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( 24 mai, 2017 )

Retour des hirondelles

Le couple d'hirondelles. Merci à Marina Rey

Le couple d’hirondelles. Merci à Marina Rey

 

Elles arrivent enfin de leur si long voyage,

Légères hirondelles gazouillant à tue-tête.

Je guettais leur retour, elles qui, pour tout bagage,

Ont encore, sous leurs ailes, du soleil quelques miettes

Méditerranéennes.

 

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Je passerais des heures à contempler leur vol,

Bien assuré, rapide, subtil et vaporeux,

Zigzagant dans l’azur puis plongeant vers le sol,

Acrobates planant, spectacle gracieux

De ces jolies arondes.

 Nuée d'hirondelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cherchent déjà l’endroit où construire leur nid.

Le même que l’an passé, c’est là leur  préférence.

S’il est endommagé, le voilà  rebâti.

Et s’il a disparu, autre projet se lance

Du plus rapidement.

resultat Peinture chinoise. Merci à l’artiste

Toujours très affairées, les gracieuses fendent l’air

A la recherche d’un insecte, d’un moucheron

Pour nourrir leurs petits car elles sont bonnes mères,

Déjà depuis matin jusqu’au soir en action,

Pour cinq becs à nourrir.

 

Peinture chinoise

Peinture chinoise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime ces belles infatigables voyageuses.

Chaque nouveau printemps, je guette leur arrivée.

L’été venu, de leur portée m’enquiers, anxieuse !

Déjà l’automne vient, qui fait fuir les couvées !

Pourvu qu’elles passent l’hiver !

( 17 mai, 2017 )

Visiteuses ailées

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Sagement assise près du talus dans le champ,

Je lisais. Autour de moi, les chiens en liberté

Gambadaient et flânaient, chaque museau au vent.

Tous six heureux de ce midi ensoleillé,

Au beau milieu de la généreuse nature,

Du jour l’humble voyage et la simple aventure.

Merci à Insecte.org

Merci à Insecte.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la page douze est arrivée une demoiselle,

Longues et fines pattes légères, abdomen vert.

Petite mouche s’est mise à galoper, rebelle

A mon conseil d’un autre itinéraire

Lui offrant la vie sauve, et moi la page suivante,

Evitant le massacre de l’espionne confiante.

Merci à wikipedia

Merci à wikipedia

 

 

 

 

 

N’osant interrompre la marche du moucheron,

J’ai stoppé tout net ma lecture pour contempler

Le diptère volant en pleine ascension

D’un Ev’rest de mots de Franz Olivier.

Vous aurez reconnu Giesbert, l’écrivain,

Mon auteur favori, et de l’insecte nain.

Merci à Gerbeaud.com

Merci à Gerbeaud.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre a succédé, tout de rouge vêtu,

Chassant le précédent envolé vers  les cieux.

« Pourrai-je bientôt quitter la page déjà lue

Ou suis-je condamnée par ces petits curieux

A la relire encore une centaine de fois,

A l’apprendre par cœur, eh ! pourquoi pas, ma foi ! »

Merci à insectes.net

Merci à insectes.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentir en ces insectes toute la beauté du monde

Et respecter la vie même dans sa petitesse,

Goûter du temps qui passe chaque seconde.

Apprécier l’harmonieuse délicatesse

D’une sauterelle dansant sur une page écrite

Et vouloir protéger l’innocent sans limite. 

 

 

 

 

 

( 19 avril, 2017 )

Hymne aux fleurs de mon verger

pom 1 0Pureté virginale de la fleur du poirier,

Pétales veinés d’incarnadin chez le pommier,

Au sauvage cerisier immaculées corolles,

Flocons de Reine Claude déjà dans leur envol !

Féérie des clairs printemps, beautés éternelles !

Ma Religion, ma Bible, la paisible nature

Et ses joyaux que, chaque saison, elle nous procure.

Déité sans pareille, Parfum incomparable

De cette vie trop souvent pitoyable !

