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( 18 septembre, 2018 )

La vie est un grand jeu

 

Photo wikipédia

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La vie est un grand jeu, éventail de possibles.

Jeu du hasard de naître en cocon bienveillant,

Avec parents aimants ou famille terrible,

Tel un pauvre gavroche jeté dès que naissant.

 

Un jeu de memory aux règles éphémères,

Car sans arrêt changeantes à qui veut les savoir.

Jeu de colin maillard, les yeux pleins de chimères,

Les bras toujours tendus afin de ne pas choir.

 

Un jeu du quitte ou double avec le partenaire,

Hasard de loterie, la chance de l’été ?

Amère comédie ou manège enchanté ?

 

Un jeu de l’élastique, aujourd’hui comme hier,

Avec rebondissements, un passe-temps de hasards

Et ses multiples choix, avant le grand départ !

 

Nellie, mardi 18 septembre 2018, à midi

( 5 août, 2018 )

Notre symphonie

 

 

Photo significationfleurs.fr

Photo significationfleurs.fr

 

Tes deux mains sur mon corps jouent une symphonie,

Ta bouche sur mes lèvres entame un menuet.

Et nos corps enlacés dansent en harmonie

Une si folle valse au parfum du muguet.

 

Ange de mes doux rêves, dieu de ma tendre Olympe,

Je n’ose imaginer que je te retiendrai

Avec mes talons hauts et ma soyeuse guimpe.

Car, vois-tu, je n’ai plus du jeune âge l’attrait

 

Et le regrette tant. Cependant nulle offense

Ne ferons à Vénus. Et puisqu’elle a voulu

Que nos chemins se croisent, profitons de la chance !

 

 Aimons-nous, charmons-nous, c’est notre symphonie.

 Telle celle de Schubert, retardons le moment

Où nous saurons tous deux qu’elle s’est achevée !

 

La Mauvillière,  9h30, le 5 août 2018

( 22 juillet, 2018 )

Et mon cœur dans ton cœur

 

Mes yeux dans tes doux yeux,

Et ma main dans la tienne,

Nous marchons, bienheureux,

A l’ombre des grands chênes,

Tout nimbés d’un halo

D’irréelle lumière !

Arbre E

 

Et le chant du ruisseau

Au milieu des fougères,

Au fond de la vallée,

Le babil des oiseaux

Volant en canopée

Accompagnent nos pas

Vers la route secrète

Guidée par un compas

Menant à l’aveuglette.

D’hier à aujourd’hui,

Telle une ritournelle,

Tel un bonheur enfoui,

Ainsi la vie est-elle !chèv1

 

 

( 14 juin, 2018 )

Etrange mariage !

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Il est parfois d’étranges mariages.

Unions d’humains, voire de végétaux

Tel ce replet champignon en alliage

Avec une ronce des haies. Il faut,

Dans cet extrême cas, penser

Que la courte commune vie

Avec fille aux doigts acérés

Peut engendrer trace bleuie

Sur la jupe toute en frou-frou

De notre infortuné pleurote.

Une bizarre union, c’est fou !

D’un chêne souchard anecdote !

Vu au champ

Vu au champ

 

( 1 avril, 2018 )

Demain le merle chantera….

La météo au quotidien

La météo au quotidien, ce sont de lourds nuages noirs…

Demain le merle chantera

Aux premiers éclats de l’aurore.

Car aujourd’hui ne le fera :

Il pleut, repleut et pleut encore.

Mon cœur est ce noir corvidé

Qui, au gré des intempéries

Ou des longs jours ensoleillés,

Pleure puis rit, chante ou crie.

Des chiens qui pataugent dans la gadoue

…des chiens qui pataugent dans la gadoue

Quand j’ouvre, matin, les volets,

je regrette bien du printemps

La promesse d’un ciel aimé.

Cette image de pluie et vent,

C’est carrément désagréable.

...des jonquilles qui font la tête.....

