( 5 septembre, 2009 )

Le soleil s’est couché…….. Poème

 Le soleil s’est couché

Là-bas, entre les chênes.

Il nous a salués

Puis a quitté la scène.

ph01420j.jpg

Quelques nuages mauves

S’étirent dans le ciel bleu

En gagnant leur alcôve.

Des hirondelles volent

Au-dessus de nos têtes. 

ph02391j.jpg

Les fourmis caracolent

Parmi les herbes vertes

Et les criquets bavardent,  

Cachés dans les buissons. 

ph02469j.jpg

Une lune blafarde

Se lève à l’horizon.  

La clarté diminue,

Le silence grandit.

Les criquets se sont tus,

Les hirondelles aussi.  

Un autre jour a fui,

Laissant place à la nuit

Qui déploie son manteau

De silence et de paix.  

  ph01768j.jpg 

Avant le jour nouveau,

Allons nous reposer !

( 2 septembre, 2009 )

Le marronnier de l’oncle Jules

 

  Le marronnier de l'oncle Jules  dans HISTOIRES DE FAMILLE : puisons dans le passé wma marronnirdelonclejulesavril2008.jpg

Le marronnier de Jules, le grand-oncle que je n’ai pas connu

«  Pourquoi diantre veux-tu planter un marronnier d’Inde ? D’accord pour un chêne, un châtaignier ou un hêtre ! Enfin ! pourquoi cet arbre qui ne produit que de gros fruits non comestibles !  »

Tel il avait dit, tel fut fait. Jules planta, à la sainte Catherine 1906, le marronnier sur le talus bordier de la petite route qui mène au Boulay. Pour faire plaisir à Marina et à Cyrille, ses chers parents, il planta aussi, le même jour, le chêne sur le talus qui séparait les deux parcelles de terre, à égale distance de la route et du chemin. Quant au hêtre, le jeune homme se dit qu’à chaque jour suffit sa peine et qu’il attendrait un peu.

  grandchnemilieuchamp.jpg

Le grand chêne au centre du champ

En 2009, ces deux vénérables arbres continuent d’abriter de leur généreux ombrage les quadrupèdes ruminants. A l’automne, les cyclistes pestent contre les fruits oblongs qui envahissent l’asphalte, au risque d’occasionner une chute. Lors de l’abattage du talus qui séparait les deux champs, dans les années 1980, le beau chêne a été fort heureusement épargné. S’il a souffert des grandes bourrasques de vent qui, peu à peu, lui ont sculpté un tronc tortueux, il est là, témoin d’une époque disparue, celle de l’oncle Jules et du sombre destin qui attendait le jeune homme.

Car ce jeune homme, prénommé Jules Albéric Aimable, était alors âgé de 12 ans, l’année de la plantation du marronnier. Né à la fin du XIXe siècle, il pensait bien voir les arbustes grandir en même temps que lui. D’ici quelque cinquante années, leur ombrage serait apprécié, non seulement des animaux, mais peut-être aussi de ses petits-enfants !

Le sort, hélas, en a décidé autrement.

Jules est devenu un beau jeune homme, secondant chaque jour ses parents agriculteurs, aux travaux des champs, ne pensant pas qu’un tristement célèbre jour d’août 1914, il ne pourrait faire taire les toscins des villages environnants.

Jules a dû quitter sa famille et ses terres !

Presqu’une année d’enfer, dix longs et sanglants mois à l’issue desquels, à l’époque des fenaisons, il est tombé sur le champ de bataille !

S’il m’arrive parfois, lors d’une ballade au clair de lune, ou dans le frais matin  ou bien le soir au crépuscule,  de prêter fort l’oreille près des beaux arbres centenaires, je les entends murmurer doucement la complainte de Jules.

grandchnemilieuchamp.jpg  marronnirdelonclejulesavril2008.jpg  grandchnemilieuchamp.jpg  marronnirdelonclejulesavril2008.jpg

 

( 1 septembre, 2009 )

J’ai honte d’être un humain ! (Plaidoyer)

moijyarriveenchef.jpg

Passionnant moment de découverte de la porte spécial chiens

Tout être vivant a droit au respect, qu’il soit animal, végétal, minéral ou humain !

Pourquoi nous les humains aurions-nous plus de droits que les autres ?