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( 11 avril, 2017 )

Symphonie safranée

 

Sehnsucht nach dem Frühlinge  ou Komm lieber Mai  Mozart

Symphonie du printemps, chaque an renouvelée,

Pissenlits Florin d'or

Pissenlits Florin d’or

Talus en fête, prairies fleuries, jolis murets,

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Ficaires fausses renoncules jaune soleil

Dominances d’ocre, canari, jaune poulette,

Primevères, jaune citron ou poussin

Primevères, jaune citron ou poussin

Pointillés de violettes, d’asters, de pâquerettes.

Epineux ajoncs jaune paille

Epineux ajoncs jaune paille

 

 

Tant de beautés offertes, harmonie des couleurs,

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d'or !

Ne froissez pas les ficaires en les baptisant boutons d’or !

 

 

Subtile délicatesse, mélodie du bonheur.

Jonquilles, langueur d'amour.

Jonquilles, langueur d’amour.

Mon cœur se réjouit du concert que donnent les fleurs,

Primevères tendresse, affection pure

Primevères tendresse, affection pure

 

 

 Bel hymne du silence, de la fête en couleurs. 

( 8 avril, 2017 )

Vertiges de la canopée

Hisser les yeux, là-haut, vers les extrémités.

Arbre A

Arbre A

Grimper dans l’infinitude de la canopée.

Arbre B

Arbre B

 Atteindre, en un instant, de l’arbre l’émergence,

Arbre C

Arbre C

Accéder aussitôt à cette part de jouvence

Du ciel de lit terrestre, du firmament pastel

Arbre D

Arbre D

 

 

Et séjourner, béat, loin du monde actuel.

Agréable et doux vertige de la canopée.

 

Vous avez l’esprit joueur, aujourd’hui ? Alors exercez-vous donc à identifier ces canopées d’arbres du champ, vus d’en bas. Où sont le chêne, le châtaignier, le mélèze, le merisier et le frêne ? Dans quel ordre rangez-vous les lettres : ABCDE ? Ou CBAED ou encore ?

J’attends votre réponse.

Eh bien, allons, c’est donc….

Et si vous ne jouez pas, tant pis ! Vous aurez profité de l’ombrage de ces quelques beaux arbres dont les feuilles s’épanouissent en ce temps printanier.

Arbre E

Arbre E

( 4 avril, 2017 )

Des mondes ……si différents !

 

Vivre des mondes si différents

En une vie.

Embarrassant contenu d’un bilan

De jongleries.

 bal 1

Le tout premier dans le confort du sein

De ma maman,

Bulle tiédeur, attente du chérubin,

Benoîtement.

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Sortie douleur plus cris et traumatismes.

Si j’avais su !

Papa, maman, j’ai tenté l’optimisme.

Pas trop déçus ?

Ma petite personne nue, chez le photographe de Bréhal

 

J’étais l’aînée de sœurette et frérot,

Aimée, choyée.

A leur venue il a fallu, moins beau !

Tout partager.

Nous trois

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps des chemins creux à parcourir

Jusqu’à l’école

Et puis de nuit bien souvent revenir.

Pauvres guibolles.

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Aux méchants problèmes de robinets,

Zéro sur dix !

Succédaient les calculs des intérêts

Maximum six !

Numérisation_20170403 (2Avec grand mère Louise

 

 

 

 

 

 

 

 

Huit années de pension, monde entre filles,

Vive le dimanche !

Temps des dortoirs, bien loin de la famille.

Tenues pervenche !

Sévigné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis l’université, études d’anglais,

Yes, yes, my dear !

De norvégien, danois et islandais,

Ya, det er grei !

Université

 

 

 

 

 

 

Premiers émois, premiers chagrins d’amour,

Voile déchiré !

Vient le prince charmant. C’est pour toujours !

Serment juré !

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Joie des maternités : deux beaux enfants,

Charmants garçons.

Journées chargées en classe et logement.

Le plein d’action.

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Serment bafoué, « amour toujours » foutu !

Autre chemin !