…des jonquilles qui font la tête…..

Je fais alors courte prière

A monsieur du Soleil, joignable

Tout au-dessus de l’atmosphère,

Qui me répond, indifférent :

« Va donc voir ailleurs si j’y suis ! »

....des pervenches qui ont perdu leur éclat...

….des pervenches qui ont perdu leur éclat…

Rien à faire sauf patient

Se montrer et rompre l’ennui

En enfilant tenues étanches

Pour aller faire un petit tour, 

Louer jonquilles et pervenches,

Primevères en joyeux atours.

...et des primevères qui cherchent encore le printemps !

…et des primevères qui cherchent encore le printemps !

Je rêve que demain le merle chante,

Que le printemps promis arrive,

Douce chaleur revigorante

Et qu’enfin, enfin tout revive ! 

 

 

 

 

 

 

( 9 mars, 2018 )

Entre figue et raisin

     ENTRE FIGUE ET RAISIN

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figues.jpg 

 

 

Dans mon jardin, en août, les figues sont à point.

Bien gorgées de soleil, fragiles sur leurs tiges.

Les plus grosses choisies, je les cueille avec soin,

Vers mes lèvres aussitôt goulûment les dirige.

 

A la treille plus loin, mûrit le noir raisin

Dont les grappes demain pourront être cueillies.

Mais point ne le ferai car je sais que ses grains

Conserveront toujours certaine acrimonie.

 

Mon cœur attend, confiant, de la figue douceur,

Gourmandise et saveur, alliance subtile,

Rejette rudement du raisin la verdeur,

 

Trop amer à mon goût, âcre telle la bile.

Je voudrais réunir, dans ma coupe des ans,

La figue et le raisin, en bon entendement.

 

 

Merci Wikipédia Vineyard in Montone

Merci Wikipédia Vineyard in Montone

 

Nellie, La Mauvillière, le 9 mars 2018

( 7 mars, 2018 )

Dès que je pense à toi

             DES QUE JE PENSE A TOI

liseron

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès que je pense à toi, mon cœur se réjouit.

Même quand tu es loin, je sais que tu existes.

Chaque matin nouveau, à peine épanoui,

M’est aussitôt bonheur et me rend optimiste.

 

Dans tes cheveux d’argent j’aime glisser mes doigts,

Travailler au journal pendant que, toi, tu rimes,

Echanger nos avis, résoudre les « pourquoi ? »

Evoquer tous propos, même les plus intimes.

 

Si parfois te déçois, affligée pour si peu,

Fragile, j’en conviens, c’est mon itinéraire.

Chacun  a ses travers. Il faut vivre avec eux.

L’on ne peut retourner au ventre de sa mère.

 

J’aime notre amitié, aux marges de l’amour,

A l’abri des folies de nos jeunes années.

J’aime notre amitié, plaisirs sages du jour,

Nos corps la nuit blottis sous couette tempérée.

 

J’aime notre amitié, notre complicité,

Nos petits mots fréquents galopant sur les ondes,

La projection de films, dans l’univers ouaté

De la chambre à coucher, à la croisée des mondes,

 

De Jouvet à Spielberg, antiques ou récents.

J’aime notre amitié quand couteau et fourchette

S’agitent au repas, pour nos palais gourmands.

J’aime notre amitié à multiples facettes

 

Qui donne du piquant, qui provoque frisson

A nos corps fatigués et apporte lumière

A cet hiver qui vient, tel un blanc liseron

Fleurissant au talus, sur le muret de pierre.                             

 

  Nellie, La Mauvillière, le 23 février 2018

( 25 février, 2018 )

Un soir, près de l’étang

       UN SOIR, PRES DE L’ETANG

 étang 1

Foulques et colverts tracent leur sillage

Sur l’étang terni par les gris nuages,

Sautent hors de l’eau puis à grand fracas

Poursuivent l’intrus qui s’enfuit là-bas,

Plongent pour trouver quelque nourriture,

De petits poissons, herbes et verdure.