Parce que nous avons un gros cerveau ? Empli de quoi ? D’instruments pour faire la guerre, pour violer, faire souffrir, tuer pour le plaisir, pour la chasse, la religion ?

Chaque animal a son intelligence, dans son domaine, parallèle à la nôtre, digne d’un grand respect.

Il suffit de prendre beaucoup, beaucoup de temps à observer pour comprendre qu’un animal rit, pleure, souffre, a peur, en bref ressent les mêmes choses que nous.

J’ai souvent honte de faire partie de la plus vile catégorie d’êtres vivants sur la terre !

De là vient mon plus grand chagrin.

Un camion rempli d’ovins, de porcins ou de bovins se dirigeant vers l’abattoir, une photo de lévrier Galgos supplicié de la plus cruelle des manières parce qu’il n’a pas gagné la course, un lapin dans un clapier, un poisson rouge dans un si minuscule bocal et qui tournera en rond toute sa courte durée de vie,  un taureau qui n’en finit pas de mourir sous les applaudissements de cinglés en délire dans l’arène, les chiens en vitrine dans les restaurants asiatiques attendant la mort pour satisfaire l’appétit des barbares venus en famille déguster leur plat préféré, l’hermine, le bébé phoque qu’on égorge pour la fourrure !

Comment ne pas hurler en pensant à toutes ces cruautés gratuites et évitables !

Car il est possible de ne pas manger son semblable animal, car il est possible de pratiquer un sport non barbare, car il est aussi possible de respecter un certain confort pour l’animal à la maison, dans le jardin, au champ….

Qui a dit ? 

On n’a pas 2 coeurs : un pour les animaux et un pour les humains : on en a un ou pas du tout ! 

0708090004.jpg

famillechiens.jpg

Une vraie famille !

( 31 août, 2009 )

A Praline, la douce brebis… (Poème)

tissagesac1.jpg

De ta toison, ma douce, il me reste les tissages colorés aux plantes proches de ton habitat !

Tu trottines,  Douce Praline,   A petits pas    Tu vas,

Vieille brebis     Toute raidie       Par le temps.

Mince toison       Par les saisons usée.

Maigre squelette     De pauvre bête,     Rongé.

Ta vie,    Brebis,    La sienne,   La mienne

Se valent,   Egales,    Solitaires    Sur la terre.

 

( 26 août, 2009 )

On m’appelle Zoé Caramelle (récit)

  zodeprs.jpg

Zoé, c’est le prénom donné par ma nouvelle maman.

J’ai été baptisée Caramelle, mon 2ème prénom, par Timo et Nolan, mes amis suisses, les petits-fils de ma maman.

                            zozinette.jpg

Je suis une Beagle de toute petite taille, tricolore. J’ai un joli minois et séduis tout le monde. Douce, câline, je ne sais pas aboyer. Mon âge ? Peut-être entre 8 et 10 ans ! Ca ne m’intéresse pas de compter les années ! Ma philosophie ? Ne retenir que les instants de bonheur qui s’offrent à moi !

 zodanslherbe.jpg

 Avant, je m’appelais… Je m’empresse d’oublier ce passé car….

Ma nouvelle vie a commencé le 29 juillet 2008 lorsque j’ai été présentée à Nellie, ma future maman. Toute frétillante, j’ai bondi et posé les pattes avant sur ses genoux en lui expliquant mon cas. Je venais d’arriver au refuge dans le camion des pompiers qui nous avaient trouvées, ma copine d’infortune et moi-même, au petit matin, devant la caserne d’une ville bretonne. Nous avions erré toute la nuit et étions harassées.

 

 zoetbrouky.jpg      

 D’où venions-nous ? Avons-nous été abandonnées ? Etions-nous maltraitées pour prendre un jour la clé des champs ? Je préfère taire mon passé qui, de toute façon, n’a rien à envier à mon existence actuelle.

Je souffrais alors d’une otite carabinée que la dame du refuge a aussitôt commencé de traiter.

Nellie m’aurait bien emmenée ce même jour ! Hélas, il fallait me stériliser avant de joindre la meute de ses 5 amis canins.