Faut oublier le monde disparu !

Vive demain.

 

Portes grand évasées sur l’Amitié

Se sont ouvertes.

Un monde harmonisant et bienveillant.

Douceur offerte.

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Et puis toujours, chanter, chanter encore,

Chanter en chœur,

Chanter la vie, chanter la joie, la mort,

Avec le cœur !

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 Avant le dernier monde de la Paix,

Inaltérable !

Il me fallait tant de mondes arpenter,

Si dissemblables.

 

 

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( 27 mars, 2017 )

Plaisir d’amitié

Evanouies les distances dans l’espace et le temps,

L’amitié n’a que faire de frontière ou horaire.

Lente est sa gestation, hésitant son élan,

Long chemin d’une timide approche épistolaire.

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L’amitié, c’est d’abord, le matin, au réveil,

Première noble pensée, un auroral bonjour,

A mes journées pluvieuses le doux rai de soleil,

De cette vie banale le merveilleux ajour.

 

Pensée des Alpes

Pensée des Alpes

 

Echange de discours, silence de l’attente,

Bonheur du grand partage de moments éternels,

Amitié, délicates attentions bienveillantes,

Complicité de nobles échanges fraternels.

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L’amitié, c’est, après la journée de labeur,

S’endormir calmement en murmurant « bonne nuit »

Aux êtres de la terre que je porte en mon cœur,

A elles, à eux, bipèdes et quatre pattes, à lui.

 

Omphalodes à l'oeil étoilé

Omphalodes à l’oeil étoilé

 

« Qu’un ami véritable est une douce chose »,

La Fontaine l’a dit, et le redire j’ose.

 

 

 

 

 

 

( 3 mars, 2017 )

Le vieil âne et le porcelet

Un vieil âne bâté,      Brave, doux et tranquille,

A la ferme rentrait,       Pauvres pas malhabiles.      .

Tout le lait il charriait      De la traite du soir.

Sur le long, dur sentier,     C’était là son devoir.

Shalom, 26 ans, arrivé en 2005 dans un des refuges gérés par l'association Pro Animale

Shalom, 26 ans, arrivé en 2005 dans un des refuges gérés par l’association Pro Animale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un dodu porcelet,          A travers les barreaux,

Regardait le pauvret        Aux seuls os sur la peau.

Photo Pro Animale

Photo Pro Animale

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecurie, porcherie          Du baudet, du pourceau

L’une près l’autre bâties, Les naseaux, les museaux,

La nuit, se racontaient       Qui son bien dur labeur

Qui sa grosse pâtée         Avant du sommeil l’heure.

Masetto, 6 ans aujourd'hui.

Masetto, 6 ans aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« -Le fermier est cruel      Qui frappe du bâton !

-La fermière me rappelle   Mon imminent plongeon

Vers l’abîme des morts      Et je sens le couteau

Qui m’occira alors            Dans un bain rouge sang.

Famosa, extirpée d'une ferme de production intensive de porcs pour engraissement.

Famosa, extirpée d’une ferme de production intensive de porcs pour engraissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Etres vivants nous sommes,   Sensibles et honnêtes,

Souvent bien plus que l’homme   Qui se prend pour un chef ! »

Hüsnü, 7 ans, une ânesse elle aussi sauvée d'un triste sort.

Hüsnü, 7 ans, une ânesse elle aussi sauvée d’un triste sort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi le Créateur             Du Ciel et de la Terre

A-t-il commis l’erreur,          Impardonnable impair,

De ne donner qu’à l’un          Un langage décent,

Aux autres le dessein           De faire du boucan 

Et de n’être compris            Que par leurs congénères ! 

Photo Pro Animale

Photo Pro Animale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Du boucan ? Nous parlons !    Dirent les deux amis.

Apprenez sans façon,            Messieurs les endurcis

Nos langues d’animaux          Et deviendrez meilleurs !