 

D’un pas nonchalant je longe l’allée

Autour des étangs, toute à mes pensées.

Ces noirs rallidés, ornés d’un bec blanc,

Semblent peu inquiets, sur l’onde évoluant

Avec aisance que je leur envie,

Sans trouble évident, calmes dans leur vie.

 

Je songe en passant sur ce plat chemin

Au sentier de vie à portée de main,

Hésitant tracé, nouvelle aventure,

La veille, bonheur, lendemain rupture ?

Rêve de printemps alors que l’hiver

Se présente à moi dans cet univers.

étang 2

 

 

26 décembre 2017, revu le 24 février 2018   La Meilleraye de Bretagne

( 20 février, 2018 )

D’or les touffes d’ajonc

Pour Mo qui sait bien qu’elle ne prend pas un an de plus aujourd’hui 21 février et qui pourrait affirmer, comme Courteline, qu’ »au-dessus de quarante ans on est tous du même âge. » 

A toi, Mo, ces quelques fleurs ensoleillées en attendant que brille chaque jour l’astre de vie. Nellie

      

D’OR LES TOUFFES D’AJONC

 

 ajoncs 2

 D’or les touffes d’ajonc, en fleurs sur le talus

Tiennent lieu de soleil puisque l’astre de vie

Ne peut se faufiler, dedans le ciel reclus,

Pour briser l’épaisseur du nuageux tapis.

 

Leur parfum vanillé réjouit ma narine,

Les pétales dorés sont émerveillement.

Mais gare à celui qui ose une main câline

Sur l’épineux ajonc au branchage piquant.

 

J’aime ce rendez-vous, chaque matin noté

Sur le bel agenda de mon livre des heures,

Dans l’aube ou la fraîcheur, au souriant lever

 

Du soleil bienvenu, sous la bruine qui pleure.

D’or les touffes d’ajonc annoncent le printemps.

Et mon cœur s’en réjouit, impatiemment l’attend.

ajoncs 1

 

Nellie Duval, La Mauvillière, le 20 février 2018

( 7 février, 2018 )

Satanée pilule

 sans-titre         

 

 

 

 

 

 

« Tu l’as vu, mon comprimé ?

 Idiot ! Je l’ai fait tomber ! »

Nous voilà à quatre pattes,

Examinant chaque latte

Au parquet du logement.

Espérant assurément

Dare dare la capture

Du fuyard en aventure.

 

« Mais où donc est-il caché,  

Ce satané condensé ? »

Scrutant du froid plancher l’aire,

Quatre globes oculaires

S’activent de bas en bas,

Stoppant tout net leur repas,

Du mutin toute saisie

Rimant avec utopie.

 

Piétinant et ruminant,

Nous perdons, zut ! notre temps.

Et abandonnons l’idée

De retrouver la dragée.

Le café qui refroidit,

La tasse de thé aussi !

Les tartines qui attendent

Du breton beurre l’offrande !

 

 

 

Mais soudain dans ma chaussure,

Je sens une bosselure,

Comme un tout petit caillou

Ou bien un grain de cachou.

Faut-il donc croire au miracle ?

Quel insolite habitacle

Pour un vil, coquin cachet,

Baladeur et si rusé !

 

 

Aventure strasbourgeoise survenue le 1er janvier 2018.

 

 

Nellie Duval     La Mauvillière, le 7 février 2018

( 4 février, 2018 )

Dans la nuit bleue

 

Merci à Paul Klee (1879-1940) qui aimait les chats et les a peints.

Merci à Paul Klee (1879-1940) qui aimait les chats et les a peints.

 

Bien lovée au milieu d’une botte de foin,

Dans le vaste grenier la minette avec soin

S’étire, souple encor. La nuit est toute bleue.

L’astre lunaire brille à des milliers de lieues,

Et lance ses reflets dorés au noisetier,

Tout à son périgée*, cette nuit de janvier.