Ce fut fait le 5 août. Et le 11, tout juste remise de l’opération, j’arrivai dans ma nouvelle demeure. Six mois furent nécessaires pour que mes oreilles qui, lors de l’intervention, avaient attrapé un pseudomonas arruginosa, vous préférez bacille pyocyanique, enfin une chiennerie très résistante et difficile à traiter, particulièrement attachante, presque indécollable…, soient guéries !

laplusdouce.jpg

Bref, il ne me reste que le souvenir désagréable des pipettes et innombrables gouttes auriculaires, des longs voyages en voiture jusque chez le vétérinaire et… un souffle au coeur nécessitant un traitement à vie, en fait une gélule glissée entre 2 morceaux de délicieux jambon blanc ! Pourrais-je avoir 2 souffles au coeur ?

 Mon plus vilain défaut n’enchante pas maman : je me ronge les ongles, ou plutôt me mordille les pattes jusqu’au sang. Maman affirme que ce sont des séquelles de ma vie antérieure.

J’ai aussi le défaut, un peu lourd, de ne pas vouloir rentrer de mes occupations champêtres, ce qui oblige maman à me porter délicatement dans ses bras. J’aime alors la série de bisous qu’elle m’offre sur le front pendant le voyage de retour. J’ai compris que plus je vais loin, plus j’accumule de baisers. Donc, dès que je la vois arriver, je semble flairer une trace et galope loin devant moi ! Je pense aussi à ses muscles qui, après 60 ans, doivent être régulièrement entretenus pour éviter de devenir flasques !

Ma passion-travail, c’est la chasse aux taupes, campagnols et autres rongeurs à galeries.

 zoenaction.jpg

 En fait, je me ballade, la truffe au ras du sol, la queue en l’air toute agitée, fouinant dans les touffes de l’herbe des 2 hectares et demi du champ, évitant bouses de vaches, chardons et orties, respectueuse des limites du talus au-delà duquel je n’oserais m’aventurer.

Serais-je bruyante ou odorante ? L’ennemi ayant largement le temps de s’enfuir, je rentre toujours bredouille et fais ainsi honneur à mon bol de croquettes.

La nuit, je repose dans mon grand panier d’osier habillé de douces couvertures, tout près du lit de Nellie. J’ai parfois quelques quintes de toux; à cause de l’insuffisance cardiaque. Je sens alors une douce main se poser sur mon dos, apaisante et soporifique.

Le jour, entre mes travaux agricoles, j’ai aisément accès au lit maternel grâce à un escabeau spécial chiens petite taille. J’ai aussi le choix des banquettes de la véranda ou bien de la salle à manger.

            mesdeuxamoursdebeagles.jpg    

Je suis en bons termes avec mes semblables. J’ai cependant une affection particulière pour BigMa, la grande Beagle, elle aussi amateur de longues chasses au dahut-taupe !

Toujours gaie et rieuse, j’aimerais jouer avec Nana et Scottish lors de leurs parties de fou rire ! Hélas ! Ils me traitent de vieille et passent leur chemin !  

Maman a beau les gronder : rien n’y fait.

Pour me consoler, maman me propose alors une séance de « rampinerie », exercice au sol qui consiste à ramper le plus longtemps possible, sur la moquette. A ce jeu, je gagne toujours.

 Puissent  tous les chiens et autres amis animaux connaître un tel bonheur de vivre ! 

 

 

 

 

 

( 24 août, 2009 )

Et l’aube pointa… (Poème)

omphalodestarryeyes.jpg

Omphalodes Starry Eyes

L’aube aux mille couleurs

L’aube dans sa splendeur

Luit.

La nuit

Fuit

A pas de géant

Par le trou béant.

Un nouveau jour est né

Dans le clair matin frais.

 

« Apprendre, c’est observer, voir dans un état permanent d’amour, sans juger, voir ce qui est, voir la beauté, le silence. »   Krishnamurti

( 24 août, 2009 )

Un blog, c’est peut-être vivre… en pensant aux autres

prim3.jpg

Ecrire, écrire pour soi puis refermer la page ! N’y plus penser, ne pas partager ! A quoi bon !

Ecrire pour soi, c’est une certaine libération, un moyen de chasser ses démons, de se connaître, de se prouver qu’on existe un peu.

 prim1.jpg

 

Ecrire pour les autres (sur le blog) devient un rendez-vous d’amitié, un moment de bonheur en plus, celui de dire à l’autre les petits actes ou gestes positifs de la journée (gardons les négatifs  sur le non blog) .      

        prim2.jpg            

   Primevères du jardin

1...910111213
« Page Précédente
|