Comprendrez nos propos,       La bonté de nos cœurs. »

 

 

 

Famosa et Flavia en compagnie de Rosalka, le petite fille. Merci à Pro Animale pour toutes ces photos et pour leur œuvre de sauvetage de nos amis privés de langage humain.

Famosa et Flavia en compagnie de Rosalka, le petite fille. Merci à Pro Animale pour toutes ces photos et pour leur œuvre de sauvetage de nos amis privés de langage humain.

 

                 

 

( 16 novembre, 2016 )

Splendeur et désillusion automnales

 

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A l’automne de sa vie, la feuille est féérie.

A l’automne de la mienne, tout me paraît bien gris.

L’amour s’en est allé vers d’autres horizons,

Oubliant ses promesses, volage Cupidon.

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Dans l’air pur du matin, la feuille tourbillonne,

Danse, voltige puis au vent léger s’abandonne.

Dans la fraîcheur de l’aube, mes pas sont hésitants.

Echine courbée, je titube et m’en vais défaillant.

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J’aimerais tant connaître, avant l’envol astral,

Un peu de la splendeur des feuilles automnales,

Une saison de douceur au parfum de sous-bois,

La noble pureté d’un sourire d’autrefois.

 

 

( 27 septembre, 2016 )

Au fond du gouffre

Le cafard des jours sans, des heures moroses, des nuits peuplées de cauchemars, vous connaissez, vous aussi ? C’est le commun de tous les mortels, plus ou moins important. Un passage à franchir, tels les gros nuages qui glissent dans le ciel et laissent enfin apparaître le bleu de l’azur.

Et comme écrire m’est devenu besoin vital, je trouve réconfort en disant les choses. Car si l’amitié est une thérapie, l’écriture l’est aussi. 

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Vous arrive-t-il, à vous aussi, de vous trouver

Au fond d’un gouffre effrayant et adverse ?

Un trou noir dans lequel, jusqu’au cou empêtré,

L’on songe à s’évanouir, tant ce vide bouleverse.

 

Une ombre rigolante vous regarde d’en haut,

Maléfique, perverse, cruelle, épouvantable,

Insensible et hautaine. A sa main, une faulx.

Silhouette de mort, forme abominable.

 

Sur un côté, à l’orient, une lueur.

Un minuscule éclat de lumière scintille,

Une étoile lointaine, juste un tout petit cœur.

Approche-toi de moi, douce étoile qui brille,

 

Comme un léger appel vers un futur meilleur,

Une invitation à nous donner la main

Et parcourir ensemble, loin du chemin des pleurs,

La longue et tendre allée pour un autre demain.

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( 16 septembre, 2016 )

Vers l’étoile d’espoir…

Mercredi soir 14 septembre, c’était pourtant la rentrée à la Canterie du Rey. Fatiguée, j’ai plutôt opté pour une balade crépusculaire dans le champ et me suis mise à rêver.

Rêver la vie…. pour, un jour peut-être, vivre ses rêves… 

 

Ce soir, le ciel a la couleur des toits d’ardoises.

J’arpente le grand champ avec mes amis chiens.

Il a fait chaud, presqu’orageux toute la journée.

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Marcher dans la douce fraîcheur crépusculaire,

Fouler le même sol pour la cent-dixième fois.

Peu importe puisque l’esprit est ailleurs.

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Je le laisse s’échapper par-dessus le grand chêne,

Traverser les nuages et trouver le ciel bleu.

Je le vois s’envoler au-delà des frontières,

Choisir les bons courants pour survoler les lacs

Puis atterrir ailleurs, là-bas près de la ville

Et te rejoindre, ami, là où tu te reposes.

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S’assoupir près de toi, bien fatigué, sans bruit,

Y rester un instant, presqu’une éternité.

Le chemin du retour est parfois périlleux.

