30 août, 2017 )

Amertume

amertume3 o

Confier son chagrin à l’ami

Pour ne pas déjà succomber,

Espérer trouver la raison

De continuer un brin de vie,

Quitter le sentier d’amertume,

Trouver le chemin du pardon

Pour voguer sur l’onde clémente,

Sortir enfin de la brume

Et rejoindre la voie aimante.

Tissage achevé hier soir, 23h, fait de bois flottés que j’ai assemblés à l’aide de chevilles de bois et de ficelles de coton, puis, sur la chaîne,  laine de mes brebis. Je l’ai nommé Amertume.

Tissage achevé, hier soir, sur cadre, fait de bois flottés ramassés, l’été dernier, au Hameau Labour à Lingreville, que j’ai assemblés à l’aide de chevilles de bois et de ficelles de coton, puis, sur la chaîne, laine de mes brebis, teinte avec garance et chlorophylle. Je l’ai nommé Amertume.

 

 

 

 

 

 

 

 

( 29 août, 2017 )

Soleil couchant

A l’automne d’une vie, tel un soleil couchant, 

Pouvoir se refléter encore au doux miroir

De tendres yeux aimés. 

Quelques jours, quelques mois, un an, deux ans, dix ans,

Murmurer à l’oreille fidèle un bonsoir

Sans adieu, apaisé.

Cette superbe photo du soleil se couchant sur la mer, prise hier par Romaric, peut-être un message d'espoir que demain l'astre se lèvera encore !

 Cette jolie photo prise hier soir par Romaric, mon fils cadet, venait à point… pour faire le point. Tout un symbole ! Merci, Romi !

Le soleil s’est couché, le reflet évanoui,

Le rêve s’est brisé, emporté par les flots

de l’infidélité.

Ces traces sur le sable, ces chemins définis,

Et au loin du rivage, ce tranquille bateau,

Un demain épuré ?

( 29 juillet, 2017 )

L’amitié est un jardin fleuri

L’amitié est tel un grand jardin fleuri.

Il faut l’entretenir avec perfection.

A l’image du potager dont les semis

Abandonnés un temps sans trop d’attention

Se meurent.

cuisse

 

 

Adventices ôtées, il reste l’absolu.

Nombreux écrits incessamment renouvelés,

Du croquant du radis à la fraîche laitue,

Bienfait multiplié d’offrir, de partager,

Sans peur.

 

Œillet rose à la subtile fragrance

L’amitié est tel un grand jardin fleuri.

Je m’y promène chaque jour avec plaisir.

J’y récolte gaieté, tendresse et sympathie,

Harmonie, bienveillance, affection et désir.

Mille fleurs.

oeillets 7 ww

 

( 24 mai, 2017 )

Retour des hirondelles

Le couple d'hirondelles. Merci à Marina Rey

Le couple d’hirondelles. Merci à Marina Rey

 

Elles arrivent enfin de leur si long voyage,

Légères hirondelles gazouillant à tue-tête.

Je guettais leur retour, elles qui, pour tout bagage,

Ont encore, sous leurs ailes, du soleil quelques miettes

Méditerranéennes.

 

01179291e73e94402fc7b35cced004f0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je passerais des heures à contempler leur vol,

Bien assuré, rapide, subtil et vaporeux,

Zigzagant dans l’azur puis plongeant vers le sol,

Acrobates planant, spectacle gracieux

De ces jolies arondes.

 Nuée d'hirondelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cherchent déjà l’endroit où construire leur nid.

Le même que l’an passé, c’est là leur  préférence.

S’il est endommagé, le voilà  rebâti.

Et s’il a disparu, autre projet se lance

Du plus rapidement.

resultat Peinture chinoise. Merci à l’artiste

Toujours très affairées, les gracieuses fendent l’air

A la recherche d’un insecte, d’un moucheron

Pour nourrir leurs petits car elles sont bonnes mères,

Déjà depuis matin jusqu’au soir en action,

Pour cinq becs à nourrir.

 

Peinture chinoise

Peinture chinoise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime ces belles infatigables voyageuses.

Chaque nouveau printemps, je guette leur arrivée.