 

Avant de s’assoupir, la vieille chatte sonde

Tous les bruits alentour. La chouette vagabonde

Va, cherchant une proie. Au désespoir d’un chien

A la chaîne étranglé succède un cri lointain,

Un miaulement connu. C’est l’ardente prière

De son cher compagnon, le doux chat de gouttière.

 

Minette est fatiguée. Il n’est plus temps d’aimer.

Et puis, tous ces petits, il faut les élever.

Son pauvre corps usé a tant donné naissance,

Tant fourni de lait chaud, tant pleuré les absences…

Non, elle n’ira pas au galant rendez-vous

Et restera fort sage en son lit, sans époux.

 

Nellie, La Mauvillère, samedi 3 février 2018

*Périgée : période pendant laquelle la lune est au plus près de la terre (359 000 kms), survenu avant-hier, le 31 janvier.

Super lune bleue de sang : alignement rare de trois phénomènes astronomiques qui s’est produit dans la nuit du 30 au 31 janvier 2018 : une «  super lune  », une «  lune bleue  » et une éclipse lunaire, non visible en Europe… combinaison qui ne s’était pas réalisée depuis le 31 mars 1866 et qui reviendra le 31 janvier 2037 !

On  dit que la lune est bleue quand il y a deux pleines lunes dans le même mois, la dernière étant qualifiée de bleue. Ce qui se produit cette année en janvier et mars. En tout 13 pleines lunes dans l’année. Blue moon, disent les Britanniques.   Merci Wikipédia.

( 30 janvier, 2018 )

Grise est ma vie

Si grise est ma vie quand le soleil décline

A percer le manteau de nuages en gésine.

Vaine l’espérance d’un doux jour souriant

Puisque les rayons d’or, du firmament absents,

Ne réchauffent ni sol, ni herbe, ni arbres.

La nature subit, tel un tombeau de marbre,

Le lent ruissellement des éléments chagrins.

Me manquent le pur tordus 2chant des oiseaux, le parfum

De l’œillet, du lilas, la tiédeur du chemin

Vers la sérénité, la paix et la constance.

Si grise est ma vie, si vaine l’espérance.

 

( 23 janvier, 2018 )

Un grand cerf va mourir…

UN GRAND CERF VA MOURIR

cerf wikipedia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand cerf va mourir tout à l’heure,

Victime choisie en sa demeure

Par les adeptes d’un vil rituel,

Chasseurs insensibles et cruels,

Trop rompus aux tueries destructives

De pauvres bêtes inoffensives,

Aux lames tranchantes des poignards,

Aux crocs des chasseurs canins Drahthaar*.

 

La forêt aux arbres centenaires

Assiste, impuissante à l’affaire,

Ne bronche point, muette d’effroi,

Ne se demande pas le pourquoi.

La mousse bientôt prendra la teinte

De son sang et gardera l’empreinte

Du beau brocard aux bois de velours.

La grande vènerie est en cours.

 

L’animal aux abois sent ses forces

Faiblir. Déjà il pressent l’amorce

De sa fin. Cruels hommes et chiens !

A la barbarie ne comprend rien.

Il soupire ! Si grande est sa peine :

Quitter sa vaste futaie de chênes,

Des biches la horde abandonner ?

Non, il ne se veut pas condamné.

 

Saisi d’un incroyable courage,

L’animal se dresse. Fou de rage,

Galope avec opiniâtreté

En direction de la liberté,

Et plonge aussitôt dans la rivière

Profonde, ce jour hospitalière,

Laissant hommes et chiens sur leur faim

De sanglant carnage, les crétins !