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Se méfier des mirages, en passant le désert,

Choisir les bons courants au-dessus de la mer,

Se poser en douceur et attendre à demain

Pour le même voyage vers l’étoile d’espoir…

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( 26 août, 2016 )

Dame Corneille et sire l’écureuil

J’ai toujours aimé ces fables de Jean de La Fontaine, apprises en classe. Une façon déguisée fort judicieuse de transmettre des messages au roi Louis XIV et à sa cour, une manière indémodable de rire de ses travers et de ceux des autres. Car chacun peut se reconnaître en l’une ou l’autre des 240 fables. La mienne n’a rien de prétentieux ni de justicier : juste une rimaillerie (sans rimes) de plus sur les pages de mon blog.

 

Dame Corneille, hier, rencontra l’écureuil,

Vivant en même tronc du chêne centenaire.

L’emplumée noir de jais nichait en canopée,

La tanière du rouquin quelques mètres au-dessous.

Corneille noire Corvus corone Carrion Crow

 

« -Cher ami, lui dit-elle, que faites-vous donc là,

Si près de ma couvée, à lorgner les beaux œufs ?

Vous viendrait-il envie de m’en chaparder un ?

-Rassurez-vous, ma mie, » lui souffla le coquin,

« Je passais par hasard, errant de çi de là, 

A la recherche de noisettes, graines et fruits secs 

Afin d’améliorer mes repas de demain.

-Passez votre chemin, monsieur l’importuneur, » 

Lui cria la noiraude agacée par ce sot.

« J’ai fort à faire chez moi, ce jour et non demain. 

Votre légèreté ne vous donne pas droit

De vous accaparer mon temps et puis mes œufs ! »

Accompagnant, d’un coup de bec fort aiguisé,

Ses durs propos sur le crâne de l’écureuil. 

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Notre panache infortuné, un moment assommé,

Descendit, tout endolori, vers sa tanière.

Moralités, au choix :

1-Ne convoite jamais le bien d’autrui !

2-Ne te mesure pas à plus fort que toi ! 

3-Ne pense pas au lendemain car « à chaque jour suffit sa peine ! »

( 15 avril, 2016 )

Epines en fleurs

Tels cette épine éclose,

Blanche, immaculée,

Aux pointes acérées,

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Ces fleurs de camélia

Si fières sur leur tige,

Le lendemain fanées,

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Ce petit ru chantant,

Nourri par les nuages,

Asséché en été,

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Ce généreux sourire

Usé par les années

Et maintenant crispé,

 

 

 

 

 

Fleur minérale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces journées défilant,

Le matin si joyeuses

Et cauchemars la nuit,

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Ainsi passe ma vie,

Toujours en dents de scie,

Ballottée par les ans.

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Et la vôtre, amis,

Enfer ou paradis,

Oasis ou désert ?

( 9 avril, 2016 )

Anniversaire à la …Luchini !

 

Que poètes, bardes et ménestrels  me pardonnent ces rimailleries à la va-vite !

 

Trois filles en vadrouille dans  la rue des Juifs,

Sous le beau ciel bleu plein de goélands,

Trois amies conversent, non pas à Villejuif

Mais dans la cité de Dior Christian.

 

 

Luchini

 

 

 

Une p’tite librairie bien achalandée,

« Tiens, tiens, tiens ! dit la soixante-cinquenaire,

A Coutances, hier, me suis acheté

Dernier Luchini pour anniversaire.

 

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Luchini

 

 

 

 

 

 

Quatre yeux se croisent, en taisant leur « zut ! »

Car dans la voiture un paquet cadeau

Attend sagement dans son sac mais chut !

Dernier Luchini, le frère jumeau !

 Et encore Luchini !

 

 

Pas de temps à perdre ! Réfléchissons vite !

Mo attirant Mi vers l’autre boutique,

Je cours acheter une seconde pépite,

L’embarras du choix ! Un titre nautique ?

Zut, encore lui !

Zut, encore lui !

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire a fait rire nos trois p’tites personnes.

Rire bienvenu chaque fois qu’on peut !

Cure de jouvence que l’on affectionne !

Rire salutaire d’instants bienheureux !

 

 

 

 

( 25 mars, 2016 )

Larmes

Ne se tariront-elles jamais, ces larmes ?