L’été venu, de leur portée m’enquiers, anxieuse !

Déjà l’automne vient, qui fait fuir les couvées !

Pourvu qu’elles passent l’hiver !

( 17 mai, 2017 )

Visiteuses ailées

 

Sagement posée près du talus dans le champ,

Je lisais. Autour de moi, les chiens en liberté

Gambadaient et flânaient, museau dressé au vent.

Tous six heureux de ce midi ensoleillé,

Au beau milieu de la généreuse nature,

Du jour l’humble voyage et la simple aventure.

Merci à Insecte.org

Merci à Insecte.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la page douze est arrivée une demoiselle,

Longues et fines pattes légères, abdomen vert.

Petite mouche s’est mise à galoper, rebelle

A mon conseil d’un autre itinéraire

Lui offrant la vie sauve, et moi la page suivante,

Evitant l’étouff’ment de l’espionne confiante.

Merci à wikipedia

Merci à wikipedia

 

 

 

 

 

N’osant interrompre la marche du moucheron,

J’ai stoppé tout net ma lecture pour contempler

Le diptère volant en pleine ascension

D’un sommet tibétain de mots éparpillés.

Par cet auteur inconnu de l’insecte nain

Qui découvrait un nouveau ludique terrain.

Merci à Gerbeaud.com

Merci à Gerbeaud.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre a succédé, tout de rouge vêtu,

Chassant le précédent envolé vers  les cieux.

« Pourrai-je bientôt quitter la page déjà lue

Ou suis-je condamnée par ces petits curieux

A la relire encore une centaine de fois,

A l’apprendre par cœur, eh ! pourquoi pas, ma foi ! »

Merci à insectes.net

Merci à insectes.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentir en ces insectes toute la beauté du monde

Et respecter la vie même dans sa petitesse,

Goûter du temps qui passe chaque seconde.

Apprécier l’harmonieuse délicatesse

D’une sauterelle dansant sur une page écrite

Et vouloir protéger l’innocent sans limite. 

 

 

 

 

 

( 19 avril, 2017 )

Hymne aux fleurs de mon verger

pom 1 0Pureté virginale de la fleur du poirier,

Pétales veinés d’incarnadin chez le pommier,

Au sauvage cerisier immaculées corolles,

Flocons de Reine Claude déjà dans leur envol !

Féérie des clairs printemps, beautés éternelles !

Ma Religion, ma Bible, la paisible nature

Et ses joyaux que, chaque saison, elle nous procure.

Déité sans pareille, Parfum incomparable

De cette vie trop souvent pitoyable !

pom2O

 

 

 

 

 

( 11 avril, 2017 )

Symphonie safranée

 

Sehnsucht nach dem Frühlinge  ou Komm lieber Mai  Mozart

Symphonie du printemps, chaque an renouvelée,

Pissenlits Florin d'or

Pissenlits Florin d’or

Talus en fête, prairies fleuries, jolis murets,

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Dominances d’ocre, canari, jaune poulette,

Primevères, jaune citron ou poussin

Primevères, jaune citron ou poussin

Pointillés de violettes, d’asters, de pâquerettes.

Epineux ajoncs jaune paille

Epineux ajoncs jaune paille

 

 

Tant de beautés offertes, harmonie des couleurs,

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d'or !

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d’or !

 

 

Subtile délicatesse, mélodie du bonheur.

Jonquilles, langueur d'amour.

Jonquilles, langueur d’amour.

Mon cœur se réjouit du concert que donnent les fleurs,

Primevères tendresse, affection pure

Primevères tendresse, affection pure

 

 

 Bel hymne du silence, de la fête en couleurs. 

( 8 avril, 2017 )

Vertiges de la canopée

Hisser les yeux, là-haut, vers les extrémités.

Arbre A

Arbre A

Grimper dans l’infinitude de la canopée.

Arbre B

Arbre B

 Atteindre, en un instant, de l’arbre l’émergence,

Arbre C

Arbre C

Accéder aussitôt à cette part de jouvence

Du ciel de lit terrestre, du firmament pastel

Arbre D

Arbre D

 

 

Et séjourner, béat, loin du monde actuel.

Agréable et doux vertige de la canopée.