Nellie Duval, La Mauvillière, le 23 janvier 2018

 

*Drahthaar : race de chiens utilisés dans les chasses à courre

( 16 janvier, 2018 )

J’aime la liberté

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J’aime la liberté. Je l’aime trop

Pour la laisser filer. En *allegro

Ou bien *ad libidum, douce musique,

Tout en affabile*, mode basique,

Même en *moderato. Libre du choix

D’emprunter le chemin que j’aperçois,

Parsemé d’un tapis de fleurs sauvages,

Exempt de ces bourbiers, après l’orage,

Propres à envaser et le corps et l’esprit.

J’aime la liberté, je vous le dis,

La privilégierai en permanence,

De tout temps et tout lieu, à convenance.

Car il faut bien doser, à juste quantité,

Soupeser, évaluer, avec clarté,

Des jours, des mois, des ans les contraintes,

Sans risque de tomber sous l’étreinte

Des croyances et lois, étouffement

Invisible et sournois, encerclement

Hypocrite et trompeur, jusqu’à l’ivresse

Des grandes profondeurs, fausses caresses.

J’aime la liberté, je l’aimerai

Jusqu’à mon dernier jour, le clamerai.

 

Nellie     La Mauvillière, mardi 16 janvier 2018

 

Termes italiens employés en musique

*Allegro : vif, gai.

*Ad libidum : librement

*Affabile : aimable

*Moderato : modéré

( 13 janvier, 2018 )

Suspension

 

                        Suspension

 

Ils naissent à foison mais s’éteignent de même.

A peine présentés, déjà interrompus,

Un chemin caillouteux que l’ornière parsème,

Que guette le danger, au vide suspendu.

 

Les uns sont pétillants, enflammés, souriants,

Leurs frères plus sérieux, adultes et honnêtes.

Ils peuvent se montrer coquins ou chenapans,

Ridicules, gredins, voire sans queue ni tête.

 

Je voudrais te clamer ces mots qui n’osent pas

De ma bouche sortir, langage d’amoureuse,

Qui, comme tuile au vent, tombent à grand fracas

 

Dans un pli de mon cœur, me rendent malheureuse,

Coincés à tout jamais, car tu ne sembles point

Sensible à leur attrait. Tu n’en as pas besoin ?

 

mots 4

 

Nellie, le 5 janvier 2017 , La Mauvillière

( 9 janvier, 2018 )

De bouche et d’ouïe……. Finlandia

 

 

Joli souvenir, naïvement écrit, d’un petit déjeuner pris en charmante compagnie, un matin de décembre 2017

 

Sur la table, deux chauds croissants,

Thé et café aux bols fumants.

Repose au panier la chienne,

Attendant que du maître vienne

La permission de son lever.

Sibelius* est programmé.

Au doux délice des oreilles

Récemment sorties de leur veille,

Finlandia*, Tapiola,

Rakastava, Kuolema.

Partage du plaisir de bouche

Et d’une musique qui touche

La corde sensible du cœur.

Echos d’un matinal bonheur.

Sibelius. Merci au site Musicologie.org

Sibelius. Merci au site Musicologie.org

 

La Meilleraye de Bretagne, le 19 décembre 2017

*Jean Sibelius (1865-1957), compositeur finlandais de musique classique,  dont le célèbre poème symphonique Finlandia. Il a participé à forger l’identité nationale finlandaise.

( 30 octobre, 2017 )

Rêve de demain

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Labyrinthe de la cathédrale de Chartres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avenir, cet ailleurs qui vous comble d’espoirs

Sots, insensés, fous ! Difficiles ajutoirs

Entre hier et demain et de la vie la suite !

Maint portail à ouvrir, une seule clef fortuite.

Labyrinthique choix de chemins inconnus,

De dédales chinois et de sommets ardus,

De lendemains rieurs, d’après-demain tristesse.

Il faut s’attendre à tout sur la terre diablesse !

Je rêve de bonheur, le malheur est partout !

Des cœurs je sens le froid, la pierre et le dégoût. 

L’olympe sur ce sol ? Mais vous n’y comptez guère !

Niche-t-il dans l’ombre ou tout près de Cythère ?