Au goût âcre d’angoisse et de colère,

Elles sont contre la peur mes seules armes,

Pauvre défense en quoi je ne crois guère.

 

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L’arbre aux larmes

 

Contre l’indifférence et le mensonge,

L’égoïsme, la froideur, la traîtrise,

Elles deviennent sur mes joues éponge,

Croyant noyer de l’humain la sottise.

 

Une fois la source du ruisseau tarie,

Haine, rancune et vengeance dissipées

Laissent place à l’espoir d’une autre vie

De tendresse, partage, humour et paix.

 

 

 

( 21 mars, 2016 )

Bah ! Ces bémols à la clé du bonheur !!!!

La vie est un long et ténébreux méandre

Autour duquel miroitent des herbes tendres.

La vie est un cruel et sinueux chemin

Sur lequel sont jonchées des embûches sans fin.

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Chaque matin, c’est l’espoir du même apaisement

Quand les premières lueurs font renaître les chants

Si purs, si vifs et si mélodieux des merles,

Quand la rosée sur l’herbe trace un tapis de perles,

Quand le soleil à l’orient éclot soudain

Là-bas derrière les hauts sapins, dans le lointain.

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Les ombres d’hier, je les croyais disparues,

Tristes fantômes hantant ma vie enfin fondus,

Désir d’heures plus douces, calmes et apaisées,

Souhait d’un monde à l’abri des contrariétés.

En voyage au pays mystérieux !

Un chien au bout d’une chaîne hurlant de désespoir,

Le camion de porcs partant vers l’abattoir,

Le petit veau pleurant sa maman disparue,

L’oiseau tombé du frêle nid trop exigu,

Le sourire recherché, absent de ce visage

Ou l’incompréhension pour tourner une page !

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Ces bémols à la clé d’un fragile bonheur,

Sempiternels tourments, inéluctables peurs !

Rêve d’un monde meilleur où l’Amour sera roi,

La Tendresse son épouse, leurs enfants seront Joie,

Douceur, Partage, Humour, Aventure et Paix, Paix !

 

 

( 21 juillet, 2015 )

L’enfant et l’objet tissé

Saint-Denis-le-Vêtu, le 20 juillet, lendemain du salon « Passion et Création » de Bretteville-sur-Ay

 

L’enfant au regard sombre

A vu l’objet tissé.

Maélig il se nomme.

A six ans petit homme,

Ce qu’il veut il le sait,

Plus rapide que son ombre.fourche 1

 

Seule la branche fourchue

Ornée d’un doux tissage

A pris son attention

Au salon « Création »,

A capté son œil sage

Sous le mien tout ému.

Est-ce un de ces tissages sur branche ou son frère qui a plu à Maélig ?

Est-ce un de ces tissages sur branche ou leur frère qui a plu à Maélig ?

 

Aimer…..

   Donner….

Passion….

   Création….

Simplement….

   Justement….

 

( 14 avril, 2015 )

Tisser la vie…

Le travail de la laine est long.  Après qu’elle a été tondue, ôtée du dos des brebis, la toison est lavée en cinq jours consécutifs, à  cinq eaux de pluie, en laissant tremper. Après le séchage, vient le cardage (démêlage de la toison) en plusieurs soirées. Puis je passe à la teinture végétale en trois bains (trois jours) avec mordançage. Le filage au rouet s’effectue patiemment mètre par mètre. Enfin c’est le moment du tissage, duite après duite. une fois la chaîne montée. 

 

Laver la vie en supprimant le superflu,

Laver la laine pour faire partir l’excès du suint.

Laver les liens avec douceur mais fermeté.

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Tondre la vie pour couper court à tous les drames,

Tondre la laine chaque printemps, pour la beauté,

Tondre les liens pour ne garder que la clarté.

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Carder la vie au long des heures, pour démêler,

Carder la laine pour enlever les nœuds maudits.

Carder les liens. Seul restera le vrai ami.

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Teindre la vie au cours des mois, avec *Claudie.