 

Vous avez l’esprit joueur, aujourd’hui ? Alors exercez-vous donc à identifier ces canopées d’arbres du champ, vus d’en bas. Où sont le chêne, le châtaignier, le mélèze, le merisier et le frêne ? Dans quel ordre rangez-vous les lettres : ABCDE ? Ou CBAED ou encore ?

J’attends votre réponse.

Eh bien, allons, c’est donc….

Et si vous ne jouez pas, tant pis ! Vous aurez profité de l’ombrage de ces quelques beaux arbres dont les feuilles s’épanouissent en ce temps printanier.

Arbre E

Arbre E

( 4 avril, 2017 )

Des mondes ……si différents !

 

Vivre des mondes si différents

En une vie.

Embarrassant contenu d’un bilan

De jongleries.

 bal 1

Le tout premier dans le confort du sein

De ma maman,

Bulle tiédeur, attente du chérubin,

Benoîtement.

mariage 3

 

 

Sortie douleur plus cris et traumatismes.

Si j’avais su !

Papa, maman, j’ai tenté l’optimisme.

Pas trop déçus ?

Ma petite personne nue, chez le photographe de Bréhal

 

J’étais l’aînée de sœurette et frérot,

Aimée, choyée.

A leur venue il a fallu, moins beau !

Tout partager.

Nous trois

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps des chemins creux à parcourir

Jusqu’à l’école

Et puis de nuit bien souvent revenir.

Pauvres guibolles.

petite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux méchants problèmes de robinets,

Zéro sur dix !

Succédaient les calculs des intérêts

Maximum six !

Numérisation_20170403 (2Avec grand mère Louise

 

 

 

 

 

 

 

 

Huit années de pension, monde entre filles,

Vive le dimanche !

Temps des dortoirs, bien loin de la famille.

Tenues pervenche !

Sévigné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis l’université, études d’anglais,

Yes, yes, my dear !

De norvégien, danois et islandais,

Ya, det er grei !

Université

 

 

 

 

 

 

Premiers émois, premiers chagrins d’amour,

Voile déchiré !

Vient le prince charmant. C’est pour toujours !

Serment juré !

mariage O

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joie des maternités : deux beaux enfants,

Charmants garçons.

Journées chargées en classe et logement.

Le plein d’action.

enfants

 

 

Serment bafoué, « amour toujours » foutu !

Autre chemin !

Faut oublier le monde disparu !

Vive demain.

 

Portes grand évasées sur l’Amitié

Se sont ouvertes.

Un monde harmonisant et bienveillant.

Douceur offerte.

ompha 1 O

 

Et puis toujours, chanter, chanter encore,

Chanter en chœur,

Chanter la vie, chanter la joie, la mort,

Avec le cœur !

chorale 2016

 

 

 Avant le dernier monde de la Paix,

Inaltérable !

Il me fallait tant de mondes arpenter,

Si dissemblables.

 

 

paq5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 27 mars, 2017 )

Plaisir d’amitié

Evanouies les distances dans l’espace et le temps,

L’amitié n’a que faire de frontière ou horaire.

Lente est sa gestation, hésitant son élan,

Long chemin d’une timide approche épistolaire.

brou3 

L’amitié, c’est d’abord, le matin, au réveil,

Première noble pensée, un auroral bonjour,

A mes journées pluvieuses le doux rai de soleil,

De cette vie banale le merveilleux ajour.

 

Pensée des Alpes

Pensée des Alpes

 

Echange de discours, silence de l’attente,

Bonheur du grand partage de moments éternels,

Amitié, délicates attentions bienveillantes,

Complicité de nobles échanges fraternels.

 cuisse 3

L’amitié, c’est, après la journée de labeur,

S’endormir calmement en murmurant « bonne nuit »

Aux êtres de la terre que je porte en mon cœur,

A elles, à eux, bipèdes et quatre pattes, à lui.

 

Omphalodes à l'oeil étoilé

Omphalodes à l’oeil étoilé

 

« Qu’un ami véritable est une douce chose »,

La Fontaine l’a dit, et le redire j’ose.

 

 

 

 

 

 

123
Page Suivante »
|