Hermétique havre, inaccessible port,

Infranchissable pont, intouchable trésor

D’un navire gisant au fond de l’onde sombre,

Enfoui à tout jamais dans la pâle pénombre.

Avenir incertain, improbable ailleurs !

Rêver plutôt la vie pour un peu de bonheur !

Et non, tel Icare, les ailes trop brûlées, 

Chuter depuis le ciel vers les géhennes damnées.

 

 

 

 

 

La chute d’Icare. Marc Chagall. Centre-Pompidou

 

( 31 août, 2017 )

Un trou dans le glacier

Un trou dans le glacier, un cratère dans le cœur !

Réchauffement, glaciation ? Pauvre nature !

Animal, végétal, minéral : ça va mal.

Aucun n’est épargné, tout s’effrite, se dissout !glacier 1

Ce glacier de Moiry est situé à quelques kilomètres de chez mes enfants suisses. Lénaël, mon fils aîné, travaille, en pleine nature, non loin de là. Un endroit et des enfants magnifiques que j’ai hâte de revoir. Photo Lénaël Duval

Ce pâle fleuve de glace avait bien fière allure,

Il y a cinquante ans mais aujourd’hui se meurt,

A perdu ses rondeurs, s’amaigrit à vue d’œil.

Autre photo sgnée Lénaël Duval

Autre photo signée Lénaël Duval

 

Situé en Valais suisse, enfant de la Gougra,

Petit-fils du grand Rhône, là-haut dans la montagne,

Sorti du Grand Cornier, à 3900 mètres,

Il est en perdition et ses jours sont comptés.

Photo Lénaël Duval

Photo Lénaël Duval

Souhaite aller bientôt, avant qu’il soit fondu,

Le consoler un peu, lui confier mon chagrin.

Je lui ferai cadeau de mes larmes amères,

Il purifiera mon cœur plein de tristesse.

Nous nous consolerons, minéral et humain.

Et pourquoi pas ? Suffit de nous tendre la main.  

( 30 août, 2017 )

Amertume

amertume3 o

Confier son chagrin à l’ami

Pour ne pas déjà succomber,

Espérer trouver la raison

De continuer un brin de vie,

Quitter le sentier d’amertume,

Trouver le chemin du pardon

Pour voguer sur l’onde clémente,

Sortir enfin de la brume

Et rejoindre la voie aimante.

[caption id="attachment_4466" align="alignleft" width="400"]Tissage achevé hier soir, 23h, fait de bois flottés que j’ai assemblés à l’aide de chevilles de bois et de ficelles de coton, puis, sur la chaîne,  laine de mes brebis. Je l’ai nommé Amertume. Tissage achevé, hier soir, sur cadre, fait de bois flottés ramassés, l’été dernier, au Hameau Labour à Lingreville, que j’ai assemblés à l’aide de chevilles de bois et de ficelles de coton, puis, sur la chaîne, laine de mes brebis, teinte avec garance et chlorophylle. Je l’ai nommé Amertume.

 

 

 

 

 

 

 

 

( 29 août, 2017 )

Soleil couchant

A l’automne d’une vie, tel un soleil couchant, 

Pouvoir se refléter encore au doux miroir

De tendres yeux aimés. 

Quelques jours, quelques mois, un an, deux ans, dix ans,

Murmurer à l’oreille fidèle un bonsoir

Sans adieu, apaisé.

Cette superbe photo du soleil se couchant sur la mer, prise hier par Romaric, peut-être un message d'espoir que demain l'astre se lèvera encore !

 Cette jolie photo prise hier soir par Romaric, mon fils cadet, venait à point… pour faire le point. Tout un symbole ! Merci, Romi !

Le soleil s’est couché, le reflet évanoui,

Le rêve s’est brisé, emporté par les flots

de l’infidélité.

Ces traces sur le sable, ces chemins définis,

Et au loin du rivage, ce tranquille bateau,

Un demain épuré ?

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