Teindre la laine aux couleurs des près et des bois.

Teindre les liens pour qu’ils resplendissent avec joie.

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Filer la vie, au fil des ans, jusqu’à la mort.

Filer la laine, tant que je peux, avec passion.

Filer les liens et tout quitter pour l’évasion.

 

 

Tisser la vie au fil d’une vie, jusqu’à toujours !

Tisser la laine de fil de chaîne en fil de trame !

Tisser des liens ou d’amitié ou bien d’amour !

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*Claudie : il s’agit de Claudie Hunzinger, écrivain que j’aime beaucoup et qui a écrit «  De toutes les couleurs  », livre consacré, avec son mari Francis, à leurs expériences de teintures végétales du temps où, dans leurs jeunes années de couple, ils travaillaient la laine de leur troupeau de brebis.

 

( 10 avril, 2015 )

Le cygne des herbus

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A Monique, ma sœur grâce à laquelle je partage avec bonheur les balades du mercredi après-midi.

 

 

Incleville

Incleville

Cet après-midi du mercredi 1er avril où,  parties du Pont de la Roque, dans les herbus nous avons vu un magnifique cygne blanc évoluer le long d’un petit chenal creusé par la Sienne et la mer. Avec un poisson d’Avril ? Non, pas du tout. Il était seul.  J’y suis retournée  ce dimanche 5 avril, munie de mon appareil photo. Il n’y était plus. Alors j’ai imaginé que…..

rivière O

 

Comme madame, près des roseaux, couve ses œufs,

Dans sa livrée immaculée, majestueux,

Monsieur le cygne vogue et se laisse porter,

Au fil de l’eau par le léger courant marin

Du reflux, tout le long de l’étroit chemin

Très lentement creusé par la Sienne et la mer

Se partageant le lit entre les herbus verts.

moutons O

 

Prêtant souvent l’oreille, les brebis pâturent

Toujours accompagnées de leur progéniture

Bêlant en gambadant et bien vite se sauvant

Puis, sentant le danger s’éloigner, reprenant

Leur dégustation des ces herbes halophytes

Qui recouvrent généreusement le site :

L’obione, la salicorne et la puccinellie

Par l’eau de mer et les dernières pluies amollies.

coeur O

 

 

Des bernaches cravants volent au-dessus de nous,

Lancent incessamment leurs courts cris graves et doux,

Perturbées par nos voix qui rompent leur quiétude,

Tournoyant pour trouver un coin de solitude.

Quelques tadornes au loin enfoncent dans la vase

Leur bec à la recherche de nourriture de base.

Les yeux émerveillés, nous marchons dans la joie,

Sans crainte et sans chercher de la vie le pourquoi.

vue O

( 27 mars, 2015 )

Pur arbre blanc

Arbre blanc flotté

 

Cette fragile branchette trouvée près de la laisse de mer, au havre de Bricqueville, m’a ravie par sa finesse, sa silhouette et sa blancheur. Les marées successives ont eu raison de l’arbre auquel elle appartenait, peu à peu déraciné et tombé sur le sable.

 

 

 

Pur arbre blanc flotté au gré des vagues,

Silhouette claire sur nature colorée :

Le bonheur d’assembler les toisons teintes

Aux maintes inimitables nuances.

Le tissage  achevé, le temps comblé

De ce jour qui s’achève, à jamais tu.

Le sentiment toujours renouvelé

De me prouver que j’existe malgré tout.

La sensation de remplir ce grand vide

De la vie qui va, à pas assurés,

Vers l’océan infini de la mort.

Mais avant de partir, il reste encore

D’autres jours à tisser, à colorer

De bleu, de jaune et de marron,

Des jours à partager et à aimer.

arbreblanc flotté 2

Tissage terminé jeudi 26 mars, avec chaîne en coton, tout en bois flottés et laine en toison, teinte avec les plantes ( garance, pelures d’oignon, bois rouge, chlorophylle de luzerne, gaude, fleurs de soucis et d’hibiscus…)

 

 

 

 

 

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